‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 4)Chapitre 334 sur 349 · PETIT-BOIS · texte numérisé non relu

PETIT-BOIS

plane, les objets tels qu'ils paraissent, vus à une certaine distance et dans une position donnée.

La perspective comprend : le dessin ou ensemble de lignes qui détermine le contour des corps, les ombr,'s, qui en font sortir le relief, et le coloris, qui en donne la véritable apparence.

Bornée au dessin, la perspective est dite linéaire ; accompagnée des ombres et de la couleur, elle est aérienne, parce qu'elle a pour objet de présenter les modifications que subit l'apparence de l'objet, en raison de la masse d'air qui sépare le spectateur de ses diverses parties.

Un des effets principaux de Isl perspective est le rapprochement que semblent subir les lignes parallèles, à mesure qu'elles s'éloignent de l'observateur.

On a.i^\)e\\e perspective cavalière ou de convention celle dans laquelle les lignes de fuite sont faites parallèles sur le dessin comme dans la réalité.

Perte, s. f.

de conduite.

Fuite dans un tuvau

Pertuis, s. m. — 1° Forte garniture placée sur la planche d'une serrure et qui affecte des formes très variées. Il y a des pertuis en creux, en rond , en trèfle, carrés, coudés, etc....

S*" Évidement du panneton correspondant diU pertuis de la serrure ^voy. Panneton).

Péruvienne {Architecture). — Les écrivains espagnols ont fait des édifices péruviens de pompeuses descriptions qui semblent exagérées, mais dont la véracité est confirmée par les ruines qui subsistent encore.

Les murailles des temples et des palais sont formées de blocs considérables, réunis sans ciment, ni mortier, mais parfaitement joints. On trouve cependant des monuments avec assises parai lèles et de hauteur égale.

L'absence de fenêtres paraît èlre un

des caractères de cette architecture, de sorte que les intérieurs des édifices, comme ceux des maisons particulières, n'étaient éclairés que par la porte ou par le toit, ce dernier cas ne pouvant être vérifié d'après les seuls vestiges de ces constructions.

Des observations faites jusqu'ici, il résulte que les Péruviens ne connaissaient ni la voûte, ni les colonnes, de sorte qu'on ne sait pas de quelle façon ils couvraient leurs monuments.

Pesanteur, s. f. — Pesanteur spécifique : poids des matériaux sous l'unité de volume (voy. Poids).

Pestum. s. m. — Outil qui sert à traîner des moulures en forme de doucine sur les montants et les petits bois dans les châssis de croisée.

On distingue le pestum ordinaire (fig.

Fig. 2584.

2o84) et le pestum à deux fers (fig. 2o8o .

Fig. 2o8o.

Petit-bois. s. m. — On donne ce nom aux montants et aux traverses qui reçoivent les verres des châssis de croisées (voy. ce mot).

On désigne de même des tringles de fer à feuillure destinées au même usage. Dans ce dernier cas, on dit aussi petits fers.

PÉTROLE

PÉTROLE

Pétrin, s. m. — Partie cVune boulangerie dans laquelle est renfermé le coffre où Ton pétrit la pâle et que Ton nomme aussi rtiaie ou huche.

Cette pièce, attenante au fournil et communiquant avec lui au moyen d'une porte, contient, outre ce colTre, une table et des rayons pour y déposer les pannetons ou paniers formes pour le pain.

Ordinairement le pétrin est réuni à la paneterie, pièce dans laquelle on place les pains sortant du four.

Pétrole, s. m. — L'huile de pétrole est la principale des huiles dites minérales dont l'emploi pour réclairage a pris une extension considérable depuis la découverte, en I808, des sources naturelles de PAmérique du Nord. Ces huiles donnent, en effet, à égalité de consommation, plus de lumière que les huiles végétales ; leur prix est moins élevé et elles ont en outre Pavantage de ne pas se congeler; enfin, leur flamme se maintient plus longtemps régulière.

Il est certain que leur usage se répandra encore plus à mesure que Pon parviendra à les dégager de Podeur particulière qui les accompagne, et à rendre leur emploi moins dangereux. Leur puissance calorilique (12,000 calories pour 1 kilogr.) en ferait également un combustible très avantageux, si les droits de douane dont elles sont frappées en France n'étaient pas aussi élevés.

Le pétrole est une matière huileuse emmagasinée en quantités énormes dans les couches souterraines, d'où on l'extrait à Paide de puits qui atteignent jusqu'à 200 mètres de profondeur. Les principaux centres de production sont :

la Pensylvanie, la Virginie et le Canada; on l'extrait également dans la région du Caucase et en Rirmanie.

Le pétrole ne peut être employé tel qu'il sort de la source ; il est soumis à une série de distillations et de purifications qui en séparent les huiles légères ou essences et les huiles lourdes, que

Pon utilise pour le graissage des machines.

L'huile de pétrole, destinée h l'éclairage, doit peser de 800 à 820 grammes par litre, à la température de 15 degrés centigrades ; elle doit être incolore ou très légèrement teintée, et à peu près inodore à la température ordinaire. Elle ne doit pas dégager de vapeurs inflammables à une température un peu inférieure à 3o degrés centigrades. On peut se contenter de constater que l'huile n'est pas inflammable à la température ordinaire, en en versant une certaine quantité dans une soucoupe et en approchant de la surface une allumette enflammée. Si l'huile est bien rectifiée, non-seulement elle ne doit pas s'enflammer, mais si l'on y plonge l'allumette, celle-ci doit s'éteindre.

Pour savoir si l'huile est absolument sans danger, il faut répéter la même expérience, en employant une capsule de cuivre de 6 à 7 centimètres de diamètre et de 2 à 3 centimètres de profondeur, dans laquelle on chauffe le liquide à essayer, au bain-marie, jusqu'à 35 degrés centigrades.

Les huiles minérales éprouvent par réchauffement une dilatation considérable (0,0008 à 0,0009 par degré centigrade) ; il est donc important de ne jamais remplir exactement les vases servant au transport ou à l'emmagasinage.

Elles sont en outre d'une fluidité extraordinaire, telle qu'elles traversent les bois les plus serrés. On doit donc assurer soigneusement la ventilation des dépôts ou magasins, pour empêcher les vapeurs de former un mélange détonant. Enfin, les incendies produits par l'inflammation de ces huiles sont très violents et très difficiles à éteindre; l'eau est impuissante et ce n'est que par Pétouffement que Pon peut arrêter le feu.

C'est pourquoi l'administration a cru devoir en réglementer la fabrication et la vente. Une instruction du conseil d'hygiène du département de la Seine a été publiée en mai 1864. Elle contient

PÉTROLE

PÉTROLE

les renseignements indispensables sur les propriétés des huiles de pétrole servant à réclairage, sur leur conservation et leur emploi.

Un décret du 18 avril 1866 règle de la façon suivante les conditions d'emplacement des dépôts d"liuiie minéi'ale et de leur emmagasinage :

1° Le local du dépôt ne pourra être qu'une pièce au rez-de-chaussée ou une cave ; il sera dallé en pierres posées et rejointoyées au mortier de chaux et sable ou ciment.

2° Les portes de communication avec les autres parties de la maison et avec la voie publique seront garnies de seuils en pierre saillant d'un décimètre au moins sur le sol dallé, de manière à retenir les liquides qui viendraient à se ^répandre. (La circulaire ministérielle du 20 octobre 1866 explique que ces seuils peuvent être remplacés par des dispositions équivalentes, telles que la forme concave qui serait donnée au sol dallé, ou bien des pentes avec rigoles disposées de manière à conduire les liquides répandus dans une citerne ou un réservoir intérieur).

o° Si le dépôt est établi dans une cave, celle-ci devra être bien éclairée par la lumière du jour, convenablement ventilée et sans aucune communication avec les caves voisines, dont elle sera séparée par des murs pleins, en maçonnerie solide de 0",30 d'épaisseur au moins.

4° Si le local du dépôt est au rez-dechaussée, il ne pourra être surmonté d'étages ; il sera largement ventilé et éclairé par la lumière du jour; les murs seront en bonne maçonnerie et la toiture sera sur supports en fer.

o" Dans tous les cas, le local sera d'un accès facile et ne devra être en communication avec aucune pièce servant à l'emmagasinage du bois ou autres matières combustibles qui pourraient servir d'aliment à un incendie.

6° Les liquides seront conservés, soit dans des vases en métal munis d'un cou-

vercle, soit dans des fûts solides et parfaitement étanches, cerclés en fer, dont la capacité ne dépassera pas 150 litres, soit dans des touries en verre ou en grès, revêtues d'une enveloppe en tresse de paille, osier ou autres matières de nature à mettre le vase à l'abri de la casse par le choc accidentel d'un corps dur ; la capacité de ces touries ne dépassera pas 60 litres, et elles seront très soigneusement bouchées. (La grande fluidité des huiles minérales leur permet de traverser les bois les plus serrés, surtout pendant les chaleurs ; il semble que l'on aurait; dû proscrire l'emploi des fûts pour le magasinage et ne l'autoriser que pour les transports à l'air libre ; les touries ou bonbonnes en verre ou en grès sont trop fragiles et difficiles à transvaser ; on doit donc recommander les vases métalliques très étanches).

7° Les vases servant au débit courant seront fermés et munis de robinets.

8° Le transvasement ou dépotage des liquides en approvisionnement ne se fera qu'à la clarté du jour, et, autant que possible, au moyen d'une pompe.

9° Dans la soirée, le local sera éclairé par une ou plusieurs lanternes fixées au mur, en des points éloignés des vases contenant les liquides inflammables, et particulièrement de ceux qui serviront au débit courant.

lO** Il est interdit d'y allumer du feu, d'y fumer, d'y garder des fûts vides, des planches ou toutes autres matières combustibles.

11° Une quantité de sable ou de terre, proportionnée à l'importance du dépôt, sera conservée dans le local, pour servir à éteindre un commencement d'incendie, s'il venait à se déclarer.

12° Le propriétaire du dépôt devra toujours avoir à sa disposition une ou plusieurs lampes de sûreté, garnies et en bon état, dont on se servirait, au besoin, pour visiter les parties du local que les lanternes fixées au mur n'éclaireraient pas suffisamment. Il est ex-

Page 1