PISTOLET
PISTRINE.
faisant saillie de O^'/IS à O'^,!^ sur les parements et que Ton maintient en le chargeant d'une sorte de chaperon en terre cuite.
Au lieu d'employer de la terre argileuse pour faire lepisé, on se sert, dans les pays du nord et du centre de l'Europe, d'un mélange de chaux et de sable auquel on ajoute soit de la brique ou du tuileau pilé, soit de la cendre de forge, de la pouzzolane ou du ciment en petite quantité, le tout fortement pilonné dans des moules entièrement semblables à ceux du pisé ordinaire. On peut même, de cette façon, confectionner des blocs de pierre factice paralléUpipédiques, qu'on maçonne ensuite comme les pierres de taille ordinaires.
Piser, V. a. — Faire du pisé (voy.
ce mot).
L'ouvrier qui foule la terre dans le moule à pisé est appelé piseiir.
Pisoir, s. m. — Sorte de pilon avec lequel on foule la terre dans le moule à pisé.
Cet instrument est formé (fig. 2656) d'un morceau de bois très dur monté
Fig. 26o6.
sur un manche d'environ 4 mètre de longueur.
On dit aussi pisard et pison.
Pissotière, s. f. — Voy. Urinoir.
Pistolet , s. m.
Instrument
qu'emploient les dessinateurs. C'est une planchette très mince en bois découpé qui permet de tracer au tire-ligne toutes espèces de courbes.
Piston, ^^ m. — 1^ Cyhndre qui se meut dans le corps d'une pompe d'un mouvement alternatif, en raréOant ou en comprimant l'air, de manière à élever l'eau (voy. Pompe).
2° Piston de garde-robe : bouchon en cuivre que fait mouvoir une tige coudée et qui sert à fermer hermétiquement l'orifice inférieur d'une cuvette à l'anglaise.
Le piston à coiilisseau, employé pour le même usage, est monté sur une armature.
Le piston à crochet est un simple bouchon en cuivre muni d'un anneau servant à l'enlever.
C'est par extension que l'on a donné le nom de piston à la partie mobile d'une soupape de fond d'anglaise.
Pistrine, s. f. — Nom que les Romains donnaient à des établissements dans lesquels les gens du peuple apportaient leur blé pour le faire transformer en pain ou venaient simplement faire cuire leur pain.
Une pistrine comprenait donc : une chambre à moulins, qui renfermait, outre les moulins mêmes, de petites tables quadrangulaires oblongues, un peu basses et creuses, sur lesquelles un esclave, debout à chaque extrémité, tamisait la mouture sortie des meules et séparait la farine du son ; une deuxième pièce contenant des cuves en pierre, dites mortiers, où l'on versait la farine et l'eau nécessaire pour former la pâte ; un four; enfin, diverses pièces destinées soit à recevoir le pain, en attendant que la pâte fût levée, soit à le mettre refroidir lorsqu'on le défourne. A proximité, se trouvait un puits pour le service de l'officine, une écurie audessus de laquelle était situé le logement des esclaves et qui contenait une auge