PITON
PIVOT
en maçonnerie servant de mangeoire pour les bêtes de trait de l'établissement et un bassin pour les abreuver.
En outre, il y avait ordinau'ement, comme dépendances , une étable à porcs , ces animaux étant destinés à consommer les résidus de la fabrication du pain.
Dans les pistrines d'une certaine importance, il y avait aussi des moulins mus par des courants d'eau. Ils étaient formés de roues à palettes qui, à l'aide d'un svslème de roues dentées, communiquaient le mouvement au catillus ou meule de dessus des moulins (voy. ce mot).
Les pistrines, qui devinrent à Piome si nombreuses lorsque la ville eut acquis tout son développement, ne datent que de l'an 380 de la fondation de la cité. Avant cette époque, il n'y avait point de pisteurs publics, et l'on n'appelait ainsi que ceux qui littéralement pilaient le blé. Chacun fabriquait son pain et les demeures particulières , maisons de ville ou maisons de campagne, renfermaient une pistrine.
Pitchpin, s. m. — Arbre de la famille des conifères, qui est originaire de l'Amérique et que l'on exploite surtout dans la Floride et la Géorgie aux États-Unis.
C'est un bois résineux presque aussi résistant que le chêne. Sa couleur est d'un beau jaune vif, très veiné, ce qui l'a fait appeler par les Américains yelloïc pine (pin jaune). Il est protégé contre les vers et la pourriture par la résine qu'il renferme et ne subit pas le retrait considérable du chêne. On l'emploie pour la menuiserie de bâtiment et pour l'ébénisterie.
Piton, s. m. — Objet de quincail-
lerie dont la tête, en forme d'anneau ou
d'œil (tig. 2637), est destinée à tenir un crochet, une tringle, une corde, etc.
La tige peut être à vis, à patte, à pointe ou à scellement, suivant la nature de la matière sur laquelle le piton doit être fixé.
Il y a des pitons auxquels on donne des noms particuliers; tels sont les tirefonds, les lacets (voy. ces mots).
On appelle piton de rampe un objet de fonte ornée (lig. 2658) qui reçoit, à l'une de ses extrémités, un barreau de
Fig. 2658.
rampe et qui, à l'autre extrémité, est à vis et se serre dans le limon de l'escalier.
Pivot, s. m. — Pièce de métal supportant un poids qui doit se mouvoir autour de Taxe de cette pièce.
On emploie les pivots à la ferrure des portes charretières. Ils tournent ordinairement dans une crapaudine ou masse métallique fixée dans le sol et percée, en son milieu, d'un trou dans lequel entre le pivot.
Les Romains se servaient de ce mode de ferrement , pour lequel ils employaient le fer ou le bronze. La figure 2659 représente un pivot antique dont le manche était adhérent à une garniture métallique enveloppant la membrure de la porte. D'ailleurs, on confondait alors sous la dénomination commune de cardo ou cardinatus toul ce qui s'appliquait aux gonds h scellement , pivots et même à la membrure ou bâti de la porte et l'on donnait ce nom tantôt à chacune des parties prise séparément, tantôt au montant tout entier du battant
PIVOÏ.
PIVOT
de la porte qui formait Taxe autour duquel fonctionnait le mécanisme.
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Fig. 2Go9.
Les Grecs établissaient, au contraire, dans le langage, une distinction entre le pivot qu'ils appelaient strophyx, et la crapaudine, nommée stropheus.
La figure 2660, que nous empruntons au Dictiomiaire des antiquités romaines et grecques de A. Rich, représente une
Fig. 26G0.
paire de plaques d'about en bronze, tirées de modèles égyptiens du Musée britannique ; elles étaient fixées au baut
Vig. 2661.
et au bas d'une porte pour faire l'office de pivots.
Aujourd'hui, on se sert de pivots ayant une forme analogue à ceux dont la figure 2661 représente un spécimen ; nous donnons, avec la crapaudine : 1° le pivot que Ton place au bas d'une porte charretière ; cette ferrure est à équerre et à congé ; 2° le pivot du baut avec son tourillon qui entre dans une hourdonnière vissée sur le linteau de la porte.
On fait des pivots de formes très variées. La figure 2662 représente, au 1/5
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Fiff. 2G62.
d'exécution, un pivot à équerre avec
Fig. 2663.
boule, tournant sur une crapaudine à
PIVOT. — 631
patte, à pointe ou à scellement et que Ton emploie pour la ferrure des porles battantes qui doivent fermer seules.
On fait aussi des pivots qui permettent au vantail d'une porte de s'ouvrir dans les deux sens. La figure 2663 donne ainsi un système de pivots, à Taide desquels les vantaux sont ramenés dans un même plan par leur propre poids.