HAUT-FOURNEAU
base est terminée par deux tourillons qui entrent dans des crapaudines fixées sur le seuil ; ce chevalet peut donc tourner sur sa base et son mouvement entraîne l'axe de la charpente de la hausse; 3° d'un arc-boutant en fer D, dont la tête est articulée avec celle du chevalet et dont le pied peut s'appuyer contre un heurtoir en fonte E, scellé dans le radier. Pour abattre les hausses, on tire avec une barre à talons saillants le pied des arcs-boutants, qui s'allongent sur le radier, ainsi que les charpentes mobiles. Pour relever celles-ci, on soulève lextrémité inférieure de la culasse, munie à cet effet d'une poignée que l'on peut saisir avec un crochet.
L'eau, passant sous le cadre, le soulève et en même temps entraîne le chevalet et l'arc-boutant : le pied de celui-ci vient buter contre le heurtoir et l'axe de la hausse est alors fixe. H suffit d'appuyer un peu sur la culasse pour faire pivoter la charpente et en appuyer le pied contre le seuil.
Haui-^anc {Pierre de). — Calcaire compact très dur, susceptible de poli, qui provient des carrières du Haut-Banc, dans la commune de Ferques, près de Bouloane.
Cette pierre porte une hauteur d'assise de 0°^,2o à 0°^,60. Elle pèse de 2,700 à 2,740 kilogr. le mètre cube. Sa résistance à l'écrasement est de 1,000 à 1.090 kilogr. par centimètre carré.
On l'emploie pour faire des marches, trottoirs, dalles, couronnements, soubassements, etc.
Haute-borne. — Nom que l'on donne aux menhirs dans certaines localités (voy. Menhir).
Hauteur, s. f. — Dimension verticale d'un objet.
A hauteur : un bâtiment est à hauteur lorsque les dernières arases sont posées et prêtes à recevoir la couverture.
Hauteur d'appui : hauteur de 1 mètre.
On dit qu'un mur, qu'une traverse, sont à hauteur d'appui.
Hauteur de marche : hauteur de 0°^,16o.
Hauteur des bâtiments, des combles, des étages, etc. (voy. Comble, Étage, Façade).
Serrlrerie. On dit qu'une clef est forée d'une ou de deux hauteurs, qu'une gâche encloisonnée est d'une hauteur ou. d'une hauteur et demie.
Hauteville {Pierre d'). — Calcaire compact, désigné sous le nom de choin, et que l'on extrait des carrières de la Cornelle, commune d' Hauteville, arrondissement de Belley.
C'est une pierre très dure, d'un grain très fin, d'une couleur claire tirant sur le jaune, susceptible de poli. Sa hauteur d'assise varie de 0°^.10 à l'^.âO. Le poids du mètre cube est de 2,760 kilogr., et la charge nécessaire pour produire l'écrasement, de 1,160 kilogr.
par centimètre carré.
Les carrières d'Hauteville fournissent des pierres de choix pour l'ornementation. On exporte ce calcaire en Belgique, en Allemagne et surtout en Suisse.
Haut-fourneau, s. m. — Grande cuve en maçonnerie de 10 à lo mètres de hauteur, dans laquelle se fait la réduction du minerai de fer.
Les diverses parties de cette cuve reçoivent des noms particuliers. On appelle gueulard la partie supérieure (fig. 1966) par laquelle on introduit le minerai et le combustible dans le fourneau. Le vide intérieur de ce dernier est formé par deux troncs de cône opposés par leur base et qui se nomment, celui du hautlacMré», celui du bas les étalages; la circonférence de contact qui leur est commune est le ventre. Le I vide compris entre la naissance des éta- ! lages et les tuyères prend le nom d'ou- I vrage. Les tuyères lancent du vent pour