GARENNE
GARGOUILLE
sades en bois de chêne ou des fossés pleins d'eau.
Si Ton emploie la maçonnerie, les murs doivent être enfoncés profondément dans le sol et s'asseoir sur un terrain solide ; car, sans celte précaution, les lapins, creusant des conduits sous les fondations, pourraient bientôt sortir et faire des incursions sur les propriétés voisines. Ces murs doivent être élevés et surmontés de chaperons saillants en tuiles ou briques vernissées, s'il est possible, pour arrêter les bêles carnassières.
Les lapins préfèrent les terrains sablonneux, ou ceux garnis de pierres et de cailloux ; ils n'aiment point les sols argileux. La garenne doit renfermer quelque partie de bois ou tout au moins de broussailles. Elle doit contenir de riierbe en abondance ; on y sèmerait, au besoin, du sainfoin, du trèfle ou d'autres plantes fourragères. Il est bon que la garenne soit traversée par un fdet d'eau ou qu'elle renferme une mare ; car les lapins ne pourraient facilement se passer d'eau, bien que la rosée ou la sève des végétaux dont ils se nourrissent leur suffise ordinairement.
Les clôtures en palissades se font à l'aide de pieux eh chêne, serrés et enfoncés dans le sol à la profondeur d'au moins 0"^,60.
Si l'on entoure la garenne de fossés, il faut que le bord extérieur en soit plus élevé et taillé à pic et que le bord intérieur soit, au contraire, en penle douce.
Les garennes ouvertes ou libres sont des espaces de terrains de plusieurs hectares, clos par un simple fossé ou par des obslacles naturels, tels (juc rochers et l'uisseaux, souvent même entourés de haies ou de palis et plantés d'arbres et d'arbustes.
LiÎGiSLAiioN. Rien ne s'oppose, en règle générale, à ce (jue le propriétaire d'un bois puisse l'établir en garenne: et, dans ce cas, les lapins qu'il y élève lui appartiennent; ils y sont, tant qu'ils y restent, immeubles par destination.
Mais si, faute d'une étendue suffi-
sante, ou pour tout autre motif, il était évident que cet élabhssemenl ne pourrait se maintenir sans un préjudice réel pour les héritages voisins, les propriétaires de ces héritages pourraient s'opposer à l'établissement de la garenne ou en provoquer la destruction. Ce seraient les tribunaux ordinaires qui devraient être saisis (1).
Gargouille, s. f. — 1° Orifice par lequel l'eau d'un chéneau se dirige sur le sol.
Dans les chéneaux antiques, il y avait des ouvertures de ce genre ornées de
Fig. 1822.
têtes de lion, la gueule formant orifice de départ (fig. 1822).
Fig. 1823.
Mais, les véritables gargouilles da-
(I) Code Perriti, n» 2305.
GARGOIILLE.
GARGOUILLE
tent seulement du commencement du xni* siècle et se trouvent dans tous les édifices, à la chute des combles. Ce sont des dégorgeoirs ayant une forte saillie pour rejeter Teau loin des murailles; on les faisait ordinairement d'une seule pierre ayant un canal creusé suivant sa longueur ffig. 1823).
Les architectes du moyen âge les sculptaient en forme d'animaux fantastiques, comme le montre la figure 1824,
Fig. 1824.
qui représente une gargouille de l'église Notre-Dame de Paris. Quelquefois aussi, des figures humaines remplaçaient les bustes ou corps entiers des animaux.
A la Renaissance, les gargouilles affectent la forme de consoles accompagnées ou non de têtes humaines ; nous en donnons (fig. 1825) un exemple provenant de l'église de 3Iontereau.
2° Dalle de pierre creusée en demi-
cercle, et sur laquelle s'écoulent les eaux pluviales et ménagères.
3" Canal étroit, construit entre deux petits murs pour faciliter Feutrée et la sortie des eaux.
4° Tuyau de fonte logé dans un trottoir pour le même usage. Ces canaux sont à section carrée et ont la partie supérieure striée et percée d'une fente lonoitudinale servant au nettovaa'e.
La figure 1826 donne en A la gar-
Fig. 1826.
gouille à sabot, en B la gargouille ordinaire, en C la gargouille coudée et en D la gargouille double.
Souvent, le conduit aboutit à une cuvette surmontée d'une grille (fig. 1827). • Nous devons encore citer les gargouilles à embranchement simple ou double (fig. 1828).
0° Orifice orné d'un mascaron par lequel s'écoule Teau d'une fontaine ou d'une cascade.
GARGOUILLE. — 22
Q" Les plombiers donnent ce nom aux
GARMTURE.
Fi g. 18^7.
cordons de pierre sur lesquels sont assis des luvaux de conduite.
7° Les charpentiers nomment assemblage eu gargouille (fig. 1829) une disposition dans laquelle le tenon remplace
Fig. 1829.
la mortaise et l'éciproqucment. Les deux joues de la mortaise sont transformées en entailles A, et l'autre pièce porte, au lieu d'un tenon, une entaille B. Quel-
quefois même, ainsi qu'on le voit en G, on ajoute un nouvel assemblage llxé au premier par un l)oulon.
Gargouiller, r. a. — Terme de marbrerie qui signifie frotter un corps cylindrique, tel qu un fût de colonne, dans une pierre, creusée à cet effet, et contenant de Teau et du grès. Cette opération a pour but de dresser et d'unir ce corps.
On dit aussi agriser.
Garnir, v. a. — Fumisterie. 1° Mettre des briques et de la terre à l'intérieur des carreaux qui forment la paroi d'un poêle de construction.
Cette maçonnerie prend le nom de garniture.
2" Placer des tuileaux entre les colombins d'un carreau.
Couverture. Remplir de plâtre et de tuileaux le dessous des faîtières, pour les affermir.
Garnis, s. m. pi. — Blocs de pierre dont les dimensions n'atteignent pas celles du moellon et qui sont formés de débris de carrière ou de fragments de moellons brisés. On en fait des murs et des remplissages, dans les travaux peu soignés.
Garniture, s. f. — Pavage. Sable ou mortier qui remplit les joints d'un pavage.
Fo?iTAiî\ERiE. On donne ce nom à l'ensemble des accessoires, tels que clapets, frettes, cuirs, éloupes, qui entrent dans la confection d'un piston de pompe (voy. ce mot).
Serrurerie. Les garnitures d'une serrure sont des pièces de fer qui forment la défense de cette serrure et qui doivent entrer dans les entailles du panneton de la clef pour que le pêne puisse jouer.
On distingue : les râteaux, les rouets, les rouets croisés, les bouterolles, les planches, etc. (voy. ces mots).
GAUDE
GAZ
D'après la manière dont ces pièces sont fabriquées, on appelle :
Garniture brasée : celle qui est faite en tôle mince et souciée au cuivre sur le palastre;
Garniture repassée au crochet ou éciirée : celle qui est en tôle plus forte, brasée aussi, mais passée sur le tour ;
Garniture tournée : celle qui est d'un seul bloc évidé sur le tour ;
Garniture à Vin fini : celle dont les évidements sont très nombreux et qui est faite sur le tour.
Treillage. Parties de treillage en compartiments qui forment remplissage entre les bâtis.
Fumisterie (voy. Garnir).
Garra, s. f. — Assemblage de pieux qui sont reliés entre eux par des moises et des liernes et qui servent à guider le passage des bateaux sur une rivière.
Garrot, s, m. — Petite pièce de bois qui, dans une scie (voy. ce mot), est passée dans l'intervalle que laissent les brins de corde avant qu'ils soient tordus.
Gauchir, v. a. — On dit qu'un plancher, un panneau, une porte gauchissent, quand ils se contournent et perdent leur forme.
Gaude, s. f. — Plante qui fournit, par infusion, une couleur jaune, propre à être employée en peinture, quand elle a été mélangée avec de Talun.
Lorsque le mélange a été fait, il faut avoir soin de bien faire le lavage de la couleur, attendu que si elle contenait encore quelque portion d'alun, le bleu minéral et le bleu de Prusse, avec lesquels on pourrait mélanger ces jaunes pour en composer des verts, Taltèreraient infailliblement.
On obtient les diverses nuances de ce jaune, en fixant d'abord sur une quantité suffisante de terre d'alun tout le principe colorant de la plante, ce que
l'on reconnaît quand la couleur précipitée ne peut plus colorer de nouvel alun ; on ajoute, alors, selon la nuance que l'on veut avoir, des quantités diverses de l'espèce de craie connue sous le nom de blanc de Troyes.
Gaiidron, s. m. — Voy. Godron.
Gaufré, adj. — Ornements gaufrés:
on désigne ainsi un genre d'ornements particuliers à l'époque romane, qui reproduisent en creux la forme que les diamants et têtes de clous donnent en relief. Des plinthes, des bases, des tailloirs, des bandeaux, des archivoltes et même des fûts de colonnes étaient ainsi décorés.
Gaufrure, s. f. — On donne ce nom à l'application sur la pierre ou le bois des pâtes formant des ornements saillants, des fonds gaufrés, ordinairement dorés.
Gautier, s. m. — 1° Vanne de déchargeoir.
S'* Vanne d'arrêt établie sur divers points de petites rivières, sur lesquelles le flottage se fait à bois perdu.
Gaz, s. m. — Nom qui s'appUque aux fluides aériformes. La plupart sont délétères, c'est-à-dire impropres à la respiration ou susceptibles d'agir sur l'organisme comme poisons.
Les gaz qui sont le plus souvent à craindre dans les habitations, sont l'acide carbonique et l'oxyde de carbone provenant de la combustion, l'hydrogène sulfuré et le gaz ammoniac produits par les fosses d'aisances, le gaz d'éclairage lui-même qui présente, en outre, le danger de former avec l'air un mélange détonant lorsqu'il est mis en contact avec une flamme. 11 est donc nécessaire d'établir, dans toute construction, une ventilation suffisante pour expulser tous ces fluides, dangereux au point de vue de la salubrité publique.
GAZ
Nous allons donner ici qnolqucs délails sur le gaz d' éclaira fje , lo f/az à l'eau, le gaz orhydrique el le gaz portatif. Gaz d'éclairage. Le gaz d'éclairage est un carbiH'e dliydi-ogène que l'on extrait par dislillation, de la liouillc, des résines, des acides gras de toute nature, mais particulièrement du premier de ces corps.
C'est en d792 qu'un Anglais, Murdoch. lit le premier Tapplicalion à Tinduslrie de l'éclairage par le gaz ; mais riionneur de la découverte revient, sans contredit, à l'ingénieur français Lebon, qui tit pai'aître un tliermolampe, dès 1786. 3Iurdocli établit en 1802 une usine destinée h Téclairage de Tatelier de construction des macbines à vapeur de Watt et Bolton, à Solio près Birmingham ; enfin, en 1812, une compagnie fut autorisée pour Téclairage au gaz de la ville de Londres. A Paris, en 1817, un autre Anglais, Winsor, fit le premier essai d'éclairage au gaz dans le passage des Panoramas, et, en 1820, une société (Pauwels et C/^) se constitua pour créer une usine dans le faubourg Poissonnière. Aujourd'hui, la capitale de la France ainsi que toutes les villes de premier et de second ordre jouissent de ce mode d'éclairage.
Le gaz est également appliqué, dans un grand nombre d'iiabitations , au ciiautîage des appartements et à la cuisson des aliments. Il est aussi employé pour faire marcher des machines à Taide des mélanges explosifs obtenus par son mélange avec l'air dans certaines propoi'tions (4 à 7 pour 100 de gaz environ).
La fabrication du gaz provenant de la houille comprend les opérations suivantes :
1" DistiUation ; 2*^ condensation et épiu'ation.
La distillation s'effectue dans de
grandes et longues cornues en fonte ou
en terre réfractaire que l'on ciiaulTe
dans l\c<, foui's.
La condensation ou refroidissement
GAZ
a pour objet de débarrasser le produit distillé des gaz nuisibles et de la vapeur d'eau qu'il entraîne. A cet effet, on le fait passer par un tube appelé buse montante qui plonge de quelques centimètres dans de l'eau froide contenue dans un cylindre horizontal nommé barillet.
On procède ensuite à l'épuration qui se fait dans une caisse de fonte ou épurateur renfermant des claies horizontales, fixées à des hauteurs différentes et supportant des couches de chaux éteinte pulvérulente, que le gaz est obligé de traverser : c'est ainsi qu'il se débarrasse de l'hydrogène sulfuré auquel il est mélangé.
Une fois épuré, le gaz est propre à être livré aux consommateurs et à passer dans les appareils de distribution ; mais il faut lui donner, à son départ de l'usine, une pression constante qui assure un écoulement régulier et, par suite, l'uniformité de l'éclairage.
Pour atteindre ce but, on emmagasine le gaz dans un appareil appelé gazomètre, qui se compose (fig. 1830) d'une cuve cylindrique de bois, de ma-
çonnerie ou de fonte, entièrement remplie d'eau et d'une clociie également cylindrique, en tôle, fermée à la partie supérieure et dont la partie inférieure
GAZ
GAZ
ouverte plonge dans la cuve pleine cFeau. Le gaz sortant de Tépurateur est amené sous cette cloche par un tuyau qui arrive du fond de la cuve et se termine au-dessus du niveau de Teau. Le poids de la cloche est équilihré : 1" par le gaz qu'elle renferme et qui la pousse de bas en haut ; 2° par des contre-poids suspendus à des chaînes qui vont se fixer à son sommet en passant par des poulies de renvoi. Ces contre-poids sont déterminés de façon que le gaz contenu dans la cloche soit un peu plus pressé que Tair qui pèse sur elle. Il en résulte que le niveau de Teau dans la cuve est un peu plus bas à l'intérieur qu'à Fextérieur de la cloche ; c'est cette différence de pression qui oblige le gaz à s'écouler dans les tuyaux distributeurs, lorsque l'on établit la communication entre eux et l'intérieur du gazo-
Fig. 1831.
mètre. Un système de suspension imaginé par M. Pauwels (hg. 1831) est employé à Paris. La cloche est soutenue par deux genouillères qui servent, l'une à l'entrée, l'autre à la sortie du gaz, et qui se composent de tuyaux mobiles réunis par des articulations.
A la sortie du gazomètre, le gaz passe dans les conduites de distribution (voy. Conduite).
L'étabUssement des conduites, utilisées pour la canalisation du gaz, a fait naître la question délicate de la détermination des diamètres. On se contente
généralement de donner aux tuyaux un diamètre un peu plus fort que celui indiqué par l'expérience pour ralimentation d'un nombre de becs déterminé. On a reconnu qu'une distribution de 4,000 à 5,000 becs peut se faire par une conduite principale continue jusqu'à l'extrémité, de 0'^,22 à 0°^,27 de diamètre suivant la longueur du parcours. Sur cette conduite principale, on branche des conduites transversales de 0",lo environ et, pour les petites rues, de 0°',054. Ce dernier diamètre est convenable pour l'alimentation de 30 becs de gaz d'un même établissement ; un tuyau de 0°^,015 à 0°^,026 suffit pour 6 à 8 becs. Pour les petits branchements en plomb, la consommation des becs étant de 120 litres à l'heure, le nombre de becs alimentés sera de 10, 20, 25, 40, 50 pour des diamètres de tuyaux de 0-,027, 0^^,035, 0"",040, 0^,050, 0-,055 (1).
A la sortie des conduites de distribution, le gaz, après avoir traversé le compteur (voy. ce mot), est brûlé par les orifices ou becs d'éclairage (voy.
Bec, Candélabre, Lanterne, Régulateur).
Les becs adoptés ordinairement sont les becs Argant, dans lesquels le tuyau s'évase à son extrémité et prend la forme d'un anneau, dans lequel on soude une couronne métallique percée de trous circulaires de 0°", 00025 à 0°',0005 de diamètre, par lesquels le gaz s'échappe. L'expérience a démontré que le nombre de trous le plus avantageux est 20. Sur le bec, on place un verre d'environ 0°'/18 de hauteur, destiné à régulariser et activer la combustion.
On emploie aussi fréquemment le bec Manchester (2), qui a la forme d'un cône tronqué, percé au sommet de deux trous cylindriques dont les axes sont penchés l'un vers l'autre; de cette disposition, il résulte que les deux jets de gaz se ren-
(1) Claudel, Formulaire.
( 2} Laboulaye, Dict. des arts et manufactures.
GAZ
— âO —
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contrent près de leur sortie ; la flamme s'aplalit et s'étale dans un plan perpendiculaire à rorifice de sortie; on obtient avec ce genre de brûleur une vive lumière.
On appelle becs chauve-souris ou en éventail, des becs formés d'une spbère creuse en acier de 0°',O0C) de diamètre, réunis à un pas de vis par une petite gorge ; une fente de 1/6 de millimètre de diamètre, pratiquée à la scie dans cette sphère, permet au gaz de s'échapper. Ces becs sont vissés dans un petit tube de cuivre soudé à la conduite.
Dans ces derniers temps, on a apporté certains perfectionnements à la construction des becs de gaz; c'est ainsi qu'on a remplacé les trous de sortie du gaz par une fente circulaire très fine qui donne plus de régularité à la flamme et rend la combustion plus constante. Un autre perfectionnement dû à M. Macaud consiste à envelopper d'une toile métallique très fine la partie inférieure du bec, celle par laquelle arrive l'air destiné à alimenter la combustion ; cette disposition supprime la fumée produite par les courants d'air, et les oscillations de la flamme du gaz, qui sont très fatigantes pour la vue.
Nous croyons devoir indiquer quelques dispositions pratiques relatives à l'éclairage et au chaufl'age par le gaz, ainsi que certaines précautions à prendre pour son emploi.
Pour que l'emploi du gaz n'offre aucun inconvénient, il importe que les becs n'en laissent échapper aucune parcelle sans être brûlée.
Les lieux éclairés ouchaufles doivent être ventilés avec soin, même pendant l'interruption de la consommation, c'està-dire qu'il doit être pratiqué , dans chaque pièce, des ouvertures communiquant avec l'air extérieur et par lesquelles le gaz puisse s'échapper, en cas de fuite ou de non- combustion. Ces ouvertures, au nombre de deux, devront, autant que possible, être placées l'une en face de l'autre, la première immé-
diatement au-dessous du plafond, et la seconde au niveau du plancher. Sans cette précaution, le gaz non brûlé s'accumule dans la pièce et peut occasionner des asphyxies, des explosions et des incendies.
Les robinets doivent être graissés de temps à autre intérieurement, afin d'en faciliter le service et d'en éviter l'oxydation.
Pour l'allumage, il est essentiel d'ouvrir d'abord le robinet extérieur dont la clef est entre les mains du consommateur, puis de présenter successivement la flamme à l'orifice de chaque bec au moment même où l'on ouvre le robinet particulier de ce bec, afin qu'aucune portion de gaz non brûlé ne puisse s'écouler.
Pour l'extinction, il convient d'abord de fermer chacun des brûleurs, et ensuite le robinet principal intéiieur, qu'il est indispensable d'avoir îx l'entrée du gaz dans les appartements. En tenant ce robinet fermé dès qu'on ne fait plus usage du gaz, on est à l'abri de tout accident.
Dès qu'une odeur de gaz donne lieu de penser qu'il existe une fuite, on peut, dans beaucoup de cas, déterminer le point où elle se trouve, en étendant avec un linge ou un pinceau un peu d'eau de savon sur les tuyaux ; là où il y a fuite, il se forme une bulle et pour empêclier l'écoulement du gaz, il suffit de boucher le trou avec un peu de cire molle; une réparation plus sérieuse doit, d'ailleurs, être faite le plus tôt possible. Dans tous les cas, il convient d'ouvrir les portes et les croisées, pour établir un courant d'air, et de fermer les robinets intérieur et extérieur ; de plus, on doit aussitôt en donner avis au directeur de la voie publique et des promenades, à l'appareilleur et à la Compagnie.
Le consommateur doit bien se garder de rechercher lui-même les fuites par le flambage, en approchant une flamme du lieu présumé de la fuite. Les fabricants
GAZ
GAZ
d'appareils doivent également s'en abstenir.
Dans le cas où, soit par imprudence, soit accidentellement, mie fuite aurait été enflammée, il conviendra, pour l'éteindre, de fermer les robinets de prise extérieure.
Il arrive parfois que, par suite de contrepente dans les tuyaux de distribution, les condensations s'accumulent dans les points bas et interceptent le passage du gaz, dont l'écoulement devient intermittent ; les becs situés au-delà de la portion engorgée s'éteignent, puis, si le gaz, par Feflet d'une augmentation de pression, parvient à franchir cet obstacle, il s'échappe des becs sans brûler , et se répand dans les appartements où il devient une cause de graves dangers ; pour les prévenir, il importe d'établir à tous les points bas des moyens d'écoulement pour ces condensations.
Lorsqu'on exécute dans les rues des travaux d'égout, de pavage, de trottoirs, ou de pose de conduites d'eau, les consommateurs au - devant desquels ces travaux s'exécutent, feront bien de s'assurer que les branchements qui leur fournissent le gaz ne sont point endommagés ni déplacés par ces travaux, et dans le cas contraire , d'en donner connaissance à la Compagnie et à l'administration municipale.
Nous ne ferons que mentionner ici les essais que l'on a faits pour remplacer la houille dans la production du gaz par diverses substances, notamment par les huiles. Ces tentatives n'ont pas été couronnées de succès , car les gaz ainsi produits, bien qu'ils soient d'une purification plus facile, reviennent à un prix beaucoup plus élevé. En effet, la dépense occasionnée par l'achat de la houille dans la fabrication du gaz de houille est presque couverte par la vente du coke, faite, à Paris du moins, à un prix très élevé. De plus, le goudron qui se produit dans la distillation de la houille fournit divers carbures d'hydrogène utihsés dans l'industrie, entre au-
tres la benzine. On extrait de rammoniaque et des sels ammoniacaux des eaux provenant de la condensation du lavage du gaz. La chaux qui a servi pour l'épuration de ce dernier peut encore être employée dans les constructions ; en un mot. les frais de fabrication se réduisent, pour ainsi dire, à zéro. On ne pourrait donc songer à établir des exploitations de gaz produit par des substances différentes de la houille que dans des conditions tout à fait spéciales. C'est ainsi que le gaz de résine pourrait être avantageusement fabriqué dans l'intérieur de la Russie, où la résine est à bon marché, tandis que la houille y est d'un prix élevé.
Gaz à l'eau. Nous devons citer ici un procédé pour la fabrication du gaz hydrogène pur, par la décomposition de l'eau. On donne à la flamme de ce gaz un pouvoir éclairant très intense, en plaçant au milieu une petite spirale en platine, qui passe au rouge blanc et brille d'un vif éclat. Le gaz ainsi brûlé par les becs Gillard (du nom de l'inventeur), a reçu le nom de gaz à Veau. Il donne un éclairage beaucoup plus beau, plus riche, moins fatigant pour la vue que le gaz de houille ; il est même moins insalubre que ce dernier, qui est souvent mal épuré, et il est exempt de fumée .
A côté de ces avantages, il importe de signaler les inconvénients du gaz à l'eau :
1° Sa ténuité et sa légèreté extrêmes occasionnent, sur un long parcours, des fuites considérables, puisqu'on ne peut les éviter avec le gaz de houille, cinq ou six fois plus dense ; 2° ce gaz offre un grand danger d'explosion ; en effet, il est inodore et les fuites ne se font pas sentir, tandis que l'odeur particulière du gaz de houille annonce une fuite aussitôt qu'elle se produit ; 3° le gaz à l'eau renferme une proportion assez considérable d'oxyde de carbone, dont l'action délétère est bien connue.
A ces considérations, qui militent en faveur de l'emploi du gaz de houille.
GAZ
nous ajoiUerons que celui-ci est le plus (Vonomique sous tous les rapports.
Eu eiïot, le prix de revient du (jaz à Teau, dans les conditions actuelles de fabrication, est, h volume égal, tout au moins le même, sinon plus élevé que celui du gaz de houille ; or, un bec ordinaire consomme 2o0 litres de gaz à Teau contre ioO de gaz de bouille.
Gaz oxhydrique. L'éclairage au gaz oxhydrique, qui a fait Tobjet de plusieurs expériences sur quelques voies publiques, et notamment à Paris, est basé sur le principe suivant : la combustion de riiydrogène par l'oxygène dégage une chaleur d'une intensité prodigieuse et la flamme ainsi produite possède un pouvoir éclairant très faible, mais que l'on augmente prodigieusement en y interposant un fragment de chaux, de magnésie ou d'alumine ; le corps solide devient incandescent et prend alors un éclat extraordinaire.
On a appelé l'éclairage ainsi produit lumière Drummond et l'on a proposé d'éclairer tout une ville au moyen d'un appareil dont la construction serait basée sur ce principe; mais on s'est trouvé en présence d'impossibilités pratiques très nombreuses. On a essayé de substituer à l'oxygène Fair atmosphérique et à l'hydrogène un corps renfermant une forte proportion d'hydrogène, comme l'alcool, l'éther ou l'essence de térébenthine.
Gandin, brûlant de l'essence de térébenthine, alimentée par un vif courant d'air, en interposant dans la flamme un fragment de chaux préparée d'une manière spéciale, a obtenu une flamme dont le pouvoir éclairant était ioO fois égal à celui du gaz de houille. Des expériences ont été exécutées, à Paris, sur ce nouveau système, par une commission nommée à cet efl'et, il y a quelques années, particulièrement au boulevai'd des Italiens.
On en a conclu qu'un semblable éclairage ne serait pas possible sur un grand périmètre, qu'il serait plus coûteux, à
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lumière égale, que celui du gaz ordinaire et que, par suite, il ne pouvait être adopté pour la voie publique.
Quant à Yéclairage des habitations particulières, il est déjà très compliqué avec le gaz de houdle et tout porte à croire que l'emploi du gaz oxygène portatif n'augmenterait pas beaucoup les difticultés d'installation.
Gaz portatif. Le gaz portatif est un gaz riche, produit par la distillation des schistes bitumineux ou de Boy-head; on le comprime dans des cylindres en tôle 13lacés sur des voitures, ce qui permet de le transporter chez les consommateurs où sont installés d'autres cylindres que l'on remplit avec le contenu des premiers. Un régulateur spécial très sensible règle l'écoulement du gaz aux brûleurs, quelles que soient les varialions de la pression.
On peut ainsi installer l'éclairage au gaz dans des locaux qui ne sont pas rehés à la canalisation des usines.
Les installations nécessaires pour l'emploi du gaz portatif sont rangées dans la 3° catégorie des établissements insalubres et nécessitent une permission spéciale.
Législation. Les arrêtés des 18 février 1862 et 2 avril 1868 règlent de la manière suivante, l'établissement des conduites et appareils d'éclairage et de chautïage par le gaz dans l'intérieur des bâtiments et habitations, à Paris :
« Art. l''^ Nul ne pourra établir dans Paris, à l'intérieur des bâtiments et habitations, un ou plusieurs appareils destinés à l'éclairage ou au chauffage par le gaz, ni faire usage d'appareils déjà installés, en augmenter ou modifier notablement la forme ou les dimensions, sans en avoir, au préalable, demandé et obtenu l'autorisation du préfet de la Seine. La demande, signée de la personne intéressée, devra, s'il s'agit de travaux à effectuer, indiquer le nom et la demeure de l'appareilleurqui en sera chargé.
« La permission sera délivrée au nom
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du signataire de la demande ; celui-ci devra, en cas de cession des lieux où le gaz sera employé, informer Tadminis- Iralion du nom de son successeur.
(< Art. 2. Aucun appareil ne pourra être mis en service avant la délivrance d'une autorisation écrite du préfet de la Seine ou de son délégué. Toutefois, si la demande ne s'applique qu\à l'usage du gaz avec des appareils déjà installés et vérifiés, un accusé de réception de cette demande tiendra lieu d'autorisation. Dans les autres cas, l'autorisation ne sera accordée qu'après la réception définitive des travaux par les agents du service municipal, après l'accomplissement des formalités qui seront énumérées ci-après.
« Art. 3. L'exécution des travaux sera soumise à la surveillance des agents de l'administration qui donneront, s'il en est besoin, au pétitionnaire et à son appareilleur, les indications nécessaires pour que les ouvrages soient mis en état de réception.
« Dès que les travaux seront terminés, et trois jours au moins avant qu'il ne soit fait usage du gaz, le consommateur ou son appareilleur devra en faire parvenir l'avis au bureau de l'éclairage de l'arrondissement où ces travaux ont été entrepris, pour qu'il puisse être procédé à la réception des appareils.
« Le pétitionnaire et son appareilleur seront prévenus 24 heures, au moins, à l'avance, du jour et de l'heure de la visite de l'aaent du service de l'éclairage, chargé de la réception.
« Cet agent visitera d'abord la canalisation et les appareils, afin de reconnaître s'ils sont établis conformément aux dispositions du présent arrêté • il s'assurera ensuite qu'aucune fuite n'existe ; cette dernière vérification sei'a faite au moyen du compteur, sur lequel aura été adapté un manomètre ; le tout aux frais de l'appareilleur.
« Dans le cas où l'agent aura constaté que les appareils et la canalisation satisfont aux conditions réglementaires,
et que le manomètre ne révèle aucune fuite, il délivrera immédiatement une permission provisoire d'éclairage, qui sera valable pour lo jours, et il pourra être fait, sans nouveau délai, usage du gaz.
« Lorsqu'il existera des fuites peu importantes, mais que les conduites et appareils, sans satisfaire, cependant, à toutes les conditions réglementaires, ne présenteront pas de danger pour l'emploi momentané du gaz, il pourra être délivré par l'inspecteur principal de l'éclairage, une permission de tolé rance d'une durée égale à celle qui sera nécessaire pour mettre en état les conduites et appareils. A l'expiration du délai accordé, une nouvelle visite sera faite à la diligence du consommateur, pour procéder, s'il y a lieu, à la réception définitive .
(( Sil existe, enfin, des fuites importantes et des défectuosités dangereuses dans les conduites et appareils, il sera sursis à la délivrance de toute permission et l'agent dressera procès-verbal de sa visite.
« Le consommateur et l'appareilleur seront mis en demeure de signer ce procès-verbal et d'y ajouter les observations qu'ils jugeraient à propos de présenter.
« Il sera statué par l'administration qui, le cas échéant, fera connaître au pétitionnaire les travaux qu'il devra faire exécuter, afin de rendre possible la réception des appareils installés.
« Après l'achèvement des travaux i-equis, il sera procédé, s'il y a lieu, à la réception dans les formes ci-dessus indiipiées.
« Art. 4. Le robinet extérieur de tout branchement sera placé à l'entrée du bâtiment, dans l'épaisseur du mur, et renfermé dans un colïre disposé de telle sorte que le gaz qui s'y introduirait ne puisse s'échapper qu'en dehors du bâtiment. Ce cotîre sera fermé par une porte en métal, dont les agents du service de l'éclairage et les compagnies auront seuls la clef. Cette porte sera pourvue
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d'un appendice disposé de telle sorte que le consommateur ne puisse pas ouvrir le robinet pour faire circuler le (jaz sans Faction préalable des compagnies, mais de manière, cependant, à ce qu'il lui soit possible d'user du gaz à volonté ou d'en arrêter l'introduction dès qu'il aura été mis à sa disposition parles compagnies; celles-ci lui remettront une clef à cet effet.
« Un signe extérieur, placé sur le coffret, indiquera, d'ailleurs, si les compagnies ont livré le gaz venant de leurs conduites.
« Art. o. Un robinet principal sera établi intérieurement à l'origine de la distribution pour donner aux consommateurs du gaz la faculté d'intercepter l'introduction du gaz dans les appareils de distribution, malgré l'ouverture du robinet extérieur.
<( Art. 6. Les compteurs qui mesurent la consommation du gaz devront être conformes aux modèles approuvés par l'administration. Avant qu'ils ne soient mis en service, l'exactitude de leur débit sera vérifiée parles agents de l'administration, qui apposeront un poinçon destiné à constater le résultat favorable de la vérification.
« Les compteurs seront, d'ailleurs, toujours placés dans des lieux d'accès facile et parfaitement aérés.
« Art. 7. Les tuyaux de conduite et les autres appareils, servant à la distribution et à la consommation du gaz, doivent rester apparents, sauf les exceptions relatives à la traversée des plafonds, planchers, murs, pans de bois, cloisons, placards, espaces vides, intérieurs quelconques.
« Toutes les fois que les tuyaux seront ainsi dissimulés, ils devront être placés dans un manclion continu en fer forgé ou en cuivre. Ce manchon sera ouvert à ses deux extrémités, et dépassera d'un centimètre, au moins, les parements des murs, cloisons, plancliers, dans lesquels il sera encastré. Le diamètre intéiieur de ce manchon aura, au moins, un centi-
mètre de plus que celui du tuyau qu'il enveloppera. Le manchon pourra, toutefois, être supprimé : 1° dans les murs en pierre de taille, lorsque le tuyau ne traversera des murs ou cloisons que sur une longueur de moins de 0™,20; 2° derrière les glaces, panneaux, etc., pourvu qu'il existe entre les murs et les panneaux, un espace libre suffisant pour l'aération. Si un tuyau est placé suivant son axe, dans un mur, une cloison, un plafond, un parquet, ou un plancher, le manchon du tuyau devra être terminé par un appareil à cuvette, assurant la ventilation de l'espace libre, entre le tuyau et son manchon. L'appareil de ventilation pourra comporter, soit un tuyau droit enfermé dans le manchon, soit un tuyau courbe : mais, dans ce dernier cas, le diamètre extérieur de l'ouverture d'e la boîte de ventilation devra avoir, au moins, 0",07 et sa profondeur ne pourra dépasser le^ deux tiers de ce diamètre. La partie courbe du tuyau devra avoir au moins 0°',10 de rayon et le centre de cette courbe devra se trouver sur le plan passant par le fond de la cuvette parallèlement au plafond. Le raccord soutenant l'appareil à gaz devra être vissé à la cuvette et non fondu avec elle.
« Les tuyaux de conduite et de distribution devront être construits en métal de bonne qualité, autre que le zinc, et parfaitement ajustés.
« Art. 8. Chaque brûleur devra être muni d"un robinet d'arrêt dont les canillons seront disposés de manière à ne pouvoir être enlevés de leurs boisseaux, même par un violent effort. Un taquet sera placé de manière à arrêtet* le canillon dans une position verticale, lorsque le robinet sera fermé.
« Art. 9. La ventilation ne sera pas obligatoire dans les salons, salles à manger, salles de billard, chambres à coucher de maîtres, ni dans les appartements munis de cheminées d'appel spéciales, prenant V\\\v à la iiarlic supérieure des pièces à ventiler et débouchant
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au-dessus de la toiture. Mais cette exception ne s'étendra pas aux arrièreboutiques , soupentes , entresols , et sous-sols, en communication directe et permanente avec les l)outiques, magasins, bureaux ou ateliers.
« Art. 10. L'administration, après avoir entendu les intéressés, déterminera, dans chaque cas, le mode de ventilation à adopter pour les pièces, salles ou ateliers, occupant un espace de plus de 1,000 mètres cubes, en tenant compte de la disposition des lieux, de l'importance de la consommation du gaz et des moyens de ventilation existant déjà pour d'autres besoins que ceux de l'éclairage.
« Art. 11. Les montres, placards et autres espaces fermés, contenant des brûleurs, ou traversés par des conduites et des caissons renfermant les compteurs lorsqu'il en est établi, devront être ventilés par deux ouvertures de 0°',50 carrés au moins chacune. Ces ouvertures seront placées. Tune dans la partie haute, l'autre dans la partie basse du local à ventiler et devront communiquer autant que possible, l'une avec l'intérieur, l'autre avec l'extérieur des locaux éclairés. Dans le cas où cette dernière disposition serait impraticable et où les deux ouvertures seraient établies à Fintérieur, la superficie de chacune devra être portée à un décimètre carré.
(c Art. 12. L'administration fera visiter les installations de gaz par ses agents chaque fois qu'elle le jugera convenable. Dans leurs visites , ces agents s'assureront du bon état de toutes les parties des appareils et des conduites et constateront, au moyen du manomètre adapté au compteur, s'il n'y a pas de fuite.
« En cas de contravention, et sur le vu du procès-verbal dreSsé par ses agents, l'administration fera, au besoin, suspendre l'emploi du gaz et prescrira les mesures nécessaires pour arrêter les fuites et réparer les conduites ou appareils.
« La recherche des fuites i)ar le flambage est formellement interdite, même en plein air ou dans les lieux parfaitement ventilés.
« Art. 13. Les directeurs de théâtres et autres établissements, faisant usage de compteurs de 100 becs et au-dessus, seront tenus de s'assurer journellement, avant l'allumage, de l'état de leurs appareils d'éclairage ; le résultat constaté sera inscrit, chaque jour, sur un registre qui devra être présenté à toute réquisition des agents de l'éclairage. Si des fuites sont révélées, elles seront aussitôt recherchées et étanchées.
(( Art. *14. Les contraventions aux dispositions du présent arrêté seront constatées par des procès-verbaux qui seront déférés aux tribunaux compétents, sans préjudice des mesures administratives auxquelles ces contraventions pourront donner lieu, notamment la suppression des branchements particuliers, lesquels, dans ce cas, ne seront rétablis que sur une nouvelle autorisation. « Les poursuites pour infraction aux dispositions précédentes seront dirigées, à défaut de la déclaration prescrite par le paragraphe 2 de l'article 1", contre ceux qui auront formé la demande ou obtenu l'autorisation exigée par le même article, nonobstant tout changement de propriétaire ou locataire. »
Les quelques articles de l'arrêté du 18 février 1862 qui complètent le règlement ci-dessus du 2 avril 1868 sont les suivants :
(( Art. 3. Les compagnies d'éclairage et de chauffage par le gaz ne pourront délivrer du gaz à la consommation que sur la présentation qui leur sera faite de l'autorisation prescrite.
« Art. 4. Aucun branchement ne pourra être établi sur une des conduites que la Compagnie parisienne d'éclairage et de chautfage par le gaz est autorisée à poser sur la voie publique sans une autorisation spéciale.
Les robinets des branchements devront être placés dans les soubassements des