LANTERNE
dans deux rainures pratiquées sur l'épaisseur de deux planches i) ne l'on veut joindre.
2° On donne ce nom à des cloisons minces en plâtre pigeonne ou en briques, qui forment le coffre d'une cheminée depuis le manteau jusqu'au-dessus du comble.
La cloison de devant se nomme languette de face; les deux en relotir, languettes costiéres.
On appelle : languette de dossier, celle qui est construite en briques derrière une cheminée, lorsque celle-ci est établie dans l'épaisseur d'un mur;
Languette de refend, celle qui sépare deux tuyaux ;
Fausse languette, languette montée d'aplomb pour remplir, entre le manteau et le plancher supérieur, le vide laissé par un tuyau rampant ou dévoyé;
Languette rampante ou de dévotement celle qui forme le rampant d'un tuyau, depuis le manteau jusqu'au plafond ;
Languette de coffre, fausse languette enveloppant l'extrémité d'une panne.
Les languettes se construisent en plâtre pigeonne pur de 0m,08 d'épaisseur, en carreaux de plâtre, en briques sur champ ou en moellons de très-faible épaisseur.
Languette de puits, cloison en maçonnerie établie sur le milieu d'un puits mitoyen pour interrompre la communication d'une propriété à l'autre.
Languette ou relancis avec moellon (voy. Lande).
Lanterne, s. f. — i° Tourelle élevée sur un dôme pour donner du jour à la partie supérieure de la coupole et servir d'amortissement.
La fig. 1650 représente, moitié en coupe, moitié en élévation, à l'échelle de 0m,006 pour mètre, la lanterne qui surmonte le dôme du Panthéon, ou église Sainte-Geneviève à Paris. L'hôtel des Invalides présente aussi une coupole avec un amortissement de ce genre. Les escaliers extérieurs, dans les édifices de la Renaissance, sont également couronnés de lanternes en charpente ou en maçonnerie. Nous donnons (tig. 1(55 1 }, à l'échelle de Û'-,02 pour mètre, ia lanterne qui forme l'amortissement du
grand escalier, au château de tihambord,
l'ig. 1650.
Au moyen âge, on appela lanterne la
Fig. 1651.
tour ou le clocher établi au-dessus de la