LEVER
ce tioDS qui oot été apportées dans ce genre « de mesurage de travaux *. »
Lessivage, s. m. — !• Première opération de la dessiccation artificielle des bois par la vapeur d'eau (voy. Conservation des bois).
Le lessivage a lieu dans une chambre en maçonnerie dont le fond est pourvu d'une légère pente qui permet -l'écoulement à l'extérieur des eaux de condensation. La tension de la vapeur doit être faible.
Les bois doivent ôlre disposés de façon à ce qu'ils ne se touchent que par très-peu de points et qu'ils ne soient en contact ni avec les parois, ni avec l'eau de condensation.
La vapeur est chauffée et doit rester à 100°. Vingt ou vingt-quatre heures suffisent à l'opération.
Levage, s. m. — Opération qui a pour objet la mise en place des bois qui entrent dans la charpente d'un bâtiment et qu'on a préalablement taillés au chantier. L'engin dont on se sert pour le levage est une chèvre (voy. ce mot).
Levé (des plans) (voy. Lever).
Levée, s. f. — Remblai en terre sur lequel on établit la chaussée d'une route ou qui sert soit à retenir les eaux d'un étang, d'un canal, d'une rivière, soit à former un chemin à travers un marais.
Dans le cas où ces ouvrages doivent protéger un pays contre les inondations, on les revêt souvent de maçonnerie.
La plus belle levée qu'il y ait en France est celle des bords de la Loire, depuis Orléans jusqu'à Nantes.
Levées (pierres). — Désignation attribuée par certains auteurs aux menhirs, monuments celtiques qui consistent en pierres posées debout (voy. Menhir).
Lérouvllle (pierre de) (voy. Euville).
Lever (des plans). — Ensemble des opérations qui ont pour objet de déterminer sur un plan horizontal les positions relatives des projections des divers points d'un terrain quelconque.
Le lever des plans peut s'appliquer à un
1 E. Sergent Traité pratique : mesurages, métrages, jaugeages.
terrain d'une grande étendue et se pratique alors au moyen de triangulations, et les résultats sont rapportés 6ur des feuilles planes appelées cartes. Mais, si le terrain est de médiocre étendue, on prend, sur son contour, certains points que l'on rattache entre eux par des lignes droites formant un polygone topographique auquel on rapporte tous les autres points du terrain à relever.
Il y a, pour parvenir au but proposé, plusieurs méthodes :
1° Lever au mètre. Au moyen de la chaîne d'arpentage ou décamètre (voy. ce mot), on mesure les côtés du polygone topographique s'ils sont horizontaux, ou leurs projections s'ils sont inclinés à l'horizon; les angles s'obtiennent de la manière suivante : Supposons (lig. 1670) A,B,C trois sommets consécutifs du polygone; pour connaître l'angle ABC, on prend sur AB et BC des points a,b peu éloignés de B ; on mesure à la chaîne les longueurs aB, Bô, aô, et l'on possède alors les trois côtés d'un triangle que l'on peut construire à une échelle réduite. L'angle opposé à la projection de ab est l'angle B, réduit à l'horizon.
Fig. 1670.
Le polygone topographique une fois obtenu, on y rattache un point quelconque du terrain en joignant ce point à deux points déterminés du contour, par exemple à deux sommets.
Dans les levers de bâtiments, on remplace souvent la chaîne d'arpenteur par un ruban de même longueur appelé roulette (voy. ce mot).
2° Lever à la chaîne et au graphomètre.
LÈVErGAZON.
On procède comme précédemment, mais les angles sont mesurés au graphomètre (voy. ce mot) ; de même, pour rattacher un point quelconque, on peut mesurer, non pas les lignes de jonction, mais les angles qu'elles font avec la droite qui joint les deux points ; le triangle est alors déterminé non plus par ses trois côtés, mais par un côté compris entre deux angles adjacents.
3° Lever à la planchette. On choisit sur le terrain (fig. 167 1) une base AB telle que de ses extrémités on puisse voir tous les points importants du terrain. On trace sur la