MARCHEPIED
Ainsi an établit sur les toitures en ardoises des chemins de service qui facilitent l'accès de tous les points aux ouvriers chargés de foire des réparations. La fig. 1769 représente uu chemin de service formé d'une travée de couverture en zinc établie sur voligeage jointif ; c'est sur cette couverture que l'on soude, en les espaçant convenablement, des marches en zinc fondu, façonnées t<n pointes de diamant à leur face supérieure.
On construit encore de ces escaliers de service avec des marches qui se fixent trèsfacilement et dont le poids est très-faible, par rapport au système à plaques de métal fondu. Ces marches, inventées par M. Hauchecorne, sont formées (iig. 1770} de deux équerres en fer sur lesquelles sont fixées des barres horizontales formant grillage.
Pig- 1770.
Les équerres sont maintenues par des vis, à leurs extrémités, sur des tasseaux parallèles à ceux de la couverture ; chacune de ces marches peut ainsi se poser ou s'enlever isolément.
Marchepied, s. m. — 1° La marche la plus élevée de l'estrade d'un lit, d'un trône, d'un autel, etc.
2° Petit escalier portatif simple ou double. Dans te premier cas, le marchepied est composé de marches assemblées dans deux limons, comme les échelles de meunier ; dans le second, il est formé do deuxpeti>°" échelles que l'on ferre avec de» -narnières a tète de compas et a"i crochets d'écartemeat.
UjgpuiiON. Passage qui doit être laissé |p Ajng des rivières navigables ou flottables, eu vue de l'utilité publique comme chemin de balage (voy. Chemin).
> — MARCHÉ
Marche, s. m. — 1° Lieu abrité ou eu plein air affecté à la vente des denrées et autres objets nécessaires à la vie.
Les marchés avaient une grande importance dans l'antiquité: les Grecs leur donnaient le nom d'agora; les Romains, celui de forum (voy. ces mots) ; ils se tenaient sur des places publiques qui servaient aussi bien de lieux de réunion pour les citoyens que de lieux de vente pour les commerçants. Les bazars de l'Orient rappellent an peu les marchés anciens, en raison de quelques traditions de l'antiquité qui se sont conservées dans ces contrées. Au moyen âge, il y avait peu de marchés couverts ; la vente se faisait en plein air sur la place publique, comme cela se pratique encore aujourd'hui dans un certain nombre de localités. Actuellement les marchés ont un but spécial, bien caractérisé, le commerce des comestibles, et doivent seulement fournir un abri sûr, d'un accès facile aux vendeurs et aux acheteurs.
On distingue plusieurs sortes de marches: les uns sont destinés aux cultivateurs, qui viennent y vendre leurs produits à joure fixes et n'y stationnent pas longtemps; les autres sont permanents, c'est-à-dire occupés par des vendeurs qui, toute la journée, tiennent leurs marchandises a la disposition du public.
Les premiers de ces établissements sont des hangars ouverts sur toutes les faces et disposés de façon à ce que les bestiaux et les voitures puissent y entrer. Les toitures sont apparentes et les points d'appui se font en maçonnerie, en bois ou en métal.
Les marchés permanents sont mieux abrités ; ils sont pourvus de comptoirs et d'étalages «instruits en raison de la nati"-" Jes objets différents qui sont mis en vente.
Une disposition fréquemment adoptée est la suivante: uu portique couvert en appentis entoure une cour rectangulaire ouverte aux voitures, les étalages étant adossés contre le mur du fond du portique. Dans les marchés plus importants, comme le marché de Saint-Germain, représenté
MARCHÉ
MARCHÉ
en plan, à l'échelle de Om,001 pour mètre, parlafig. 1771, de grandes galeries couvertes, comprises entre deux murs, avec toits à double pente, constituent le marché. De larges baies percées sur toutes les faces, une ouverture pratiquée à la partie supérieure de la couverture, assurent l'éclairage et la ventilation ; les étalages sont disposés, soit sur les deux côtés, avec passage au milieu, soit sur les côtés et dans Taxe avec deux galeries de circulation, comme dans le cas spécial que nous présentons ici. Le milieu de la grande cour du marché Saint- Germain est occupé par une fontaine. On voit en A la partie qui était autrefois affectée à la vente de la viande et où Ton a, depuis, installé un lavoir qui fonctionne actuellement.
EŒEŒEBH: ! SE2HEÏÏÏÏ
l?ig. 1771.
Le logement du gardien et les cabinets d'aisances sont placés extérieurement de l'autre côté de l'une des rues qui environnent le marché.
On établit fréquemment, sous ce» édifices, des caves que les marchands utilisent comme magasins. Le sol doit être dallé en pierres dures ; des eaux abondantes doivent être mises à la disposition des occupants pour faciliter les lavages.
Le fer et la fonte semblent devenir, par leur durée, leur incombustibilité et le peu de place qu'ils occupent, les matériaux les
plus convenables pour h construction de ces établissements, dont les halles centrales de Paris peuvent être prises comme type (voy. Halle).
Pig. 1772.
ûes marchés spéciaux sont établis pour la vente ût?» animaux domestiques ou de consommation ; un ^.^ aux chevaux avait été installé en 1820 à t^8 . nouB en présentons le plan à l'échelle de ^»,ooo5 pour mètre (fig. 1772) *.
1 Gourlier, Édifiées publics.
MARCHÉ. - 837 -
La légende qui suit indique les différents services :