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MARCHANDAGE

Le marbre camelote, qui, après le travail, présente l'aspect d'une pierre étonnée (voy. ce mot).

Depuis son extraction jusqu'à son emploi, le marbre subit plusieurs opérations, le débit, la taille et le poli.

Le débit se fait, soit à la carrière, soit dans des usines spéciales, ou bien encore cbez le marbrier, au moyen de scies ordinaires et sans dents, sur lesquelles on jette continuellement du grès ou sable siliceux détrempé dans de l'eau.

Les blocs dont on tire les consoles galbées, les colonnes et autres objets à contours circulaires sont souvent dégrossis, ébauchés à la gradine et taillés sans le secours de la scie. On distingue plusieurs sortes de tailles de marbre : Yéquarrissagt, Y ébauche ou ébauchage, la taille brute, la taille apparente (voy. ces mots).

Le polissage exige cinq opérations distinctes: Yégrisage, le rabat, V adouci, le piqué, le lustré ou relevé (voy. ces mots).

La pose des marbres se fait au moyen de plâtre que l'on emploie, comme scellement, en y mélangeant un tiers environ de poussière, pour que les marbres n'éclatent pas sous l'action du plâtre pur. Les différentes pièces sont réunies par des agrafes et des goujons de fer ou de cuivre.

Les trous et les aspérités et parties terrasseuses de la surface des marbres, ainsi que les joints des dalles, se bouchent à l'aide de mastics, tels que le mastic gras, le mastic de Corbel, le mastic de limaille, le mastic de fontaine (voy. Mastic).

Nous avons dit que l'emploi des marbres remonte à une haute antiquité. Les Romains utilisaient cette matière en blocs pour les édifices les plus somptueux ; ils se servaient de préférence du marbre blanc pour les entablements, les chan****ux et les bases de colonnes, po>~ *es bas-reliefs et les ornements *» sculpture ; ils employaient ■-* marbres de couleur pour les colles et les revêtements intérieurs et leurs débris pour les pavés en mosaïque.

DICTIONNAIRE l>B CONSTRUCTION.

Aujourd'hui on emploie particulièrement, pour la statuaire, les marbres blancs tels que ceux de Carrare ; les marbres de couleur servent indistinctement à la décoration architecturale.

Marbrerie, s. f. — Partie de l'architecture qui comprend généralement tous les ouvrages exécutés en marbre, en pierre dure, dite de liais, comme dallages, pavages en carreaux, plinthes, cheminées, chambranles de portes et de niches, etc.

L'art du marbrier consiste, en outre, à débiter, à tailler et à polir le mar bre, enfin à donner à cette matière toutes les formes exigées par l'architecte pour la construction ou la décoration des édi fices.

Marbrier, s. m. — 1° Ouvrier qui scie, taille et polit le marbre, ou qui monte, raccorde et pose les pièces nécessaires à la composition des ouvrages de marbrerie.

2° Celui qui fait le commerce du marbre.

3° Entrepreneur qui travaille le marbre pour les tombeaux et qui se chargé de tous les travaux, depuis la simple maçonnerie jusqu'à la sculpture.

4° Dans la peinture en décor, on donne le nom de marbrier à l'ouvrier qui imite les différentes espèces de marbre.

Marbrière, s. f. — Carrière d'où Ton tire le marbre.

Marchage de l'argile. — Corroyage ou pétrissage de l'argile avec les pieds. .

Ce procédé est encore en usage dans les briqueteries primitives ; on jette la terre dans une fosse en maçonnerie hydraulique; on y ajoute assez, d'eau pour former une pâte d'une certaine fermeté. Après avoir laissé séjourner cptfe eau pendant quelques jours, h» ouvrier, désigné sous le nom de marcheur, descend dans la fosse avec une bêche et pétrit la terre en marchant pendant un certain temps et ayant soin de la retourner fréquemment au moyen de la bêche. En outre, il enlève les pierres et pyrites qu'il peut rencontrer.

Marchandage, s. m. — Traité passé avec un adjudicataire de travaux pour faire

MARCHE. -

une partie d'ouvrage à prix convenu. On appelle ce travail travail à la tâche ; celui qui s'en charge se nomme tâcheron ou marchandeur.

Marche, ». f. — On nomme ainsi des blocs de pierre, de marbre ou de bois, des assemblages de pièces de bois ou de fer que l'on superpose horizontalement, eu les plaçant à des distances convenables pour faciliter, le mieux possible, la communication entre deux étages de maison, deux terre-pleins de niveaux différents, etc.

Dans un escalier, la première marche se nomme marche de départ ; la dernière, marche d'arrivée.

La marche qui correspond à la hauteur d'un palier se nomme marche paliers.

La première marche d'un étage intermédiaire, placée immédiatement au-dessus du sol d'an palier, est la marche de remontoir.

Dans une même marche, on distingue :

la contre-marche qui en forme le devant, le giron qui est le dessus, où l'on pose le pied, cl Vemmarchement ou la largeur de la marche.

On appelle : marche droite, celle dont le giron est compris entre deux ligues parallèles; marche dansante, celle Où ces lignes n'étant pas parallèles, la marche a plus de largeur à un bout qu'à l'autre, comme dans les quartiers tournants des escaliers; marche biaise, celle qui a partout la même largeur, mais dont les extrémités ne sont pas coupées d'équerre a la face antérieure.

Les escaliers en bois peuvent être formés, soit de marches pleines ou massives À (fig. 1768), ayant la forme d'un prisme

triangulaire, élégies sur le devant et ornées d'une moulure appelée astragale oj

!i — MARCHE.

boudin, soit de marches composée* R, c'està-dire qui comprennent deux parties, la marche a et la contre-marche b, jointes ensemble au moyen de l'assemblage à rainure et languette à épaulement.

Dans les marches droites, le dessous du plafond est une surface plane ; mais dans les marches dansantes le dessous est gauche et prend le nom de débillardement.

Le giron doit être mesuré au milieu de l'emmarchement pris en plan ; on nomme portée la largeur de \a. marche k l'endroit de son scellement dans la, cage et collet la largeur prise à l'endroit où cette marche s'assemble avec le limon.

La portée, le giron et le collet sont égaux dans les marches droites, le collet est la dimension la plus petite et le giron, l'intermédiaire, dans les marches dansantes.

En tout cas, le giron est constant, pour un même escalier, que les marches soient droites, biaises ou dansantes.

On ebao frein p quelquefois le devant d'une marche pour augmenter le giron delà marche immédiatement inférieure; on ne dispose guère ainsi que les marches des descentes de caves ou de souterrains.

Les marches m fer sont composées de pièces de métal qui s'assemblent entre elles de diverses manières (voy. Escalier).

On fait encore des marches en ttnc qui trouvent leur emploi dans les couvertures.

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