MENUISIER
MESAULOS.
porte un mentonnet et reçoit le pêne d'un bec de cane à loquet.
2° On donne ce nom, dans un pilotage, à une espèce de lenon que Ton ménage sur la tête des pieux, pour arrêter les madriers ou plates-formes qu'on y pose et qu'on fixe dessus au moyen de chevilleltes.
3° Partie d'une tarière recourbée à angle droit et qui sert à maintenir les matières que l'on retire d'un trou de sondage et à les empêcher de tomber.
Menuiserie. — Branche de la construction qui a pour objet l'exécution des revêtements posés contre les parois intérieures des édifices et des cloisons légères, fixes ou mobiles. De là deux divisions principales :
1° La menuiserie dormante, qui comprend tous les ouvrages appliqués aux murs, voûtes, plafonds et planchers et, en général, tous les travaux fixes exécutés par le menuisier.
2° La menuiserie mobile, dans laquelle on classe tous les ouvrages en bois, tels que portes, croisées, persiennes, destinés à clore à volonté les baies pratiquées dans les murs des constructions pour y donner accès ou pour laisser pénétrer l'air et la lumière.
Les principaux bois employés dans la menuiserie sont le chêne et le sapin. On se sert cependant aussi, pour certains ouvrages , du châtaignier, du hêtre, du peuplier et du noyer. Ces différents bois doivent être parfaitement secs; il faut rejeter tous ceux qui présentent un vice quelconque. Ils doivent être corroyés, dressés à vive arête et bien joints.
Menuisier, s. m. — Celui qui entreprend et exécute, comme patron ou comme ouvrier, les ouvrages de menuiserie.
Les oulils employés par les menuisiers sont les équerres, les trusquins, les scies, les fermoirs, les ciseaux, les gouges, les
- râpes, les bouvets, les rabots, les guillaumes, les varlopes, les sergents, les vilebrequins, les marteaux, les maillets, les compas en fer, les règles et les niveaux (voy. ces mots).
Méplat, s. m.— Sculpture. Partie qui n'est ni plane, ni creuse, ni en relief d'une manière branchée.
Méplat, adj. — Bois ou fer ayant plus de largeur que d'épaisseur. Le fer méplat est dit aussi fer en bande.
Mercure, *. m. — Métal blanc, liquide jusqu'à 40° au-dessous de zéro et dont le poids spécifique à 0° est 13,596. On l'appelle aussi vif-argent. L'alliage du mercure avec un métal prend le nom ^amalgame.
V amalgame d'étam sert à étamer les glaces (voy. Étamage). Les amalgames d'or et d'argent servaient autrefois à la dorure et à l'argenture dites au mercure, employées pour le cuivre, les laitons et les bronzes (voy. Dorure).
Le sulfate de mercure ou cinabre constitue le principal minerai de ce métal. C'est en réduisant en poudre fine le cinabre naturel ou artificiel que l'on obtient le vermillon (voy. ce mot).
Merisier, s. m. — Variété de cerisier qui fournit un bois roussâtre, dur, mais sujet à la vermoulure en vieillissant.
Le bois de merisier est propre à tous les usages, aussi bien à la charpente qu'à la menuiserie; son poids spécifique est 0m,7 14.
Merlon, s. t». - Architecture militaire. Partie pleine d'un parapet entre deux créneaux (voy. ce mot), ou d'un épaulement entre deux embrasures.
Merrain, s. m. — Bois que l'on débite sous une faible épaisseur et qui provient d'une essence à grain très-ferme, telle que le chêne ou le châtaignier. Le merrain de chêne a 0m,033, 0m,040 ou 0m,047 d'épaisseur sur 0m,13 ou 0m,16 de largeur. On s'en sert pour les panneaux de lambris et de parquets.
Mesaulos. — Passage ou corridor dans une maison grecque entre les deux parties principales du rez-de-ebaussée , Vandronitide ou appartement des hommes et le gynécée ou appartement des femmes (voy. Andronitide, Maison),