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MOELLON

Les Romains ont fait aussi usage du moellon piqué, mais en lui donnant un parement de forme carrée; et cette coutume a été suivie, dans certaines provinces de la France, jusqu'au xn6 siècle *.

Le moellon oV appareil , parfaitement équarri et parementé, comme la pierre de taille; on s'en sert pour angles de soupiraux, sommiers, voussoirs de portes cintrées, plates -bandes, etc. On distingue encore, au point de vue de la pose :

Le moellon bloqué, posé, soit à sec, soit à bain de mortier, sans que l'on ait tenu compte des joints.

Le moellon gisant, moellon posé sur son lit sans taille.

Le moellon de plat, comme le précédent, mais avec lit taillé.

Le moellon en coupe, posé de champ dans les voûtes.

Les moellons formant têtes de mur, voussoirs, sommiers, piédroits de baies, doivent être choisis parmi les plus gros et les plus durs.

Le mode d'exécution des murs en moellons diffère, suivant que les blocs sont piqués, smillés, bruts ou seulement ébousinés.

Dans les deux premiers cas, on les dispose comme les murs en pierre de taille, la différence ne portant que sur les plus petites dimensions des pierres et la perfection moins grande dans la taille des lits et des joints.

Pour assurer la solidité de l'ouvrage, il est nécessaire <F entrelacer les blocs, reliés entre eux par du mortier, et de placer des parpaings de distance en distance. Dans les maçonneries en moellons bruts ou seulement ébousinés, ces précautions sont encore plus importantes. On pose les pierres de façon que leurs queues soient croisées, en ayant soin de mettre, de distance en distance, à chaque assise, des pierres traversières ou formant parpaing (lig. 1803) pour empêcher l'écarlement des parties.

Les intervalles sont remplis avec du

1 Vioilei-Le-ûuc, Dict. d'architecture

mortier el des blocages en éclats. Les joints de deux assises superposées ne doivent pas correspondre.

Pig. 1863.

Le moellon n'est pas seulement employé dans les constructions homogènes ; on s'en sert aussi dar.s les maçonneries mixtes; ainsi l'on fait des murs en moellons éqnarriB, avec chaînes et encoignures en pierres de taille ou en briques, avec chaînes en moellons taillés.

Souvent aussi on alterne une assise de moellon avec plusieurs assises de briques. Les Romains exécutaient parfois des constructions mixtes, dans lesquelles entrait le moellon brut ou équurri : tels étaient Vopua incertum, l'opus reticulatum (voy. Appareil).

Toutes les pierres suffisamment résistantes peuvent être employées comme moellons.

Moelonatlle, s. f.— Menus moellons.

On dit aussi biocailles.

Mole ou Moye, s. f. — Partie tendre que l'on rencontre dans une pierre dura et qui forme une couche tendre dirigée dans le sens du lit de carrière.

Moins-vaine. — Terme employé dans la vérification pour désigner la diminution que l'on fait, en réglant un mémoire, sur le prix d'une fourniture ou d'un ouvrage, en raison de certaines circonstances, par exemple, pour travail mal lait ou non achevé.

Moiré, s. m. - Apparence de la moire que l'on donne a certaines surfaces.

Ainsi le fer-blunc prend cet aspect lorsqu'on dissout, au moyen d'un acide, la couche superficielle qui recouvre la tôle ;

t — MOISRÉE

la texture cristalline intérieure que possède l'élain est mise en évidence et la surface des feuilles devient moirée; on la vernit pour l'empêcher de se ternir promntetnent '.

Un obtient le même résultat sur les palustres de serrure, par exemple, au moyen d'un bois d'émoi et d'huile.

Moïse, s. f. — Molsement, s. m. — Charpente. Assemblage de pièces de bois, que l'on nomme elles-mêmes des moises, réunies deux à deux par des boulons et qui servent à relier entre elles plusieurs autres pièces et à les maintenir à une distance fixe les unes des autres

Les moises sont entaillées généralement à mi-bois ; elles peuvent se croiser ou être de même direction, comme le montre fig. 1864.

Fig. 1864.

Cet assemblage trouve une application fréquente dans la construction des fermes, des pilotis, des bâtardeaux, etc.

La fig.1865 représente, à l'échelle de 0,02 pour métré, une jambe de force composée de deux moues et reliant entre eux, dans une ferme, un arbalétrier, un blochet, une solive formant le plancher et un poteau de soutien adossé a la maçonnerie.

Nous donnerons également (fig. 1866), à 0,05 pour métré, un moisage de pieux et palplancb.es dans un bàiardeau.

Les deux moises, vues en coupe, ont 0=15 d'équarrissage et sont reliées entre elles par des boulons à écrou.

Ces pièces enserrent et relient latéralement des pieux à section carrée de 0",S'i

1 Château, Technologie du bâtiment.

de côté, ainsi que des palplanchesdeû^io d'épaisseur.

On appelle moises de tête ou brise-glace des moises qui sont posées obliquement sur la Léte des pieux d'une digue.

Fig. isee.

FoNiAiNKHiE. Bourrelet ménagé au milieu d'un corps de pompe pour recevoir le collier avec lequel on fixe l'appareil en place.

Moisissure, s./.- Défaul du bois qui consiste dans un commencement de pourriture et qui indique la vieillesse du bois, devenu alors impropre à la construction.

Molasse ou Mollasse , t. f. — 1° Pierre calcaire dont les éléments sont mêlés de sable et d'argile.

i° Ui es argileux, de couleur grise, cm-

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