GAZ
GÉLIVURE.
Un agent de la compagnie rendra ledit robinet libre à l'heure où l'éclairage doit commencer, et le fermera de nouveau à Plieure où l'éclairage doit cesser.
Art. 8. Des doubles clefe du robinet et de la porte seront déposées chez les commissaires de police.
Art. 9. Les tuyaux de conduite et autres appareils devront rester apparents dans tout leur développement.
Toutefois, si une conduite traverse, en quelque sens que ce soit, un mur, un pan de bois, une cloison, un placard, un plancher ou un vide quelconque, elle sera placée, dans toute la longueur de ce parcours, dans un tuyau ouvert à ses deux extrémités ou au moins à l'extrémité la plus élevée.
Ce tuyau sera en métal et, au besoin, parfaitement soudé ; il dépassera au moins d'un centimètre le parement des murs, cloisons ou planchers, dans lesquels il sera encastré. Son diamètre intérieur aura au moins un centimètre de plus que le diamètre extérieur de la conduite qui y sera renfermée.
Art. 10. Les clefs de tous les robinets devront être disposées de manière à ne pouvoir être enlevées de leurs boisseaux, même par un violent effort.
Art. 11. Les tuyaux de conduite et les fourreaux pour l'éclairage devront être en fer étiré ou forgé, en fonte, étain, plomb, ou cuivre parfaitement ajustés.
Art. 12. Les montres (c'est-à-dire les espaces fermés, destinés à l'étalage des marchandises ), dans lesquelles seront placés des appareils d'éclairage, devront toujours être bien ventilées.
Art. 13. 11 est défendu de rechercher les fuites par le flambage, excepté dans les lieux en plein air ou parfaitement ventilés.
Chaque entrepreneur d'éclairage par le gaz et chaque fabricant d'appareils devra avoir à sa disposition les appareils nécessaires pour rechercher les fuites, sans employer le flambage.
Ces instruments devront être préalablement approuvés par nous et être constamment en bon état.
Les appareils d'éclairage actuellement
existants et ceux qui seront placés à l'avenir devront, en outre, être munis des ajus tages et raccords nécessaires pour que l'administration puisse à tout instant et sans aucun retard s'assurer que les appareils ne présentent pas de fuites.
Art. 14. La compagnie qui aura reçu avis d'un accident sera tenue d'envoyer immédiatement un agent sur les lieux.
Art. 15. Les dispositions de la présente ordonnance sont applicables aux déplacements, réparations, changements, additions ou modifications dont les conduites ou appareils seraient l'objet.
Art. 16. La présente ordonnance et l'instruction y annexée seront imprimées sur les polices d'abonnement d'éclairage au gaz délivrées par les compagnies.
Art. 17. Les consommateurs sont personnellement responsables, sauf leur recours contre qui il appartient, de l'exécution des dispositions de la présente ordonnance concernant les appareils intérieurs.
Art. 18. L'ordonnance de police du 31 mai 1842 est rapportée.
Art. 19. Les contraventions aux dispositions de la présente ordonnance seront déférées aux tribunaux compétents, sans préjudice des mesures administratives auxquelles elles pourront donner lieu, notamment la suppression des branchements particuliers, lesquels, dans ce cas, ne pourront être rétablis que sur notre autorisation.
Gazier. — Ouvrier qui travaille au gaz de l'éclairage.
Gazomètre (voy. Gaz).
Gélatine, s. f. — Substance provenant de certaines matières animales telles que les os, la peau des animaux et qui sert à fabriquer la colle de peau, la colle forte, employées par les peintres pour faire les encollages et détremper les couleurs et aux menuisiers pour coller les assemblages.
Géllvure, $. f. — Défaut des bois provenant de l'action produite sur Içs arbres par la succession brusque de fortes gelées et de dégels. La contraction qu'éprouve la sève en se dégelant fait éclater le bois du centre à la circonférence. Ce vice des bois les rend impropres à la construction.
GÊOMÉTRAL. — ■
On appelle gèlivvres simples entrelardées des crevasses qui vont de t'écorce au cœur du bois et qui sont dues à l'augmentation de volume de la sève également sous l'action de fortes gelées.
Ces fentes ne doivent pas être confondues avec celles que produit sur les bois une trop prompte dessiccation après l'abatage.
Gélivité, s. f. — Altérabilité de certaines pierres par l'action de la gelée. Ce défaut se manifeste de la façon suivante : les pierres qui y sont sujettes s'égrènent, se corrodent, se fendent et se délitent en feuillets ou en éclats irréguliers.
On peut reconnaître qu'une pierre est gélive en trempant à chaud un cube d'essai dans une solution d'un sel cristallin (sulfate de soude, par exemple), saturée à froid. On relire l'échantillon et on l'expose à l'air pour que l'eau s'évapore ; le sel cristallise et l'on reconnaît que la pierre n'est pas gélive, s'il ne s'en est détaché aucun fragment. Dans le cas contraire, on juge du degré de gélivité par la quantité de détritus formés.
Géminé, adj. — On qualifie ainsi deux fenêtres, deux arcades qui sont réunies entre elles par une colonnette ou par un meneau (voy. Arcade, Fenêtre).
Génie, s. m. — Nom que l'on donne à des figures décoratives employées dans ia peinture et dans la sculpture et qui représentent des enfants ailés.
On appelle génies fleuronnés ceux dont la partie inférieure du corps est terminée par des rinceaux.
Genouillère, s. f. — Enveloppe de cuir (fig. 1462) que le»- bitutniers, les couvreurs, s'attachent aux genoux pour les garantir dans leur travail.
Fig. 1463.
Géométral, adj. — Se dit d'un dessein
fait, par projection orthogonale, à la règle
I — GIIION.
a l'équerre et au compas, et qui représente un objet, en plan, profil ou élévation, avec ses dimensions relatives exactes et sans égard à la perspective.
Géométrie, s. f. —Science qui enseigne la mesure de l'étendue dans toutes ses dimensions et qui est la base de tous les arts de construction.
On donne souvent le nom de Géomètre à celui qui fait le levé de plans et l'arpentage (voy. ces mots).
Gerçures, s. f. pi. '— 1« Fentes produites dans les enduits de plâtre et de mortier par uue dessiccation trop rapide (voy. Lézarde), ou dans des couches de peinture, par suite; de l'application d'un vernis à l'essence ou à l'huile grasse sur des peintures extérieures à l'huile. On dit qu'un plafond, qu'un enduit, sont gercés. 2* Gerçures ou gerces, fentes ou crevasses très-nombreuses, mais peu profondes, qui occupent la surface du bois, dans une direction perpendiculaire à celle des fibres. Ces fentes soûl dues à l'action du hâle, de la sécheresse ; elles ont pour effet de dessécher le liber, l'aubier et de détériorer l'arbre ; il faut enlever la couche attaquée pour se servir du bois.
Des gerçures, produites par les mêmes causes, se manifestent aussi sur les bois mis en œuvre qui ne sont pas très-secs.
Girandole, s. f. — 1» Assemblage de tuyaux par lesquels l'eau jaillit en formant une ligure quelconque, dans les bassins, les fontaines destinées à l'ornementation des parcs, des jardins ou des places publiques.
2° Chandelier à plusieurs branches qui sert à la décoration des salles d'apparat.
Giron, s, m. — Partie d'une marche d'escalier qui n'est pas recouverte par la marche suivante et sur laquelle on pose le pied.
La largeur du giron se mesure sur la ligne de foulée; elle est comprise entre 25 et 40 centimètres (voy. Escalier}.
On appelle: Giron droit celui qui a la même largeur sur toute la longueur de la marche.
Giron triangulaire, celui qui va en s'é-
GLACE
GLACE
largissant, depuis le collet de la marche jusqu'à l'extrémité engagée dans le mur. Les girons triangulaires s'emploient dans les quartiers tournants des escaliers carrés ou à vis.
Gironnées, (tuiles et ardoises). — On désigne ainsi les tuiles ou les ardoises qui son t plus étroites à un bout qu'à l'autre et qui servent à couvrir les combles en pyramide.
Girouette, s. f. — Plaque mince de tôle ou de cuivre que l'on fixe au sommet d'un comble pour indiquer la direction du vent. A cet effet, la girouette est moniée sur une tige de fer sur laquelle elle peut tourner sous l'action du vent.
La forme que l'on donne à la plaque peut être très-variée; elle est tantôt simplement rectangulaire, tantôt découpée en pointes,en flammes, en têtes d'animaux (fig.
Fig. 1463.
1463). La tige porte quelquefois, à son extrémité supérieure, des petites branches de fer indiquant les quatre points cardinaux. La girouette était, au moyen-âge, un signe de noblesse ; elle était quelquefois découpée de façon à figurer .des armes. Le sommet se terminait par un épi en plomb.
Gîtes, s. m. pi. — Pièces de bois d'échantillon qui varient de dimensions dans certaines limites (voy. Poutre).
Glace, s. f. — On donne ce nom à des feuilles de verre que l'on emploie, soit dans les devantures de magasin ou dans les châssis de fenêtre, soit dans les cadres au-dessus des cheminées ou sur les murs d'une pièce d'appartement. Dans le premier cas, ces feuilles sont polies des deux
côtés; dans le second, elles sont couvertes
d'un seul côté d'une couche de tain (voy. | n'être point planes et leurs faces ne sont
Étamage) et prencnt aussi le nom de miroirs.
Le verre à glaces est tantôt coulé, tantôt soufflé ; sa fabrication a longtemps été le monopole des Vénitiens qui le préparaient par le soufflage. On ne fait aujourd'hui en France que des glaces coulées.
Les glaces soufflées se fabriquent surtout en Bohême et à Venise : ce sont des silicates à base de potasse et de chaux ; leur densité est comprise entre 2,5 et 2,6. Leur préparation a lieu dans des pots que l'on chauffe dans des fours rectangulaires. On manipule ensuite la matière comme le verre à vitres (voy. Verre); on en souffle de grands cylindres que l'on ouvre suivant une génératrice; mais ce travail est trèsdifficultueux, en raison du volume des pièces; aussi ne peut-on obtenir par ce procédé des glaces de grande dimension.
Les glaces coulées sont, en France, à base de soude ; elles se fabriquent également dans des creusets que l'on chauffe dans des fours.
Le mélange que Ton opère a lieu dans les proportions suivantes :
Sable très -blanc Carbonate de soude sec Chaux éteinte à l'air Calcin
La matière en fusion se coule sur des tables de fonte préalablement chauffées et où on l'étend au moyen de cylindres ou rouleaux. La glace est alors introduite dans le four de recuisson, puis divisée à l'aide d'un diamant en fragments de dimensions déterminées, et l'on procède enfin au polissage (voy. ce mot). Les portions défectueuses sont laissées de côté.
Les défauts du verre à glaces sont assez nombreux : il peut être teinté, c'est-àdire n'être pas parfaitement blanc ; sablé, ou imprégné d'une couche de petites balles semblables à des grains de poussière; il peut contenir des bouillons, des fils (voy. ces mots), des accrocs ou parties de la surface qui ont été mal polies ; des rosettes et des crachats, sortes de fils tortillés qui sont dans l'épaisseur. Enfin les glaces peuvent
300 parties.