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NOIX

sel, noir de Cologne, noir de velours, préparé avec des tournures d'ivoire calcinées. On le remplace souvent, dans le commerce, par le noir d'os ou le noir de corne de cerf. Son mélange avec de l'huile ou de la céruse produit la nuance gris perle.

3° Les noirs de fumée sont plus impurs, en général, que les noirs de charbon. Ils proviennent d'une combustion incomplète de résines, d'huiles, et se recueillent dans des locaux disposés à cet effet. Ils ont une odeur désagréable, qui exige, pour disparaître, une calcination en vase clos ou bien une lessive alcaline et chaude. On les emploie surtout a peindre les fers dans l'inlérieur des bâtiments.

Dans l'aquarelle et dans le lavis on emploie une couleur particulière appelée encre de Chine [voy. ce mot).

Hoir, adj. — Les serruriers disent qu'un objet est noir lorsqu'il est brut, c'està-dire lorsqu'il n'a pas élé poli, ni blanchi a la lime ou a la meule.

On donne aux tôles le nom de fers noirs par opposition au fer-blanc.

Noix, s. f. — Rainure a section demicirculaire; la languette arrondie qui entre dans cette gorge porte le même nom. Les vantaux de croisée sont munis ainsi, sur l'un de leurs montants {11g. 1927), d'une languette qui entre dans une minore pratiquée sur le bâti dormant.

Pig. 1927.

On dit que dans une croisée la fermeture est à noix lorsque les battants se joignent par le moyen d'une noix ; on dit fermeture a noix et à gueule de loup.

On donne aussi le nom de noix aux outils à fat qui servent à traîner ces rai-

NOQUET. — 910 — HOUE.

Dures et ces languettes. La fi*. 1928 repré- inférieure tendrait toujours à se relever.

Fig. HîB.

Eente une noix simple sans poignée et la fig. 1939 une noix à poignée.

Fig. 10Î9.

Noqnet, ». m. — Bande de plomb ou de zinc que l'on place ordinairement dans les ongles rentrants des couvertures d'ardoises.

Ou emploie également des noqueli comme mode de couverture des artiiere. Les noquets d'arêtier sont ordinairement en zinc; ce sont des plaques de métal (fig. 1930) relevées an long d'un tasseau courant sur

Fig. 1930.

la ligne d'arêtier et qui sont clouées ; un couvre-joint terminant le raccord. Quelquefois les noquets ne présentent pas de relier, mais des ourlets qui s'assemblent en an boudin continu (fig. 1931). La saillie qui est a la base des plaques est destinée à maintenir en place, soos la pression de l'ardoise voisine, le noquêt, dont la pointe

Fig. 1031.

Noue, s. /. — Angle rentrant formé par la rencontre des surfaces inclinées de deux combles.

Les charpentiers donnent ce nom à la pièce de bois placée à cet angle et qui est creusée a sa partie supérieure, de manière à présenter elle-même un angle rentrant dont les faces appartiennent respectivement aux plans de lattis supérieurs des deux combles; a cet effet la noue doit être dévoyée, comme un arêtier de croupe droite ou biaise (voy. Croupe). L'opération qui consiste a enlever de la pièce un prisme triangulaire, de manière à former la gorge, s'appelle le délarâement de la noue. Les deux faces verticale3 par lesquelles la noue vient embrasser le poinçon sont dites face» tTengueulenunt, comme pour l'arêtier.

Deux combles cylindriques de mémo hauteur qui se rencontrent donnent lien à une noua qui présente la courbure d'une ellipse.

Pour couvrir une noue, on emploie divers procédés, suivant la nature des matériaux qui forment le revêtement da comble.

Dans les couvertures en tuiles, ces noues sont formées par une série de tuiles creuses ; mais, dans les couvertures eu ardoises, on les fait en plomb. La noue est alors une suite de tables bordées latéralement d'un petit ourlet légèrement aplati fixées au moyen de pattes engagées dans cet ourlet et clouées sur le voligeage (fig. 1932) ; chaque table est, eu outre, attachée eu

lèle, sous le recouvrement, par une rangée de clous à ardoisée très-rapprocbés.

Fig. 183!.

Les ardoises qui se raccordent avec la noue sont découpées en trancbis biais.

Quelquefois ces ardoises sont remplacées par uo noquet en zinc qui s'assemble avec la noue par un joint en ourlet.

La série des tables qui forment la noue est établie sur une pente en plâtre et chaque table ne doit pas dépasser en longueur 2 à 3 métrés avec recouvrement de 0»,10 à 0»,15, suivant le degré d'inclinaison.

Ou établit souvent des échelons en fer 'entravers des noues, de manière à les transformer eu chemin de service (fig. 1932).

Kïg. 1933.

Les feuilles de noue des couvertures en sine se raccordent par de simples agrufures avec les feuilles des pans qui se rencontrent, ou bien elles sont fixées pur des pattes à agrafes clouées sur le voligeage (fig. 1933}.

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