NOEUD
,dn sol et Ton place an autre piquet en an point B situé sur la direction du niveau que Ton Teal prendre, on met alors l'extrémité
-d'une règle sur le premier piquet et on applique Vautre contre le second; Je ni- Ycaa de maçon permet de rendre cette règle parfaitement horizontale ; on fait sur le piquet B une marque au-dessous de Ja
Fig. 1975.
règle ; on a un trait au niveau du point A et Ton continue l'opération sur un troisième piquet C et ainsi de suite jusqu'au point dont on veut connaître la différence de niveau avec le point A ; cette différence sera égale a la hauteur du pied du dernier piquet jusqu'au point où arrivera le dessous de la règle.
Dans les opérations qui exigent plus de précision on emploie le niveau d'eau (voy. Niveau).
Cet instrument est placé sur le point le plus élevé À du terrain (fig. 1926) et Taxe
Fig. 1926.
du tube est dirigé sur une mire (voy.ee mol), posée au point B, dont on veut prendre la différence de niveau avec le point A.
L'opérateur mène un rayon visuel tangeotaux deux surfaces de l'eau dans les coudes du tube et fait baisser ou lever, par un aide, la plaque de la mire jusqu'à ce que la ligne de jonction du rouge et du blanc coïncide, à l'œil, avec les deux surfaces d'eau.
La hauteur x y de ces surfaces au-dessus du pied de l'instrument est connue; on la
dédoit de la hauteur X B ; on a la différence des deux niveaux de terrain.
Cette opération s'appelle donner un coup de niveau. Le tube de l'appareil pouvant tourner horizontalement , on peut d'un même point déterminer les différences de niveau de plusieurs points peu éloignés les uns des autres.
Si la pente du terrain à niveler est trop considérable, ou trop longue d'une extrémité à l'autre, on est obligé de changer le niveau de place à plusieurs reprises ; chaque changement s'appelle une station, que Ton rapporte à une seule ligne de niveau ; l'ensemble des coups de niveau successifs forme un nivellement composé.
Législation. Par décret du 26 mars 1852, l'étude de tout plan d'alignement d'une rue doit comprendre le nivellement et tout constructeur, avant de se mettre à l'œuvre, doit demander l'alignement et le nivellement de la voie publique au devant de son terrain et s'y conformer.
Nœud, s. m. — 1* Enlacement d'une corde. Les peintres en bâtiments se servent de cordes à nœuds pour badigeonner les façades; les plombiers en font également usage pour la pose des tuyaux de descente.
2« Défaut du bois qui se présente sous forme de partie dure et provient de l'enchevétrement des fibres.
On distingue les nœuds ordinaires et les nœuds vicieux. Ces derniers, formés de bois mort, peuvent amener la pourriture du bois ; aussi ne doit-on pas se servir des arbres atteints de ce défaut. D'ailleurs les bois noueux sont difficiles à travailler, aussi bien pour la menuiserie que pour les ouvrages de charpente un peu délicats.
Le rebouchage des nœuds, dans les boiseries de sapin, exige certaines précautions (YOy. Rebouchage).
3' On donne aussi le nom de nœuds à des parties dures que l'on rencontre dans les marbres blancs et que l'on écrase avec la martelinc; on les nomme aussi emeril. On appelle clous ceux que l'on trouve dans les marbres de couleur.
4° Les serruriers désignent ainsi la partie roulée ou soudée qui forme saillie et
NOIR. — ï
qui reçoit la broche dans une charnière, dans une licite, etc.
On nomme encore, mais improprement, nœud de paumelle, de penture, l'œil de CCS ferrures.
5° Nœud de soudure, renflement i|ue produit la soudure employée à réunir deux tuyaux de métal aboutis l'un contre l'autre. Si la grosseur des tuyaux empêche qu'où puisse les souder, on remplace les nœuds de soudure par des brides.
Hoir, s. m. — Couleur employée en peinture et qui comprend plusieurs variétés : les noirs végétaux, les noirs d'os et les noirs de fumée.
1° A la première catégorie appartiennent : Le noir de charbon qui n'est antre eboseque du charbon de bois réduit en poudre fine et provenant de la calcination, en vase clos, d'une espèce quelconque de bois blanc.
Celle couleur s'emploie pour certaines peintures communes ; mais elle sèche difficilement quand on s'en sert à l'huile, sans mélange d'autre couleur ;
Le noir de hêtre, dit aussi bleu de hêtre, et qui provient de la calcination, en vase clos, de jeunes rameaux de hêtre; il produit, mélangé a la céruse cl à l'huile, le bleu de hêtre, dont la nuance est gris d'urgent tirant sur le bleu ;
Le noir de vigne et le noir de pèche, les deux plus beaux de tous les noirs et qui sont 'obtenus en calcinant, pour le premier,* des jeunes pousses de vigne, pour lé second", des noyaux de pèches et d'abricots.
Broyés à l'huile et a la céruse, le' noir de vigne donne la nuance gris d'argent, et le noir de pêche, la nuance vieux gris ;
Le noir de Francfort ou lie de vin calcinée en vase clos, après qu'on l'a débarrassée du sel de tartre par des lavages à l'eau.
2° La seconde catégorie comprend : Le noir d'os ou noir animal, provenant de la calcination, en vase clos, d'os préalablement dégraissés. Celte couleur possède une tcinlc rougeatre, duc au phosphate de chaux contenu dans les os;
Lé noir d'ivoire, dit aussi noir de Cas-