‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 233 sur 553 · OR · texte numérisé non relu

OR

dix-millième de millimètre; on s'en serl alors pour recouvrir les objets. Les doreurs [ont usage de livret* ou cahiers composés de vingt-six feuilles de papier mince fabriqué exprès, ayant 0m«,0095 et eutro lesquelles on interpose vingt-cinq feuilles d'or de même dimension. Le millier d'or du commerce est composé de quarante de ces cahiers, appelés quarterons oVor.

L'or en coquilles, que l'on emploie pour certaines dorures, est préparé an moyen de l'or en feuilles broyé avec du miel ou bien en délayant de l'or en poudre dans une solution concentrée de gomme arabique.

Dans la décoration, on distingue :

L'or uni ou mat, celui qui est appliqué sur des moulures non sculptées ou sur des fonds unis, peints à la colle, et qui n'est pas bruni.

LV bruni, or que l'on applique sur de la détrempe et que l'on polit avec un brunissoir (voy. Dorure),

L'or à l'huile, qui est appliqué sur un fond imprimé d'buile, de teinte dure et d'or couleur; on B'en sert aux extérieurs comme aux intérieurs.

L'or couleur, mixtion d'or jaune roupeatre, que l'on fait avec le résidu de diverses couleurs, recuites et broyées, ou bien de blanc de céruse, de litharge ou de terre d'ombre, le tout détrempé à l'huile d'oeillette ou à l'huile grasse.

Ou couche celle substance sur la teinle dure et on y applique l'or en feuilles; on B'en serl également, soit pour faire les hachures sur les parties que l'on veut rehausser d'or, soit pour faire de la fausse dorure (voy. ce mot).

L'or d'Allemagne ou or massif, cuivre battu en feuilles, qu'on emploie comme l'or.

L'or moulu, aspect que l'on donne aux pièces, dans la dorure, en les frottant d'abord avec une petite brosse en fils de laiton,appelée gratte-bosse, et en les chauffant à une température mains élevée que pour donner le mal (yoy. Dorure). On les laisse un peu refroidir, puis on étend à leur surface un mélange de sel marin, d'alun cl d'oxyde de fer ; enfin on chauffe ces pièces jusqu'à ce qu'elles commencent a brunir

i — ORATOIRE,

et on les plonge dans un bain d'acide nitrique faible.

L'or rouge, teinte que l'on donne au bronze en suspendant la pièce par un (il dans une composition appelée être des doreurs (voy. Cire).

L'or mussif appelé aussi brome moulu et qui est un bisulfure d'étain, broyé dans la proportion d'une partie avec six parties d'os calcinés. Le mélange, réduit en poudre fine, est étendu avec un linge humecté sur l'objet à bronzer; on frotte ensuite avec an linge sec et l'on procède au brunissage.

Orange (mine). — Minium que l'on obtient en calcinant à l'air du carbonate de plomb ou céruse.

Orangerie, s. f, — Grande salle couverte et manie de larges fenêtres ou l'on conserve les orangers, pendant l'hiver, dans les pays où les arbres ne peuvent supporter la température ambiante. Les ouvertures ne sont pratiquées que d'un seul côté, au midi.

Oratoire, s. m. — Pièce retirée d'un appartement, dans laquelle on se livre à la prière, mais où les canons de l'Eglise défendent de célébrer la liturgie.

Le même nom désigne de petites chapelles construites sur le bord des routes, particulièrement en Italie, et où les voyageurs s'arrêtent pour prier. Laflg. 1951 re-

Fig. 1954.

présente un petit oratoire de ce genre élevé sur le chemin de la Querlia, près Viterbe. L'usage de ces oratoires est fort ancien ; ils formaient autrefois des petits édifices

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