ORDRE
ifolé* on joints aux monastères (voy. Chapelle).
Orbe, s . m. — Filet sons l'arc d'an chapiteau.
Onu, adj. — Mur orbe, mur sans ouverture.
Orbevoie, s. f. — Vieux mot qui signifiait dusse arcade, fausse fenêtre.
Orchestre, %. m. — Parlic la plus basse d'un théâtre ancien et qui était comprise entre les gradins et la scène.
Dans les théâtres grecs, Yorchestre était l'endroit où se tenaient les chœnrs et où ils faisaient leurs évolutions ; c'est pourquoi on donnait à cette partie de l'édifice une grande profondeur (voy. Théâtre) ; elle formait plus qu'un demi-cercle. Au centre de Y orchestre était la thymélée, autel consacré à Bacchus.
Chez les Romains, qui n'avaient pas de chœurs dans leurs représentations dramatiques, Y orchestre était beaucoup plus pelit et garni de sièges pour les sénateurs, les édiles, les vestales et les personnages de distinction.
Le sol en était légèrement incliné vers la scène et pavé de carreaux ou de dalles de marbre, tandis que Y orchestre grec avait un plancher de bois pour donner plus d'élasticité aux pieds des danseurs et ajouter à la sonorité des voix et des instruments.
Dans les théâtres modernes, Yorchestre ou parquet est la partie où se tiennent les musiciens; on désigne également sous ce nom l'espace occupé par des sièges pour les spectateurs et qui s'étend entre Yorchestre et le parterre.
L'orchestre des musiciens doit être établi à un niveau inférieur à celui de Yorchestre des spectateurs, de sorte que la vue de la scène ne soit masquée à ces derniers ni par les artistes, ni par leurs instruments.
Le sol sur lequel sont placés les exécutants doit être une caisse en bois de sapin, bois léger et résonnant, et disposée de manière à produire des vibrations, ainsi que la table d'harmonie des instruments.
Ordonnance, *. f. — 1° Terme qui s'applique, en général, à la composition
d'un édifice, à la disposition d'ensemble de ses parties;
t Application d'un ordre à la décoration d'une façade ; c'est ainsi que l'on dit : une ordonnante dorique, ionique ou corinthienne;
3* On emploie le même mot pour désigner le nombre de colonnes d'une façade, la manière dont elles sont disposées. On dit qu'un édifice, un temple, possède une ordonnance tétrastyle, hexastyle, décastyle, lorsqu'il a quatre, six ou dix colonnes sur la façade principale.
Ordre. — Combinaison des diverses parties d'un édifice dans des proportions telles que leur ensemble soit harmonieux et régulier.
Les Grecs et les Romains sont, parmi les peuples de l'antiquité, ceux qui ont plus particulièrement soumis l'architecture à des règles fixes et à des lois rationnelles. On peut ramener leurs édifices à un petit nombre de systèmes architectoniques, caractérisés par les proportions nettement définies qu'offrent leurs éléments principaux.
On reconnaît ainsi cinq ordres classiques présentant chacun un type de colonne avec son piédestal et son entablement particuliers, des moulures, des ornements et accessoires qui lui sont propres. Parmi ces cinq ordres, trois sont d'origine grecque, le Dorique, Y Ionique et le Corinthien , et deux, d'origine italienne, le Toscan et le Composite (voy. ces mots).
On a appelé Borique romain un ordre qui est la modification du dorique grec.
Certains de ces ordres ont un caractère sévère; d'autres expriment la stabilité; quelques-uns sont élégants et délicats; il faut adopter celui qui est en rapport avec la nature et la destination de l'édifice qu'il doit décorer.
Un ordre d'architecture se compose donc de trois parties bien distinctes : le piédestal, la colonne et Y entablement ; les deux dernières de ces parties sont seules essentielles.
C'est à la colonne et particulièrement à la forme du chapiteau (voy. ce mot) que so reconnaît, à première vue, la différence