PALISSADE
les paliers intermédiaires sont appelas paliers de repos.
Dans les escaliers à cage rectangulaire, les paliers principaux eont des rectangles dont le plus grand côté est égal à la largeur de la cage et le plus petit a l'emmarchement. Dans les escaliers à rampe droite, on place très-souvent un palier vers le milieu de l'escalier (voy. ce mot).
Les escaliers ri repos sont ceux dont les rampes droites et parallèles, formant entre elles des angles droits, sont terminées par des palier» carrés.
Les paliers des escaliers en charpente sont des planchers dont les soliveaux reposent, d'un côlé, sur le mur de la cage, et, de l'autre, sur une solive paliére encastrée également dans les murs de la cage par ses deux extrémités. Le dessus du palier est dallé, carrelé ou planchéié; le dessous est plafonné, La marche d'arrivée sur un palier est dite marche paliére.
On appelle demi-pafier, un palier carré de la longueur des marches et situé à demi-étage;
2e Forte pièce de métal de la forme indiquée par la fig. 1981 et qui sert, dans les
i'ig. 10KI.
machines, a porter un arbre destiné à recevoir un mouvement de rotation.
Pallère (mareAe). — Marche (lig. 198?) qui se trouve au sommet d'une rampe ou d'une volée d'escalier et qui est de plainpied avec le palier.
Palis, s. m. ~ Petits pieux en lattes jointivesqui servent à former les clôtures en palissades (voy. ce mot).
Palissade, s. f.— Enceinte composée de pieux enfoncés en terre et taillés en pointe à leur partie supérieure (lig. 1983).
Au moyeu âge, l'usage des palissades
était très-répandu, soit comme clôture pour les bourgades ou les dépendances des cliil-
Fig. 1983.
(eaux, soit comme défenses établies au pied des remparts des places fortifiées et laissant entre elles et la muraille un espace libre ou chemin de ronde nommé lice.
Aujourd'hui on se sert encore de palissades pour protéger des ouvrages militaires : par exemple, en avant des portes, le long du chemin couvert, de.
Les cours de fermes, les jardins, les parcs sont aussi pourvus de clôtures dites en palissade et qui sont formées par des poteaux sur lesquels on lise des traverses horizontales soutenant des barres verticales plus ou moins rapprochées les unes des autres (voy. Clôture). On fait également de ces enceintes au moyen de palis ou lattes pointues lichées en terre et reliées simplement, à leur partie supérieure, par une perche ou par un cours de fils do fer.
Palmette,
- Ornement présen-
Liât l'aspect de feuilles de palmier réunies ■ par la base dans un culot.
On Bculpte des patinettes sur les moulures.
Le dessous du larmier de la corniche dorique est orné d'une palmette a chacun de ses angles (fig. 1981J.
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Fig. 1981.
Ce! ornement est employé souvent encore, Boit pour former amortissement au sommet d'un fronton, ainsi que le montre la lig. 1985, soit pour décorer les angles d'un
Fig. 1085.
chéneau en terre culte {lig. (986) ou en toute autre matière.
Palmier, s. m. — Arbre roonocolylédoné dont plusieurs espèces atteignent une très-grande hauteur.
Mous citerons, parmi les variéLés : le dattier commun, arbre d'Afrique, dont le bois est employé dans la charpente et se conserve très-bien dans l'eau.
L'arec d'Amérique ou chou palmiste, dont
Fig. 198G.
le bois extérieur est dur et très-pesant, tandis que le bois intérieur est, au contraire, mollasse et spongieux. On en fait des tuyaux de conduite et des gouttières.
Palplanche, s. f.~ Madriers affûté? en biseau par une de leurs extrémités et quelquefois même ferrés, qu'on enfonce dans le sol, comme des pieux, pour former, soit des bàtardeaux (voy. ce mot), soit des cloisons destinées à prévenir les aflbuillements dus ù l'action de l'eau, ou à contenir des terrains peu consistants.
Autrefois on disposait les joints verti-
{ i ■ < sa
eaux des palplanches de manière que ces madriers se joignissent à grain d'orge ou
à rainure et languette, ainsi que le montre la Rg. 1987.
Aujourd'hui on se contente de dresser bien exactement les quatre faces des palplanches; si le sol dans lequel on les enfonce est très-dur, on les garnit d'un sabot en fer.
Des pieux entremêlés, de distance en distance, dans ces sortes de cloisons, servent à les fortifier et a fixer les moïses horizontales entre lesquelles les palplanches sont battues. Cette disposition oblige à dresser ces madriers juste à la largeur nécessaire pour le remplissage entre les pieux qui sont battus les premiers.
Pampre, s. m. — Ornement ayant la forme d'un feston de feuilles de vigne et de grappes de raisin. On s'en sert particulièrement pour la décoration des colonnes torses.
Pan, s. m. — 1° Face d'un ouvrage de maçonnerie. On dit un pilier à six ou huit pans. On appelle pan coupé la surface du mur qui remplace l'angle abattu de deux murs qui devaient se rencontrcr.On ménage souvent des pans coupés à l'encoignure d'une route pour faciliter le tournant des voitures.
2° Un côté quelconque de la couverture d'un comble. Les plus longs côtés se nomment longs-pans.
Pan de bols. Assemblage de pièces de charpente dont on fait des murs extérieurs ou intérieurs pour les habitations.
Les pans de bois sont souvent préférables aux murs en maçonnerie, parce qu'ils sont moins dispendieux, plus légers, et qu'ils prennent moins de terrain ; mais ils ont l'inconvénient très-grave d'offrir un aliment aux i ncendies ; c'est pour cette raison qu'aujourd'hui, en France, il est interdit de construire en pan de bois sur la voie publique; mais cet usage fut très-fréquent, particulièrement dans les villes du Nord, jusqu'au siècle dernier.
Les pièces de charpente qui composaient ces murailles de bois restaient apparentes, et leurs intervalles étaient occupés par des remplissages ; de nos jours, on utilise ordinairement les pans de bois pour les murs
i — PAN' DE BOIS.
formant les façades sur les cours ; mais
on les recouvre d'enduits.
On distingue les pans de bois proprement dits, dans lesquels les bois utilisés sont équarris, et les colombages, où les bois employés sont ronds et qui s'établissent du reste de la même façon.
Un pan de bois est essentiellement composé (fig. 1938) de pièces de bois verticales posées en claire-voie et reliées entre elles par des pièces horizontales et par des pièces inclinées.
l'ig. 1938.
Les vides que ces bois laissent entre eux sont remplis de maçonnerie de petits moellons, de briques ou de plaire, hourdés avec soin, pour donner a l'ouvrage la solidité d'un mur formé de poteaux jointifs. Quelquefois on fait les remplissages avec de la terre glaise ou d'autres matières, suivant l'usage du pays où l'on construit.
Quand un pan de bois doit reposer sur le
vt. iJo r*a-.'i<,:'.a*-*f, o*j 1'- pr^^-rre d* I y.'.//j "- .*:•>: Ce i": 1T.:i.'A **i i'^iat .PA'l'. ►g-USpU! t.Vjrap^ .é pvytirvj ti q-ji e t «'. î-itrrw d* la. .*. en m'*z..-j'â ou «i b*ijc*«-
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On consolide «s aïïcmblases de charpente au inoyen de pié*.ej obliques F, appelées iiehanjes, étharpet ou au«[E«, sur lesquelles on assemble de petits poteaux H fjouj niée i'/umtoi. Ce mode de construction permet l'utilisation de pièces plus courtes pour les bois de remplissage.
Souvent on ajoute aux décharges d'autres pièces qui forment avec les premières des croix de saint André et qui s'assemblent avec elles à mi-boi* au point de croisement.
Les poteaux prennent différents noms, ■uirant la place qu'ils occupent :
Les poteaux cornière B sonl placés anx différent* unîtes ou montent de fond dans l'élévation de plusieurs étapes, aux points où les pure* de refend ou de distribution rencontrent ceux de la façade; ces pièces sont les plus fortes du pan de bois ; on leur donne Um,2ô au moins d'équarrissage.
Les poteaux d'humerk sont ceux qui forment les jambages des baies, portes ou fenêtres ; ou leur donne 0",I9 a 0»,.'2 de grosseur.
Ltspoieaux de remplissage ou poteaux intermédiaires ont Om,lJ a 0™,20 d'équarrissage ; on les appelle poteleti lorsqu'ils sonl trés-courls ; tels sonl ceux qui s'assemblent dans les linteaux ou pièces horizontales limitant les ouvertures à leur partie supérieure. Lu parlie inférieure des fenêtres est habituellement formée, au rez-dechaussée, par lu sablière basse, et dans les autres étages par des pièces spéciales, dites pièces d'appui, que soutiennent des poteUts de remplissage.
fi — PAS DE BOIS.
Les pou 4t bài :-,t^r.eors, on deâvm*.
Le i-T--*vV. is pva ie bois en brade que par leur épaisseur, qui est moindre ; les poL.-aux dLin.-5J-r.e ont (T.Ij; ceux de rempLssire û-,10 i û-,12. Dans les deux cas, les DUt.ëres jui compû£*m lebourdis sont mainlenues par des laites douées sur les Lois et 1- tont est recouvert d'an enduit.
Lorsqu'un pou dt bois porte plancher, les soLves sont é-aLizes sur la sablière baote et la saL.. e.-e basse du pwt supérieur est placée immédiatement au-dessus, comme on le voit 'fi>. 19vj. ; mais celle disposition ne peut être appliquée que pour les pou de bois extérieurs, où les baies ne descendent pas jusqu'au niveau du plancher; mats, dans les pans de refeni, ou serait obligé de couper la sablière basse an droit des portes ; on assemble alors le pied des poteaux dans la sablière haute du pan inférieur.
Fig. 1989.
Toutes les pièces horizontales et verticales qui entrent dans la composition d'un pan de bois doivent élre assemblées à tenons et mortaises et chevillées. Les extrémités
dts pièces obliques ou décharges sont réunies aux sablières par des tenons en about (voy. ce mot). Duos les anciennes constructions, les tournisses étaient presque toujours assemblées à oulices avec les décharges (voy. Outice) ; mais aujourd'hui on se contente de les couper obliquement (en sifflet) et de les arrèler avec de fortes broches appelées dents de loup ; et il est bon, du reste, de les embrever pour empêcher le glissement.
On consolide les assemblages des pans de bois au moyen des ferrements divers :
étrîers boulonnés ou équerres pour les pièces qui se croisent, plates-bandes pour les assemblages bout à bout. On relie également par des bandes de fer les pans de refend avec ceux, de face.
De plus, quand un pan de bois est attenant à des murs en maçonnerie, on scelle dans ces murs les extrémités des sablières, en renforçant même ces scellements avec des tirants et des ancres en fer.
Les cloisons hautes de distribution reposent sur les sablières, dites de chambrée, et qui sont recouvertes par le carrelage et qu'on place en travers des solives, lorsque cela est possible.
Dans le cas contraire, il faut faire un pan de bois très-léger, y placer des décharges qui rejettent une partie de son poids vers ses extrémités latérales ou sur les murs et poser sous la sablière de chambrée une solive plus forte que les autres et qu'en outre on relie, au moyen de barres de fer, avec les deux solives les plus rapprochées.
Nous avons dit que dans les pans de bois montant de fond, les solives de plancher reposaient sur la sablière haute du pan intérieur; mais des circonstances locales peuvent exiger, au contraire, des pan* de bois parallèles aux solives ; ce cas est représenté, en élévation et en coupe, par la lig. 10'JO.
Il peut encore arriver que, dans des circonstances analogues, lu portée des solives soit trop grande. On dispose alors, comme le montre la lig. l'J','1, des niai tresses-poutres qui reposent sur la sablière haute du pan
de bois inférieur et reçoivent les atouts des solives en même temps qu'elles servent
d'appui à la sablière basse du pan supérieur.
Fig. 1991.
Le hourdis ou maçonnerie de remplissage des pans de bois se fait ainsi : on larde d'abord des clous à bateau sur les faces des pièces de bois, pour que la maçonnerie y adhère plus fortement ; puis on exécute le remplissage en garnis de moellons, en briques ou on plâtras, reliés par du mortier, plâtre ou argile.
Ce travail doit être exécuté avec un très-grand soin, lorsque l'on veut laisser
les bois apparents; on réserre alors sur la Tace du pan de bvi$ une retraite de 0",025, pour la place de l'enduit, qui doit venir affleurer les poteaux d'huisserie- Pins souvent on donne à la maçonnerie la même épaisseur qu'à la charpeole ; puis od recouvre le tout (fig. 1992) d'un lattis destiné a recevoir Pendait.
PAN DE FER
WÈÈËk
Fig. 199?.
La première méthode, appliquée surtout
dans les ancien O!
constructions, était
beaucoup plus favorable à la décoration.
C'est particulièrement aux xv* et ivi* siècles que les façades des habitations particulières présentent des pans de bois apparents, dont les pièces sculptées, se combinant suivant des dessins variés et plus ou moins symétriques, couvertes de coaleurs différentes, accompagnées de remplissages en briques, eu mosaïques, etc., accusent la construction même d'une façon aussi rationnelle que pittoresque.
La fig. 1993 représente un fragment d'une façade du xvi* siècle en bois apparents et remplissages en mosaïque.
Nous donnons également un exemple de construction moderne telle qu'il en est fréquemment établi sur les lignes de chemins de fer et qui est faite en pan de boit apparent, avec remplissage en briques
Fig. 1991
Pan de fer. — Nous avons exposé les avantages et les inconvénients de remploi du bois dans la structure des édifices; cette matière est surtout dangereuse par l'aliment qu'elle offre à l'incendie ; aussi semble- l-elle devoir bientôt faire place au métal pour la construction des parois verticales, comme elle a déjà céJé le pas au fer pour les parois horizon ta lus ou planchers.
En effet, les pans de fer sont, avec les
PAN DE FER
PAN DE FER
murs en briques, les modes dcclôture qui offrent le moins de prise au feu. Le premier de ces systèmes a sur le second l'avantage d'exiger moins d'épaisseur et d'assurer une solidité plus grande par les chaînages auxquels il se prête. Malheureusement il est difficile de résoudre aujourd'hui, avec toute l'économie désirable, rétablissement des pans de fer ; l'outillage spécial que nécessitent les diverses sections des pièces, suivant les fonctions différentes qu'elles ont à remplir, donne aux fers un prix plus élevé que celui qui est affecté à la fourniture des fers courants. Il est donc important de trouver un système de pans de fer composés de pièces laminées sur un nombre restreint de sections et pourvues de formes s'adaptant le plus aisément à tous les cas; c'est la première condition qui puisse faire abaisser les prix réclamés par les usines. Quoi qu'il en soit, on est arrivé déjà à construire des pans de fer dont les épaisseurs ne sont que de 0m, 14 pour les deux premiers étages, 0m,12 au-dessus jusqu'au quatrième et 0m,t0 jusqu'au sixième étage. Le prix du mètre superficiel a pu être abaissé jusqu'à 11 francs, tandis qu'un fort pan de bois coûte environ 8 francs compris la ferrure.
Gomme les pans de bois, les pans de fer sont généralement composés de sablières hautes et basses, de poteaux d'huisserie, de décharges, de tournisses, de linteaux, d'appuis, de polelets, etc.
Les sections adoptées jusqu'ici sont tabulaires ou demi-tubulaires, en forme de simple ou double T, de cornière, etc.
Les moyens d'attache des pièces entre elles sont les équerres, les bandes de fer plat boulonnées, les manchons, etc.
Législation. Des prescriptions administratives contenues notamment dans une ordonnance royale de 1560, un édit de 1607 et une loi des 19-22 juillet 179 1 , ont prohibé l'emploi des pans de bois en bordure de la voie publique ; mais l'usage de ce genre de construction s'est maintenu jusqu'à nos jours, à ce point qu'il semble que l'interdiction soit tombée en désuétude. Toutefois la loi des 16-24 août 1790 attribue à
l'autorité municipale le pouvoir de défendre tous travaux incompatibles avec la sécurité publique et, par conséquent, le droit de défendre les pans de bois, non-seulement en bordure de la voie publique, mais encore à l'intérieur des propriétés.
Si l'on recherche quels sont les règlements spéciaux à la ville de Paris, au sujet des pans de bois, on reconnaît que, depuis la prohibition de 1560, des dispositions diverses ont pu, par leur apparence contradictoire, laisser croître le doute dans l'esprit des constructeurs.
Dans le droit civil, il n'existe de dispositions spéciales aux pans de bois que celles qui les affectent, soit comme murs mitoyens, soit en raison des servitudes auxquelles ils peuvent être soumis.
Les règlements de grande voirie (voy. ce mol) sont applicables aux pans de bois joignant la voie publique :
Nul ne peut construire, démolir, réparer, ni reconstruire aucun pan de bois en saillie sur la voie publique ou à l'alignement, sans en avoir obtenu préalablement la permission de l'autorité compétente.
Il faut bien spécifier ici le sens exact de celte expression bordant la voiepublique.Dès que le pan de bois est placé dans un espace intérieur, si étroite que soit la parcelle de terrain laissée en bordure sur la voie publique, il échappe aux règlements de voirie. Mais si le pan de bois était joint à un mur de clôture placé sur l'alignement, de manière à ne faire avec ce mur qu'un seul et même corps, il serait réputé joignant la voie publique (Kg. 1993). De plus, tout
i if
Fig. 1995.
pan de bois de face, en retraite d'un Mti ment qui borde la voie publique par le
PAN DE FER
bas, est également considéré comme joignant la voie publique (fig. 1996).
Fig. 199G.
Des règles plus sévères sont spéciales à la petite voirie: nul ne peut construire, démolir ni réparer un pan de bois en saillie sur la voie publique, à l'alignement et même en recul de l'alignement, sans la permission de l'autorité compétente, à moins toutefois qu'il n'existe, entre ce pan de bois et la voie publique, un bâtiment à la grande et la petite voirie.
On considère comme pan de bois des poteaux en charpente placés sous le poitrail d'une façade. Les poteaux d'huisserie des devantures de boutiques, qui ont 0m,08sur 0m,20, ne sont pas, au contraire, considérés commepansde bois. Les poitrails et linteaux, les sablières qui tiennent lieu de chaînages dans certaines localités ou qui sont destinéesà recevoir les abouts des solives, ne sont pas non plus assimilés aux pans de bois.
Les règlements de police, c'est-à-dire ceux qui concernent la sûrelé et la salubrité, sont applicables aux pans de bois joignant les voies publiques soumises aux régimes de la grande et petite voirie.
Parmi les prescriptions spéciales à la ville de Paris, nous citerons les suivantes : Tout particulier peut construire sans autorisation un pan de bois qui ne bonle pas la voie publique. Il en est ainsi pour les pans de bois intérieurs d'un bâtiment, lors môme que ce bâtiment joint la voie publique.
Aucun règlement ni arrêté ne défend de construire un mur mitoyen en pan de bois.
Les pans de bois en bordure de la voie publique sont défendus ; cependant celte
— 954 — PAN DE FER
prohibition ne s'étend pas aux bâtiments dont la profondeur ne dépasse pas 8 mètres; dans ce cas, la façade devra être montée en pierre ou moellon jusqu'au premier étage et le reste en pan de bois.
La hauteur à laquelle on peut élever les pans de bois sur la voie publique ne peut pas excéder i5m,60, en vertu d'une déclaration de 1783.
Une ordonnance de police du 18 août 1567 dit qu'il est enjoint aux propriétaires de faire couvrir à l'avenir les pans de bois de lattes, clous et plâtre, tant en dedans qu'en dehors, en telle manière qu'ils soient en état de résister au feu.
D'après des règlements des juges de la maçonnerie du 28 avril 1719 et 13 octobre 1724, les lattis des pans de bois doivent ôire faits avec des lattes en cœur de chêne dont l'écartement ne peut être de plus de O^OS à Om,ll ; en outre, l'espacement des poteaux ne doit pas être de plus de 25 à 27 centimèlres.
Par arrêté du conseil d'État du 6 juillet 1825, il est défendu de faire des entablements en pierre sur les pans de bois. Ceux que l'on fait en plâtre ne doivent pas excéder 0m,lo de saillie (ordonnance du 24 décembre 1823)..
Il est interdit d'adosser contre un pan de bois une cheminée ou ses tuyaux ; mais on peut l'établir ainsi que son mur dossier, en laissant un isolement complet entre ce mur et le pan de bois. Le vide, appelé tour du chat, doit être d'au moins 0m,16.
Hors Paris, les pans de bois, quoique défendus par la législation ancienne, sont actuellement considérés comme permis, en l'absence d'un arrêté municipal qui en prononce l'interdiction.
Contiguité. Nous avons dit qu'aucun règlement n'empêchait deux propriétaires voisins d'élever le mur mitoyen en pan de bois et cette convention subsiste jusqu'à la ruine de cet ouvrasre.
A défaut de cet accord commun, il est bon de ne pas faire en pan de bois la clôture séparative entre deux bâtiments, pour la sûreté publique d'abord et ensuite pour cette raison que le droit qu'a tout