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PARALLÉLÉPIPÈDE

3« De la couleur exigée par le ton que l'on veut obtenir l.

Les couches de peinture à base de paraffine s'appliquent à chaud. On s'en sert, à l'état de tons unis, sur plâtres, ravalements intérieurs et extérieurs, pour les cours, façades, cuisines, cages d'escaliers, couloirs, magasins, sous-sols, etc.

On l'emploie également dans les décors, marbres, bots ou peintures artistiques, ainsi que pour garantir de l'oxydation les constructions métalliques.

Au moyen de cette substance, on obtient le durcissement rapide des enduits de plâtre, dont elle pénètre et remplit les pores immédiatement après son application.

Parage {des briques). — Avant la cuisson, les briques fraîchement faites sont tirées du moule et posées sur une aire sablée ; c'est alors qu'on les pare, c'est-àdire qu'on enlève avec un couteau de bois les bavures du moule, ainsi que les ordures que l'argile fraîche peut ramasser. Ensuite on procède au rebattage (voy. ce mot).

Parallèles. — Lignes droites situées dans un même plan, mais qui ne peuvent se rencontrer quelque loin qu'on les prolonge.

Parallélipipède. — Solide prismatique compris sous 6 faces qui sont des parallélogrammes.

Deux de ces faces opposées prennent le nom de bases.

Si les arêtes des 4 autres faces sont perpendiculaires aux bases (tig. 2012), le pa-

Le cube est un parallélipipède rectangle dont les faces sont des carrrs.

Fifo'. 201?.

rallélipipède est droit. Il est oblique dans le cas contraire (fig. 2013).

Lorsque les bases d'un parallélipipède droit sont des rectangles, le prisme devient un parallélipipède rectangle.

* Château, Technoloyic du bâtiment.

Fig. 2013.

Les pierres, les bois qui entrent dans les constructions sont ordinairement des parallélipipèdes rectangles ; on en évalue le volume en multipliant la base par la hauteur. Pour les bois tels que les poteaux de grande longueur, qui n'ont pas le même équarrissage aux deux extrémités, on prend comme base la section moyenne.

Parallélogramme. — Quadrilatère dont les angles et les côtés opposés sont égaux. Si les angles sont droits, le parallélogramme est un rectangle; si les quatre côtés sont égaux, c'est un losange.

Parapet, s. m. — Mur à hauteur d'appui qu'on élève, comme garde-fou, sur /e bord d'un pont, d'une terrasse, etc. Les parapets à jour sont des garde ' corps ou des balustrades (voy. ces mots).

AitCHiTKCTURiî militaire. Partie supérieure d'un rempart destinée à protéger les défenseurs. C'est une élévation en terre, en forme deglacis,qui permet de tirer de haut en bas; à cet effet, la hauteur du parapet, qui est de 2 mètres du côté de la place, est divisée en deux par un degré appelé 6onquette, sur lequel monte le soldat.

Parastates (voy. Antes).

Paratonnerre. — Appareil destiné à protéger un édifice contre les atteintes de la foudre et dont la construction est basée sur la propriété qu'ont les pointes d'attirer sur elles-mêmes la décharge qui rétablit l'équilibre entre l'état électrique du sol et celui de l'atmosphère.

Un paratonnerre, dit aussi parafoudre, se compose de deux parties principales : une tige ou pointe, qui s'élève au-dessus des bâtiments, et un conducteur, qui n'est que

le prolongement de la tige et In met en communication avec le sol.

Nous ne saurions mieux faire, pour présenter ici les meilleures dispositions applicables à la construction de ces appareils, que de résumer les conclusions adoptées à ce sujet, dans sa séance du 20 mai 1875, par la commission chargée d'étudier rétablissement des paratonnerres des édifices municipaux de Paris.

Quel que soit l'effet primitif produit par la pointe, effet discuté encore aujourd'hui, au point de vue théorique, il n'en est pas moins certain qu'on doit lui donner une masse et une conductibilité suffisantes pour résister à une décharge disruptive.

Les pointes en platine ordinairement usitées ont été jugées inutiles et la commission propose, pour le sommet de la tige, une flèche en cuivre rouge, pur, métal bon conducteur, d'environ 0m,50 de longueur, terminée suivant un cône dont l'angle au sommet sera de 15° avec la verticale, soit û0° pour l'angle total. Cette flèche doit être vissée, goupillée à vis et soudée à l'extrémité d'une tige en fer.

Celte tige, en fer forgé, d'une seule longueur, polygonale ou légèrement conique, doit être, autant que possible, galvanisée en zinc, mais jamais peinte. La communication entre la tige et le conducteur sera établie par une pièce ajustée et boulonnée, la jonction devant être recouverte d'une forte couche de soudure à 1'étain.

La zone admise par la commission comme efficacement protégée est un cône ayant la pointe pour sommet et pour base une circonférence dont le rayon est égal à la hauteur de la tige multipliée par 1,75. Ainsi une tige de 8 mètres de haut protégera un cône dont la base aura pour rayon 8 mètres X 1,75, c'est-à-dire 14 mètres mesurés sur le faîtage.

Dans la pratique, il est possible de donner aux tiges un écartement un peu plus considérable, si l'on fait usage du circuit des faites, conducteur métallique qui règne sans interruption sur les faîtages de tous les corps de bâtiments à protéger et qui se

relie à toutes les tiges de paratonnerres et au conducteur et, par suite, à la nappe d'eau formant seule le réservoir commun.

Le circuit des faites est composé de barres de fer carré de 2 centimètres de côté, ayant 4 à 5 mètres de longueur, boulonnées et soudées par leurs extrémités.

Il peut, suivant les circonstances, reposer directement sur le faite ou sur des supports convenablement espacés et qui ont la forme, soit de liges à fourchettes, soit de coussinets en fonte simplement posés sur le faîtage et portant à leur face supérieure une gorge destinée à recevoir la barre.

Une des conditions de bon établissement de ces appareils consiste dans leur mise en communication avec toutes les pièces métalliques un peu considérables entrant dans la construction des édifices, par exemple* avec les chéneaux, les feuilles de couvertures en zinc ou en plomb. Ces communications doivent se faire avec la barre de circuit au moyen de lames de forte tôle ou de fers dont la section sera au moins de 1 centimètre carré.

Le conducteur peut être formé de barres de fer pleines ou d'un câble en fil de fer.

Dans le premier cas, les différentes pièces préalablement galvanisées sont reliées entre elles, bout à bout, par un assemblage à redents.

Les joints doivent être ajustés, boulonnés et recouverts définitivement d'une forte couche de soudure.

La section des barres en fer carré sera de 18 à 20 millimètres.

Les dilatations et contractions successives auxquelles sont exposées les barres de fer, par suite d<?s variations de température,

Pig. 2014.

constituentun danger réel pour rajustement de l'appareil ; la commission propose, pour le cas d'un circuit des faites d'une grande

longueur, remploi d'un compensateur de dilatation, représenté par la fig. 20U.

C'est une bande de cuivre rouge, de 2 centimètres de largeur, 5 millimètres d'épaisseur et 70 centimètres de longueur, dont les extrémités reçoivent, à la soudure forte, les bouts de fer B, de même calibre que les barres du circuit et de 0m>15 de longueur. La bande de cuivre étant pliée comme le montre la figure peut être modifiée dans sa flexion si une force oblige les fers B à se rapprocher ou à s'éloigner davantage. On boulonne ces fers en les alignant sur leurs extrémités A du circuit, entre lesquelles on a conservé une lacune d'environ 0m,15; c'est alors en ce point que viennent se concentrer tous les efforts de la chaleur et du froid : la dilatation rapproche les extrémités des barres, que le refroidissement écarte au contraire.

Si pour le conducteur on emploie des câbles en iil de fer, ces câbles seront d'un seul bout, en fil de fer continus, recuits et galvanisés. Les fils auront 2 millim. etdemi à 3 millim.de diamètre et leur nombre sera tel que la somme des aires de leurs sections droites soit égale à celle d'un fer carré de 20 millim. décote plus 1/5. Les extrémités des câbles seront encastrées et goupillées à vis dans des pièces de fer, ces assemblages seront ensuite noyés dans la soudure:

Les supports des conducteurs doivent être sans isolateurs, à fourchette si les conducteurs sont en fer plein, et à serrage si l'on fait usage de câbles.

Le conducteur pénètre en terre après avoir traversé un fourneau ou manchon en bois ou métal. A son extrémité sera Qxée et soudée une masse métallique, plaque ou cylindre creux, à surface aussi large que possible et plongeant d'au moins 1 mètre dans une nappe d'eau souterraine.

On peut utiliser les puits existants ou atteindre la nappe d'eau par un trou de sonde ; les conduites d'eau de la ville peuvent encore servir, à condition de faire, au point où aboutit le conducteur, un joint avec bride boulonnée à écrasement de plomb, le tout recouvert d'une forte couche de soudure.

Dans les édifices importants, on doit employer deux ou plusieurs conducteurs descendant au réservoir commun.

Des regards seront disposés de façon que l'on puisse toujours examiner la partie souterraine du conducteur, dont les pièces pourront être retirées facilement pour les nettoyer et faire disparaître l'oxydation.

Telles sont les

Fig. 2015.

règles générales prescrites par la commission pour l'établissement des paratonnerres sur les édifices, examinons rapidement les conditions d'installation dans leur détail.

Dans les paratonnerres actuels, la tige se termine par une baguette en cuivre de 0",55, dont la pointe est ordinairement formée par un cône en platine de 0m,05 de long , soudé dans une olive attachée elle-même

à la baguette A (flg. 2015); celle-ci se visse sur la barre de fer qui forme la tige et est fixée par une goupille. Un manchon recouvre le joint.

Nous donnons eu B la pointe en cuivre rouge conforme aux instructions de la commission.

Au bas de la tige, à 0m,08 du toit, on soude une embase métallique destinée à rejeter l'eau qui pourrait s'infiltrer dans l'intérieur du bâtiment en coulant le long de la tige.

Cette dernière est fixée ordinairement sur le faitagedu toit. Elle peut être posée entre deux fermes, comme on le voit en A (fig. 2016).

On perce alors un trou de môme dimension que le pied de la tige; on fixe, avec quatre boulons ou deux étriers boulonnés

qui embrassent et serrent le faîtage, deux plaques eD fer E, de (h,02 d'épaisseur cl percées chacune d'un trou correspondant a celui qui est fait dans le bois. La tige

Fig. 2016.

s'appuie, par un petit collet, sur la plaque supérieure, contre laquelle on la presse fortement, au moyen d'un écrou se vissant sur l'extrémité de la tige contre la plaque inférieure.

II est bon, pour obtenir plus de solidité, d'appuyer l'extrémité de la tige, comme on le voit en II, sur les pièces qui sont audessous du faîtage. Le cas préférable, à ce point de vue, est encore celui où le paratonnerre étant posé au-dessus d'une ferme, sa tige est assujettie contre le poinçon au moyen de brides, ainsi qu'il est indiqué en C.

Si le parafoudre est placé sur une voûte, sur un mur, un pignon de refend par exemple, on en termine la tige par plusieurs empâtements, par des arcs-boutants scellés dans la pierre.

La lig. 2017 représente plusieurs modes

de jonction d u conducteur avec la tige ; en A. un collier brisé à charnière portant deux oreilles entre lesquelles on serre l'extrémité du conducteur au moyen d'un boulon; en li, un étrier à plaque et à écrous, dont la queue est embrassée par une fourchette qui termine le conducteur ; en C, un conducteur en corde métallique qu'on relie a la lige du paratonnerre en la pinçant fortement, au moyen d'un boulon, entre les deux oreilles d'un collier.

Les pièces qui composent le conducteur étaient autrefois assemblées a traits de Jupiter, avec deux boulons traversant l'assemblage; aujourd'hui on préfère amener à juxtaposition les deux extrémités des tringles en taraudant leurs extrémités et enveloppant la jonction d'un manchon dit d'assemblage, qui est lui-même pourvu d'un pas de vis intérieur (fig.2018|.

Si le conducteur est un câble en fils métalliques, on goudronne ou mieux on galvanise chacun des tenons avant de les tresser pour en former la corde. Ces cadres offrent sur les barres de fer l'avantage d'éviter le travail délicat des raccords , de diminuer les chances de solution de continuité, do rendre, en outre, la pose ires-facile.

Pour assurer la stabilité, on doit le soutenir et le rattacher de distance en distance aux toits et aux murs des bâtiments. Il est supporté, parallèlement a la couverture, a 0™,t2 ou O™,!!», par des crampons à fourche dont la patte recourbée est fixée sur une lamelle de plomb (fig. 2019). Celle-ci remplace l'ardoise ou la tuile qui est vis-à-vis le crampon et prévient l'infiltration de l'eau. Après s'être replié autour de la corniche du bâtiment, sans toutefois la loucher, le

Fig. 2018.

conducteur s'applique contre le mur, le long duquel il est fixé par des crampons scellés dans la maçonnerie et munis, à

Fig. 2010.

leur extrémité, d'une sorte de collier qui entoure la tige. Les cordes métalliques sont isolées souvent par le moyen de bagues en cristal ou en porcelaine reposant ellesmêmes sur les supports (fig. 2020). Lorsque le conducteur est arrivé dans le sol, à 0m,50

Fig. 2020.

ou 0m,60 de la surface, on le recourbe et on le conduit dans un puits ou un trou

Fig. 2021.

creusé jusqu'à la rencontre de l'eau. Là le conducteur est divisé en deux ou trois branches (r\g. 2021) pour augmenter les

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