PARPAING
dans une communauté religieuse ou daus un collège. Le parloir s'établit au rez-dechaussée et à proximité de l'entrée.
Parmln, s. m. — Pierre calcaire tendre, à grain très-fin, et qui s'exploite dans les environs de Paris, à l'Ile-Adam.
Le parmin porte 0m,G0 à 0m,70 de hauteur de banc et son poids est de 1875 kilogrammes le mètre cube. Les corniches intérieures de la Madeleine et de la Bourse à Paris sont faites avec cette pierre.
Paroi, s. f. ■— Synonyme de Parement.
Paros (marbre de). — Marbre blanc légèrement translucide et offrant l'aspect de Ti voire, ce qui lui a fait donner le nom de marbre carolique ou carolithique.
Ce marbre est très-recherché par la statuaire. Un certain nombre des plus belles statues antiques, la Vénus de Jfddicis, par exemple, est en marbre de Paros.
Parpaing, s. m. — Pierre qui fait parement sur les deux faces d'un mur. La figure 2023 représente un mur construit en
Fig. 2023.
parpaings. On dit aussi pierre parpaigne. Les soubassements en pierre que l'on établit sous les cloisons ou murs intérieurs en briques ou en pans de bois situés à rezde-chaussée sont composés de parpaings et un mur rampant à sa partie supérieure, et prennent eux-mêmes ce nom.
On appelle encore : 1° parpaing déchiffre celui qui porte les marches d'un escalier; 2° parpaing d'appui les pierres à deux parements comprises entre les allèges et qui forment l'appui d'une croisée. Ce dernier terme s'emploie surtout pour les murs d'appui dans ces conditions, lorsque l'embrasure descend jusqu'au plancher.
Parpine, s. f. — Bout de planche qu'on logé dans la masse d'un mur en pisé pour consolider ce mur et prévenir les lézardes et les déversements.
Parquet. — Assemblage de pièces de bois de peu d'épaisseur destiné à revêtir le sol des habitations ou des édifices publics.
On distingue les parquets des planchers en ce que ces derniers sont des assemblages à plats joints dç planches de 0m,22 de largeur, tandis que les parquets sont composés de lames en bois jointes à rainure et languette et larges de 0m,07 jusqu'à 0m,t2 ; leur épaisseur varie de 0m,027 à 0m,034.
Les parquets s'exécutent quelquefois en sapin; mais il est préférable d'employer le chêne. Il y a plusieurs sortes de parquels : les parquets à l'anglaise, les parquets en points de Hongrie, les parquets à bâtons rompus, les parquets à compartiments.
Les parquets à V anglaise ou à frises sont faits avec des planches refendues, frises ou alaises, qui ont 0m,08 à 0m,ll de largeur environ, se placent les unes à côté des autres et s'assemblent à rainures et languettes ; on les cloue soit directement sur les solives (fig. 2024), soit sur des lambourdes de 0m,06 à 0m,08 d'épaisseur, po-
ZUSL
Fig. 2024.
sées elles-mêmes sur les poutrelles^ comme le montre la figure 2025, ou sur l'aire du plancher où elles sont maintenues par des scellements en plâtre.
Ou emploie, pour fixer les frises sur les lambourdes, des clous sans tête qui se posent inclinés dans les joints, afin de n'être pas apparents. Les extrémités des planches sont chevauchées et doivent répondre aux milieux des lambourdes. On entoure ces parquets d'un encadrement
dans lequel ils s'assemblent à rainures et languettes. Quelquefois, on divise la surface du plancher par travées, suivant la
Fig. !0îi.
longueur des boisa employer, que l'on réunit au moyeu de frises placées en sens contraire et dans lesquelles viennent s'assembler les premières. Un aulre mode de parquetage est celui qui consiste a couper d'onglet les abouts des frises, aiusi qu'on le voit (lig. 20ï6|.
Fig. 20Î6.
Lesparquets àpoints defforigi-fe(fig.2027) sont formés de planches également jointes
Fig. ïOîT.
à rainures et languettes cl clouées sur les lambourdes, qui doivent se trouver au droit des joints longitudinaux. La longueur
de ces planches ou feuilles et l'angle sous lequel elles se rencontrent sont réglés d'après tes dimensions de la salle ; la largeur qu'on leur donne est de O^OS quand elles ont moins de 1 mètre de long et de Om,ll lorsqu'elles ont davantage.
Dans les parquets à bdtons rompus (fig. 2028), les abouts, au lieu d'être coupés d'onglet, socl coupés carrément.
Les parquets à compartiments ou d'assemblage, appelés aussi parquets sans fin, 3onl composés de feuilles formées ellesmêmes de bâtis et de panneaux arasés. Les bâtis sont faits de pièces de bois qui s'assemblent eutre elles à teaons et mortaises.
La figure 2029 représente un parquet
Fig. îow.
d'assemblage dans lequel les bâtis princi-
paux sont doubles et les remplissages carres et triangulaires. L'encadrement qui règne sur le pourtour de la pièce esi une simple frise.
Dans celui que nous donnons (lig. 2030) les panneaux affectent diverses formes et l'ensemble est entouré d'une large bordure renfermant elle-même des compartiments.
Fig. 3030.
Ces panneaux Boni ordinairement formés d'un seul morceau, comme dans les deux exemples que nous venons de présenter, ou composés de frises qui se croisent (fig. 2031). On exécutait autrefois ces parqueta en merrains ou planches de chêne de faible longueur et débitées sur maille, ce qui offrait un bel aspect et s'opposait davantage à l'écarlcment des joints.
Fig. 503t.
On appelle parquets mosaïques ceux dans lesquels on emploie des essences différentes et, par suite, de couleurs diverses. Les uns ont seulement l'encadrement disposé en bois de nuances variées, ainsi que le
PARQUET, montre la figure 203?, qui représente un parquet mosaïque et à bâtons rompus.
Fig. !03î.
Dans d'autres (fig. 2033), l'ouvrage entier est en mosaïque. Cvsparguets décoratifs ne sont pas établis directement sur les lam-
bourdes, mais sur un premier plancher qui est solidement fixé et exécuté en bois
de chêne ou de sapin du nord, parfaitement sec. Parfois aussi on les pose sur des lambourdes croisées, comme le montre la figure 2034, qui représente la coupe et le dessous d'un parquet ainsi consLilué.
l'ig. 503).
Aujourd'hui on ne place pas de frise sur le pourtour des parquets ordinaires; c'est la plinthe ou le stylobale qui recouvre les abouts des pièces voisines de la muraille. Toutefois il est indispensable de poser autour du foyer en marbre, placé devant la cheminée, un encadrement en frises, dans lequel les feuilles viennent s'assembler à rainures et a languettes.
Les conditions de bon établissement pour un parquet sont les suivantes : un nivellement parfait de la face supérieure des lambourdes; l'absence complète d'aubier, de fentes ou de gerçures ; le dressage bien exécuté des frises, auxquelles il faut donner des arêtes vives ; la taille précise a 45° des onglets pour assurer la juxtaposition. £u outre, lorsque le parquet est entièrement posé, on le nivelle en le rabotant avec soin.
ï° On nomme parquet de glace un assemblage de bois à petits panneaux, a bâtis d'encadrement et bâti inlérieur, sur lequel on pose les glaces.
3° On donne le même nom à des assemblages de bois analogues que l'on rapporte quelquefois au bas des portes coclières.
4» Partie d'une salle de justice où se tiennent les juges et qui est close, du coté
i — PAS.
du public, par une barre qui s'appelle la
barre d'audience.
r>° Partie d'une salle de spectacle qui est comprise entre l'orchestre des musiciens et le parterre ; on lui donne aujourd'hui le nom i'orehettre (voy. ce mol).
Partage (point de).— Point du parcours d'un canal qui esta l'altitude la plus élevée. ■ C'est en ce point qu'est établi le bief de partage, c'est-à-dire le bief dans lequel ou recueille les eaux nécessaires à l'alimentation du canal (voy. Bief, Canal).
On donne aussi te nom de point de partage au point le plus élevé sur le parcours d'une ligne de chemin de fer.
Parterre, s. m. — 1" Partie d'un jardin dans laquelle on cultive spécialement les fleurs et les plantes d'agrément.
Les parterres sont dessinés suivant l'étendue, la disposition du sol et le goût du
On appelle parterres à l'anglaise leB tapis de gazon entourés d'une plate-bande de Heurs.
2° Partie d'un théâtre placée au-dessous du niveau de la scène et comprise entre les places d'orchestre ou de parquet et le pourtour des baignoires ou loges du rez-dechaussée (voy. Théâtre).
Parvis, s. m. — Place qui précède l'entrée d'une église, principalement d'nne cathédrale.
Le parvis s'appelait autrefois paradisus et représentait, selon certains auteurs, l'image du Paradis terrestre, par lequel il faut passer pour arrivera l'église ou paradis céleste qui est la demeure de Dieu. Dans les premiers temples chrétiens, le parais était entouré de portiques et prenait aussi le nom d'atrium ou aitre (voy. Basilique).
Pas, s. m. — Entaille faite dans la plate-forme d'un comble pour recevoir le pied des chevrons.
Pos de porte, seuil de porte élevé audessus du sol de manière à former une marche.
Pas de vis. Distance qui sépare deux arêtes ou filets de la circonvolution d'une uis (voy. ce mot).
pas d'engrenage, distance comprise entre