‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 266 sur 553 · PENTURE · texte numérisé non relu

PENTURE

plu6 ou moins forte, on dit que ce comble est plus ou moins faide (voy. Comble).

La pente d'un chemin, prise d'un points à un autre de ce chemin, se mesure par le rapport de la différence de niveau de ces deux points à la distance qui les sépare.

Par exemple, la différence de niveau' entre ces deux points choisis est3 mètres, la* distance qui les sépare est de 6,000 mètres.' On dit alors que le chemin a une pente de 3/6,000 ou 0m,005.

Pente de plâtre. Enduit de plâtre fait sur lattes ou voligés, ou bien, massif de plâtras et plâtre, dont la surface est dressée de manière à recevoir les chéneaux ou gouttières et à faciliter par son inclinaison l'écoulement de l'eau (voy. Ckéneau, Goûttièrë).

Les paveurs distinguent deux pentes dans un chemin : la pente courante^ qui suit la longueur de la voie, et la pente la-, térale, qui tombe sur sa largeur.

Les menuisiers donnent le nom de pente à l'inclinaison qu'ils ménagent sur le fer d'un outil.

Contre-pente, pente en sens inverse d'une direction indiquée.

Pentnre, s. f. -- Pièce de fer qui compte parmi les ferrements d'une porte et qui se compose d'une branche ou bande de fer méplat et d'un œil ou nœud pivotant sur un gond. .

Cette dernière est rapportée et soudée ou simplement formée par la branche re- ' pliée à son extrémité. La barre plate est, percée de trous destinés à recevoir des vis ou des clous qui la fixent sur la porte.

Cette ferrure sert en môme temps à faire mouvoir le vantail, et à consolider la jonction des planches qui forment le vantail.

On distingue :

La penture ordinaire A (fig. 2067), qui sert pour les portes de cave ;

La penture à collet élargi B, qui n'est pas brute, comme la précédente, mais qui est ordinairement dressée, limée et entaillée dans le bois.

Ces deux sortes de pentures s'appliquent, à l'extérieur de la Dorte.

PENTURE

j C, a entailler, coudée inté-

:. -.Il

. . ..Ti

La penture à équerre a T, avec gond (tin. 2068). qui est employée, ainsi que les

suivantes, comme ferrement des portes charretières ;

Pig. 3069.

La penture à équerre double inférieure

La penture à équerre double supérieure (flg. 2070) ;

DICTIONNAIRE DE COHSTnncTJQN.

t - PENTURE.

La penture à équerre double, avec gond à patte, pour le guichet (flg. 2071).

Pig. S07t.

Nous donnons (lig. 2072) un autre système de penture, en forme de fourche, dont les deux branches embrassent le montant du bâti de la porte et sont réunies

Pig. !07î.

entre elles par un boulon. La porte est munie de deux pentures de ce genre, l'une supérieure, l'autre inférieure et dont les nœuds ne sont pas placés sur la même verticale. Ce système donne plus d'aesietle et de solidité à l'attache du vantail.

On appelle improprement pentures à charnière, pentures à pivot, des ferrures peu employées qui sont de véritables charnières ou pivots avec branches de penture. . On fait encore des penium fleuronnées

Pig. !073.

(flg. 2073), a enroulements (ftg. 2074). Quelquefois, comme dans les portes des églises au moyeu Age, les dessins de ces ferrements sont très-compliqués et couvrent presque

entièrement les bois des ballants, auxquels ils sont fixés par des clous à lélcs saillantes.

l'ij. 2071.

Fèpérin, s. m, — Tuf volcanique fournissant une pierre moins dure, moins belle, moins homogène et plus poreuso que le travertin, mais plus difficile à tailler à cause des cailloux siliceux qu'elle renferme.

Celte pierre est d'une couleur grise, avec des lâches hrunes el des points brillants. Quoique tendre lorsqu'on l'exploite, elle durcit avec le temps et -résiste aux effets du feu. On l'extrait de plusieurs endroits: des environs de Itouie, où on lui donne le nom de peperino, mais surtout de Castel-Marana, sur la roule de Naples. Los anciens lu liraient principalement de Gabies ou d'AIbano et la nommaient, pour cette raison, (apis gabimts ou albama. Une parlie de l'ager de Servius Tullius elle grand mur ù l'est du forum d'Auguste sont construits en pépirin.

Percées, s. f. pi. - Terme que l'on emploie quelquefois pour désigner les baies qui distribuent le jour sur une façade.

Percement, s. m. — ' 1° Ouverture d'une voie, d'une rue, d'un tunnel, d'une carrière ;

2° Baie que l'on Tait après coup dans un mur pour y placer une jrarlc ou une croisée. a — Faire un trou dans le

t — PERCUSSION.

bois, dans le fer.pour y placer une cbcville, un rivet, etc.

Les outils qui servent à percer le bois SCmt les tarrières, les vilbrequins, les vrilles (voy. ces mots), la machine à percer proprement dite, qui est représentée par la fig. 2075 el que l'on emploie pour les battants de croisée. Les outils dont on fait usage pourpercer le fer sont les forets cl les foreriez [voy. ces mots).

Fig. 2075.

Perche (voy. Échasse, Êcopercke).

Perchoir, s. m. — Ensemble de bâtons disposés en échelons sur un plan incliné et espacés de 0™,50, de manière a ce que les oiseaux placés au bas ne soient pas exposés à recevoir les ordures de ceux qui sont perchés plus haut. Tantôt ces bâtons foni parlie d'échelles mobiles, simples ou doubles; tantôt co sont des traverses mobiles reposant sur de petites mâchoires en bois ou en pierre lixées le long des murs.

On dit aussi juchoir.

Percussion (des bois). — Moyen que l'on emploie pour reconnaître certains défauts des bois qui ne sont pas visibles à la simple inspection : on élève Bur deux chantiers la pièce à examiner, après en avoir scié préalablement les deux bouts ; à l'un d'eux on frappe avec une masse après avoir posé l'oreille à l'autre ; si le son est clair, le bois eslJioinogéne et dur; si, au contraire, il est sourd, étouffé, la pièce renferme des défectuosités, telles quedescavi tés provenant do vermoulure ou de roulure, des points de pourriture ou interruptions

PÉRISTYLE. — g

de fibres, des feules, des gerçures, elc

Perdriaux, s. m. — On donne ce nom aux pierres que l'on place autour des bornes pour les consolider.

Perdue (pierre). — t« Pierre que l'on jelte à bain de mortier dans do la maçonnerie de blocage ;

2° Pierre qui forme enrochement au pied d'une construction hydraulique pour la protéger.

. Pérlbole, s. m. — Enceinte sacrée formée de portiques qui entourait cer-, tains édifices religieux de la- Grèce et de Borne. Le temple de Jupiter Olympien, à Athènes, celui de Vénus, a Rome, avaient des périboles.

Péridrome, s. m. — Galerie ou espace couvert servant à la promenade autour d'un édifice.

Péril (bâtiment en). — Se dit de toute construction qui menace ruine.

Férlptère, s. m. — Édifice et particulièrement temple antique enlouré^fig.SOTt)) d'un portique.Tels sont les lemplesde NcpluneàPœstum, de la Piété à Rome, le Parthénon a Athènes.

L'église de la Madeleine, à Paris, est également un ■ édifice piriptère.

On appelle pseudopériptère un temple dans lequel 'les murs latéraux, ainsi que le mur du fond, viennent s'appuyer sur les co- .

lonnes du portique qui y sont engagées sur le 1/3 environ de leur diamètre.

La Maison Carrée de Nîmes, le temple de la 'e' Fortune virile, a Rome, sont des pseudopêriptires.

Péristyle, s. m. — Partie de la maison romaine qui formait la seconde division du plan général et représentait l'intérieur même de l'habitation. L'accès n'en était permis qu'aux parents cl aux amis intimes.

Par la place qu'il occupait, \a péristyle répondait au gynécée de la maison grecque (voy. Maison).

î — PERLE.

Des corridors appelés fauees et ménagés de chaque côté du tablinum (voy. ce mot) faisaient communiquer entre elles les deux divisions de l'habitation, l'atrium ol le péristyle. Ce dernier était formé d'un portique entourant un espace découvert ou était disposé souvent un jardin avec un bassin ou une fontaine an- centre; le bassin, semblable à ['impluvium, mais sur des dimensions généralement plus grandes, prenait le nom de piseina.

C'est sur les côtés de ce portique, sous la colonnade, qu'étaient distribués les appartements extérieurs : l'actif ou pièce dans laquelle les femmes se tiennent habituellement; le trielinium ou salle à manger; les cubicuta, petites chambres de résidence; puis, dans les demeures opulentes, des exèdres, une bibliothèque, une galerie de lahleaux, des bains, etc.

Chez les riches citoyens, les murs des portiques du péristyle élaient révolus, sur toute leur bailleur, de tables de marbre blanc veiné; les colonnes, ainsi que le pavé, étaient de couleurs variées; les plafonds, en menuiserie à compartiments.

Quelquefois l'un des côtés du péristyle était pourvu de deux rangs de colonnes, tandis que les autres n'en présentaient qu'un seul : c'était le côté exposé au midi, c'est-à-dire aux pluies d'orage; de cette façon on empêchait que, chassée par le vent, l'eau ne pénétrai dans les appartements.

Aujourd'hui, on appelle péristyle toute galerie fermée d'un côté par des colonnes isolées et, de l'autre, parle mur d'un édifiée ; dans ce sens, le mot est synonyme de colonnade ; mais on l'emploie plus souvent pour désigner l'ensemble des colonnes qui ornent la façade d'un monument (voy.

Portique).

Perle, s. f. — On désigne ainsi de pe-

l'îg. Î077.

tils grains ronds sculptés sur des moulures (flg. 2077).

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