‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 267 sur 553 · PERRON · texte numérisé non relu

PERRON

Permission (de bâtir). Voy. Bâtir.

Perpendiculaire, adj. — On dit qu'une ligne droite est perpendiculaire à une autre ligne droite lorsqu'elle fait srec celle dernière.,, deux angles égaux , qu'où appelle angles droits.

De même une ligne est perpendiculaire ou nor- >"(,7,«-. . '*" "*- „., . ,w ■; maie à an plan, p.

lorsqu'elle est perpendiculaire à deux droites quelconques menées par son pied dans le plan.

La verticale, représentée par ie fil à plomb, est une perpendiculaire au plan de l'horizon.

Ferré, s. m. — Mur de revêtement en pierres sèches que l'an établit sur des terres ou lalus dont ou craint l'éboulement, sous l'action des influences atmosphériques ou par suite de l'ébranlement dû au passage des véhicules.

Ce dernier cas se présente dans les tranchées de chemins de Ter.

On construit les pétris au moyen de pierres plates bien lissées, de moellons de carrière ou de pierres provenant de la surface du sol, mais ayant au moins 0",21 de queue. Dans certaines tranchées humides, il est nécessaire de garnir de pen-én le pied des murs tres-exposès aux dégradations. La rJg. 2078 représente la partie inférieure d'un talus Bujeile à être baignée

Fig. 2078.

par l'eau protégée par un revêtement ainsi formé et reposant sur un lit de pierrailles. Perron, t. m. — Emmnrchement de plusieurs degrés donnant accès à un palier couvert ou découvert qui est placé à l'ex-

il! — PERRON.

teneur, devant l'entrée d'un étage un peu

élevé au-dessus du sol.

Les marches peuvent être droites (fig.

2079), à pans

. (ng.2080),oncwi-

I tria (fig. 2081).

-, Le perron est dit

simple, lorsqu'il

'une ram-

dcttble,

deux

{âg.2082).Tantot

-*2t«.; — ^jw-j»* "* les marches et le

: palier sont posés

sur un massif ou

terre-plein ; tantôt sur deux murs d'échiffre

ou sur une voûte rampante.

| n'a qu'une i 1 pe ; il est do > s'il eu a i

Fig. îosi.

marquise en fer supportée par des colon-

Fig. ïosî.

nettes ou des consoles, soit par un petit porche en charpente ou en maçonnerie.

PERSÉPOLITAINE.

Au moyeu âge, les perrons avaient une grande importance : les palais, les hôtels privés, les maisons communes en étaient pourvus; on les ornait de riches balustrades et on les recouvrait quelquefois d'une voûte supportant une terrasse.

Persane (architecture). Voy. Persépolitaine.

Persépolitaine (architecture). — Des monuments de l'architecture des anciens Perses il ne reste que très-peu de vestiges, parmi lesquels les plus remarquables sont ceux qui couvrent remplacement de la ville de Persépolis, dans la plaine de Merdah, à 50 ou 60 kilomètres de Schiras.

Ces ruines, auxquelles les habitants donnent le nom de Tschil-Mmar ou les quarante colonnes, sont les restes d'un ancien édifice, composé de terrasses étagées les unes au-dessus des autres et communiquant entre elles par de larges escaliers. Les colonnes ont 15 mètres de haut, sont cannelées et si grosses que trois hommes peuvent à peine les embrasser.

Toutes ces constructions sont en marbre tiré de montagnes voisines et les blocs énormes qu'on y a employés sont réunis, sans chaux ni mortier, d'une manière tellement précise qu'on a peine à en découvrir les joints.

On ne reconnaît, dans les débris de ces édifices, aucun ordre d'architecture connu. Les chapiteaux ont un caractère particulier, mais qui n'a rien d'égyptien, quoi qu'en pensent certains auteurs, qui regardent l'Egypte comme le berceau de l'ancien art persan. Les cannelures ne se touchent pas, comme dans l'ordre dorique, où elles forment des arêtes vives. Elles sont, au contraire, séparées les unes des autres par des côtes ou listels verticaux. Gomme la colonne ionique, la colonne persépolitaine possède un congé à sa partie inférieure.

La base, séparée du fût par un tore, a parfois la forme d'une cloche, d'un lotus ou d'un calice renversé, orné de feuilles tombantes et reposant sur une plinthe circulaire comme certaines colonnes égyptiennes. Les chapiteaux présentent aussi

un caractère complètement original (voy.

Chapiteau). Un immense espace est ainsi couvert de colonnes, de portails, de fragments de murs revêtus de bas-reliefe.

• Le principe de l'architecture persépolitaine semble avoir été conçu dans un esprit d'indépendance complète. La légèreté et l'élégance qui caractérisent les monuments médo-perses sont dues aux mœurs, à la situation géographique, au climat et aux matériaux de la Perse et de la Médie. Il faut toutefois ne pas oublier de- signaler l'introduction de certaines dispositions architecturales de l'Assyrie, influence duc aux relations commerciales que facilitaient les itinéraires suivis par les caravanes entre les villes principales de ces diverses contrées.

Persienne, s. f. — Contrevent extérieur, disposé de manière- à laisser pénétrer un peu d'air et de lumière dans l'intérieur.

Les persiennes sont presque toujours composées de deux vantaux qui s'ouvrent en dehors en tournant sur des gonds scellés dans la pierre de taille de la baie et venant s'emboîter, quand on les ferme, soit dans une feuillure creusée au pourtour de l'arête extérieure de celte baie, soit contre un arrêt en fer.

Chacune des deux parties mobiles est un châssis entre les montants duquel sont assemblées parallèlement entre elles des lames ou feuilles de bois minces éloignées les unes des autres de l'épaisseur du châssis et disposées diagonalement en abatjour, ou sous un angle de 45°.

La fig. 2083 représente, en élévation, en coupe et en plan, une persienne à deux vantaux, à l'échelle de 0a,25 par mètre.

Les deux montants et les deux traverses qui forment les châssis des persiennes s'assemblent à tenons et mortaises et leur largeur varie deO"1^ à0m,ll sur0»,03* d'épaisseur. Quand la persienne est un peu élevée, comme dans l'exemple que noua donnons, on fortifie ces quatre pièces par une troisième traverse qui s'assemble au milieu de la hauteur des montants.

Les lames qui remplissent le vide des châssis sont des bois de 9 à 11 millimètres

d'épaisseur el dont les deux franches sont de niveau avec les surfaces intérieure et extérieure desvantaux. Ces pièces peuvent s'assembler avec les montants de diverses manières :

CT

1" On les fait entrer dans des entailles obliques creusées sur l'épaisseur du bâti et on les fixe avec une cheville placée horizontalement ou au moyen d'une petite pointe mise au bas de chaque côté ;

2» On les fait entrer en entailles, comme les premières, en ménageant un goujon Baillant qui s'introduit dans un trou pratiqué au milieu de l'entaille;

3* On peut enlin supprimer les entailles cl les goujons el faire à chaque lame un tenon oblique de O»,011 à 0m,0l3 de largeur.

Celte dernière manière est la meilleure, parce qu'elle permet de ne pas placer de traverse large dans la hauteur du châssis:

t — PERSIENNE,

il suffit de laisser aux tenons de deux ou trois lames réparties à dislances égales une longueur suffisante pour être chevillés.

La tranche inférieure de la traverse du haut est taillée obliquement, do façon qu'elle soit parallèle à la lame la .plus élevée. On eu fait autant pour la tranche supérieure de la traverse du bas cl pour les deux tranches de la traverse intermédiaire, quand ou veut. Celle-ci peut, en raison de l'élévation de la baie, avoir l'épaisseur de plusieurs lames, il y a même des volels dont une partie seulement est munie de lames de persienne (Kg. 2

Quelquefois celte portion est mobile autour d'un axe horizontal (lig. 2085), de manière à permettre de voir au dehors sans ouvrir les vantaux et sans donner passage aux rayons du soleil.

Fig. Î085.

Parfois aussi, et ce système permet de voir ce qui se passe à la hauteur de l'œil sans ouvrir les persiennes, les lames sont disposées de telle sorte qu'elles peuvent tourner autour des tourillons qui les main-, tiennent dans les bâtis. Elles sont réunies

par une tringle de fer, au moyen de laquelle on les fixe dans la position voulue.

On peut encore rendre ces lames mobiles, les monter sur une crémaillère en bois, à l'aide de tourillons placés en haut et en bas de la partie mobile ; on les fuit alors mouvoir de manière à les fermer entièrement, puisqu'elles sont disposées à recouvrement les unes sur les autres et à les ouvrir tout a fait, c'esl-à-dire horizontalement ou obliquement en l'air du dedans à l'extérieur, en les tournant en sens inverse. L'article abat-vent donne un exemple d'un système analogue.

Les persfennes Couvrant eu dehors et se logeant dans des feuillures pratiquées à l'extérieur de ,1a baie, présentent, lorsqu'elles sont ouvertes, l'inconvénient de cacher les chambranles des fenêtres et d'exposer des menuiseries aux intempéries de l'atmosphère. On a voulu y remédier en brisant les persiennes comme on brise les volets intérieurs et en les logeant dans les tableaux des baies, que l'on fait plus profonds. Mais alors la fenêtre donne moins de jour dans les pièces, à cause de la suppression des embrasures et la vue est gênée par la trop grande saillie des tableaux.

Des volets intérieurs brisés, des jalousies ou des stores semblent devoir être adoptés de préférence aux systèmes précédents.

Les lames de persiennes en bois servent à la fermeture des baies dans les locaux que l'on veut a la fois aérer et abriter de la pluie et du vent, par exemple, -dans les séchoirs. Les unes sont fixées par des clous ou des lenons, les autres sont mobiles (voy. Abat-vent).

On entaille quelquefois les volets pleins, de façon à simuler des persiennes ; les

lui - mi rm 1 L

Fig. 2086.

parties qui représentent les lu m nomment famses-iames.

Le prolil de ces entailles est indiqué par l'outil qui sert à les pratiquer et que représente la fig. 2086.

Pour araser les lames ordinaires, on emploie un châssis (lîg. 2087), dans lequel

g^s^-^dj'j^

Fig. Ï087.

on en pfuce une certaine quantité, que l'on maintient au moyen d'une vis de pression.

Depuis quelques années, on fabrique des parisiennes en fer, brisées a plusieurs vantaux, de manière a pouvoir être logées dans les tableaux de la croisée.

On les fait a lames fixes ou mobiles.

Nous donnons ici, comme exemple de persiennes à lames mobiles, un des modèles de la maison Lclurc et Baudet, à Paris, qui fabriquent ces ouvrages d'après le système Hobardet.

Los vantaux peuvent être à plusieurs feuilles se repliant les unes sur les autres. Les lames mobiles sont mises en mouvement par une crémaillère, dont la ligure Ï088 représente le mouvement, ainsi que deux positions différentes de lames mobiles.

Les feuilles repliées s'appuient contre le tableau ; quelquefois on refouille ce dernier pour y loger les vantaux, sans que la largeur do la baie en soit diminuée.

Les fermetures sont ferrées tantôt sur le dormant des croisées (fig. 2089), tantôt sur une cornière affleurant l'extérieur du mur.

On fabrique encore un système de persiennes avec balts en bois et en fer, à lames fixes en fer.

Enfin l'on en fait aussi ù encadrement en fer évidé et à noix avec lames en bois.

La fermeture des persiennes ordinaires en bois se fait au moyen d'un Joqucleau

Fig. SOSB.

qui les rattache à la partie supérieure de la baie, d'un crochet qui les fixe par le bas

Fig. Î089.

a la traverse d'appui de la croisée ; les deux vantaux se joignent â recouvrement; une poignée sert à tirer les vantaux et des arrêts les maintiennent ouverts, appliqués contre le mur.

Divers systèmes ont été inventés qui permettent du fermer les persiennes sans ouvrir la croisée. Nous signalerons particulièrement l'appareil Cairol.

Si les persiennes sont a deux vantaux, la fermeture se compose, pour chaque vantail, d'une boite en fer B (11g. 2090) renfermant une vis sans fin qui engrène avec un secteur denté E, portant un gond lixé, d'une part, au vantail, scellé, d'autre part, dans l'ébrasemeut et sur lequel pivote une paumelle spéciale. Le mouvement est donné à la vis sans lin au moyen de deux pignons a 45°, calés, l'un sur l'arbre de la vis et l'autre sur une lige a laquelle est fixée, à l'intérieur de la chambre, une manivelle que l'on Tait mouvoir a la main avec une grande facilité.

Lorsque cet appareil s'applique à des persiennes à quatre vantaux se pliant dans

la baie, il se compose (fig. 2091) d'une vis droite et gauche B, & quatre lilets carrés,

posée horizontalement sous la pièce d'appui et qui porte deux écrous à charnière C (un de chaque côté).

Fig. 200 I.

Les charnières des écrous sont fixées

coiili-c les deux premiers vantaux, qu'ils

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