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PEUPLIER

châssis de croisée. On distingue le pcstum ordinaire (fig. 209?) et le pestum à deux fers (fig. 2093).

Fig. 2093.

Petit-bols. — On donne ce nom aux montants et aux traverses qui reçoivent les verres des châssis de croisées (voy. ces mots).

On désigne de même des tringles de fer à feuillure destinées au même usage. Dans ce dernier cas, on dit aussi petits-fers.

Pétrin. — Partie d'une boulangerie dans laquelle est renfermé le coffre où l'on pétrit la pâte et que Ton nomme aussi maie ou huche.

Cette pièce, attenante au fournil et communiquant avec lui au moyen d'une porte, contient, outre ce coffre, une table et des rayons four y déposer les pannetons ou paniers formes pour le pain.

Ordinairement le pétrin est réuni à la paneterie, pièce dans laquelle on place les pains sortant du four.

Peulvan, *. m. — Nom que Ton donne aux monuments celtiques, en forme de monolithes verticaux et que Ton appelle aussi menhirs (voy. ce mol).

Peuplier, s. m. — Arbre de la famille des Salicinées qui fournit un bois de contexiure uniforme, léger, tendre et facile à travailler.

On en distingue plusieurs variétés :

Le peuplier blanc, appelé vulgairement ypréau, sans doute à cause de son abondance autour de la ville d'Ypres,et bois blanc, par suite de la couleur de son bois. Ses fibres sont fines et son poids spécifique varie de 0,528 à 0,614. L'espèce la plus estimée est celle dite blanc de Hollande ; on en fait des charpentes pour travaux peu importants et des ouvrages de menuiserie;

L'espèce dite de Lombardie, ou peuplier d'Italie, qui donne un bois qui se travaille

facilement et n'est point sujet à se fendre, ni à se tourmenter, ni à faire retraite, qualité qui, jointe à son extrême légèreté (poids spécifique 0,371 à 0,414) et à sa prompte dessiccation, doivent le faire employer, de préférence au sapin, pour les lambris et pour les menuiseries légères;

Le peuplier noir ou peuplier franc, qui ne peut servir qu'à des boiseries communes ;

Le peuplier du Canada, le peuplier de Virginie, etc.

Le bois du peuplier, à côté de ses avantages, présente le défaut de durer peu ; mais il est facile de l'injecter au moyen de liquides antiseptiques (voy. Conservation des bois).

On peut employer ce bois à la charpente des combles ordinaires, les faîtages exceptés ; mais il faut le proscrire des planchers, parce qu'il se casse facilement. Il est d'un assez bon usage dans les constructions rurales. En menuiserie, on s'en sert pour les portes, tablettes, parquets d'étages supérieurs et, en général, pour les parties à l'abri de l'humidité. La volige qui porte l'ardoise dans les couvertures est généralement en peuplier.

Phare, 5. m. — Tour que l'on construit sur un point éminent d'un littoral, à l'extrémité d'une jetée, et qui porte, à son sommet, un feu servant à guider, pendant la nuit, la marche des navires aux approches des côtes et à leur signaler les

écueils.

Le nom de phare vient de Pharos, île

dans laquelle Ptolémée Philadelphe fît bâtir une tour célèbre qui servit, depuis, de type aux édifices destinés à cet usage.

Les Romains construisirent aussi des phares ayant la forme, les uns de tours rondes, les autres de tours carrées.

Aujourd'hui les phares que l'on place dans nos ports sont de très-faible hauteur et servent seulement à indiquer Ventrée du chenal; c'est aux points du littoral qu'il importe de signaler aux navigateurs que l'on établit les phares les plus élevés. On divise, par conséquent, ces constructions en plusieurs classes :

1° Ceux dont les feux odI une portée de 35 à 50 kilomètres ;

2* Ceux qui doivent faire éviter aux navires les dangers compris entre les points où sont établis les phares de la première classe, et qui ont une portée de 16 à 35 kilomètres;

3° Ceux dont la lumière ne s'aperçoit pas à plus de 16 kilomètres et que l'on appelle fanaux.

Le phare de Cordouan, commencé en 1531 sous Henri III, est l'un des plus remarquables par bcs proportions et par son architecture. Il est situé sur un rocher isolé à l'embouchure de la Gironde et, depuis son achèvement en 1610, il a été plusieurs fois restauré cl agrandi.

Le phare de Bréhat (fi?. 2094), construit par M. Beyoaud, près de Trêguier (Coles-du- Nonl), est le plus beau de tous les édifices de ce genre : il se compose de deux tours superposées. La première, qui a 13™, 70 de diamètre à la base, el 8 mètres à son sommet, est enchâssée dans la roche de porphyre sur laquelle repose l'édifice. La seconde tour, plus légère, est formée par un mur dont l'épaisseur est tic I™, 30 dans le bas cl 0™,85 dans le haut.

L'intérieur est divisé en plusieurs étages: les deux premiers servent de magasins ; les suivants forment la cuisine et les chambres d'habitation pour les gardiens, pour l'ingénieur chargé de la surveillance; au huitième étage est la chambre de service des gardiens; enfin, au sommet de l'édifice, est située la chambre de la lanterne.

La porte est ouverte du colé opposé aux vente régnants, à 1 mètre au-dessus du niveau des plus hautes mers. Un escalier circulaire, encastré dans l'épaisseur du mur, met eu communication les différents étages. Cette cage forme, sur la partie intérieure de la tour, une saillie qui est rachetée par deux armoires placées à droite el à gauche.

La forme cylindrique, adoptée pour ce phare, est la seule qui semble devoir être choisie pour les phares ainsi exposés aux atteintes de la nier. Cette forme est, en

outre, celle qui offre le moins de prise au vent et qui est préférable à toutes les

autres pour les tours Irès-élevées construites dans l'intérieur des terres.

Le- profil de la base doit être concave (flg. ?095) pour donner moins de prise à l'action répétée des vagues.

Certains phares sont ainsi élevés sous la forme d'une lour unique à empâtement concave ; le phare de la Banclie, situé à 24 kilomètres de Saïnt-Nazaire, donne un exemple de ce mode de construction.

Toutefois, il faut reconnaître que la forme cylindrique est plus dispendieuse

que la forme prismatique à base carrée, cl qu'elle se prête moins facilement à la dia-

On a donc ' exécuté, dans ces derniers temps, des phares en tôle de fer, parmi lesquels nous citerons ceux de Roches- Douvres et de la Nouvelle-Calédonie. Ce dernier édifice est (flg. 2096) une tour eu fer dont la hauteur est de ib mètres, de. puis le niveau du sol jusqu'à la plale-

Pig. 3095.

tribution de l'édifice. Aussi l'adople-t-on pour les phares situés sur une hauteur et n'ayant pas besoin d'une grande élévation pour donner au feu la portée voulue : la tour s'élève au centre d'un soubassement carré dans lequel on établit les magasins et logements de gardiens, ou bien elle se détache en saillie, depuis sa base, en avant d'un corps de logis de forme rectangulaire.

La section octogonale est souvent choisie comme terme moyen entre les deux formes que nous venons de citer. C'est ainsi qu'a été construit le pkare de Calais, dont la majeure partie est en briques.

Les fanaux ou feux de port destinés à éclairer l'entrée des ports sont ordinairement supportés par des tourelles cylindriques dont la hauteur ne dépasse pas, en général, 9 à 10 mètres.

La construction de phares en maçonnerie présente parfois de très-grands obstacles, qui sont dus au manque de ressources locales, comme dans certaines colonies, ou bien à l'accès difficile de rochers isolés.

La construction métallique offre alors cet avantage qu'elle permet de préparer toutes les pièces à l'atelier et de les transporter à pied-d'œuvre, où il suffît de la construction d'une assiette de fondation.

Fig. 309S.

forme de couronnement. Elle se compose de seize grands montants formés chacun d'une quantité de panneaux assemblés et boulonnés de manière à être parfaitement solidaires. A la partie basse, le corps de la tour se raccorde avec un soubassement qui renferme les pièces et aménagements nécessaires; à la partie haute, la plate-forme, pourvue d'un garde-corps en fonte, est surmontée de la lanterne vitrée qui contient le foyer lumineux.

L'escalier est en foute et les limons sont en fer. Le limon extérieur est boulonné contre les montants. Une demi-révolution de l'escalier correspond à la hauteur d'un panneau.

Les locaux aménagés dans le soubassement sont protégés contre les variations de la température par des cloisons en briques placées à distança de l'enveloppe, afin de conserver une couche d'air interposée non conductrice.

On fait encore des phares métalliques dont les parois enveloppent strictement les

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services divers et la cage d'escalier, qui occupent le centre d'une sorte de beffroi dont la structure est laissée apparente.

Phénicienne (architecture). — Il ne reste aucun monument dont on puisse attribuer, avec certitude, la construction aux Pbéniciens.

Les temples que ces peuples ont élevés semblent avoir été bâtis sur de petites dimensions, autant qu'on peut le conjecturer par celui d'Àstarté, à Puphos, dans Plie de Chypre, édifice que Ton ne connaît que par les ruines actuelles et certaines médailles. En avant de ce temple, on voit deux obélisques unis par une chaîne. Les Phéniciens avaient, comme la plupart des peuples sémitiques, l'usage de recouvrir les murailles avec des lames d'or. Les bois précieux, revêtus également de métal, étaient employés dans la statuaire. Le caractère de la sculpture, chez ces peuples, consiste dans les formes trapues, sans noblesse, dans l'exagération de la musculature.

L'influence phénicienne dans l'architecture juive se reconnaît au goût que les Hébreux ont manifesté dans l'ornementation de leurs édifices. Malheureusement les livres saints sont aujourd'hui les seuls documents que nous possédions pour nous former une idée des diverses constructions juives qui semblent avoir subi, à la fois, les effets des civilisations égyptienne et phénicienne.

Phosphatisation. — - Mode de durcissement des pierres proposé par M. Coignet et qui consiste à traiter ces matériaux par une dissolution étendue de biphosphate de chaux. Le carbonate se décompose : l'acide carbonique se dégage et il se forme un sous-phosphate de chaux qui devient immédiatement très-dur.

Les pierres phosphatées sont imperméables; mais elles ne tardent pas à se couvrir de taches, dues au développement d'une végétation microscopique, favorisée par le sous- phosphate de chaux.

Quelques espèces d'ouvrages, les terrasses par exemple, semblent donc devoir subir, sans inconvénient, ce procédé de durcissement des pierres.

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