‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 276 sur 553 · PIERRE · texte numérisé non relu

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taillées d'ornements et des faces fouillées

on revêtues d'ornements saillants.

On distingue encore : les piédestaux ronds, carrés, triangulaires, en balustres, en talus, etc.

Piédonche, t. m. - 1* Petit piédestal en forme de base ronde (fig. 2108) on carrée

Fig. îios-

qui sert de support à un buste ou à une figure en ronde bosse ;

2° Partie inférieure d'uu balustre (voy. ce mot).

Piédroit ou Pied-droit, ». m. — 1° Mur vertical qui reçoit la retombée d'une voûte;

2* Partie du trumeau ou du jambage d'une porte ou d'une fenêtre qui comprend: le chambranle, le tableau, la feuillure, \'embrasure et Ytcoinçon (voy. ces mots).

Les arcades sont supportées par des piédroits munis de socles à leur partie inférieure et couronnés habituellement par une pierre plus ou moins saillante, qne l'on appelle imposte ;

3° Petit bout de gouttière établi dans un angle peu profond.

Pierre, *. f. — Les pierres sont des substances minérales, solides, incombus-' tibles, non malléables, d'une pesanteur spécifique supérieure a celle de l'eau et

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que l'on emploie comme éléments de construction.

Ces matériaux sont des oxydes terreux, purs ou combinés avec d'autres substances et que Ton distingue entre eux par leurs caractères physiques et leurs caractères chimiques.

Dans les premiers caractères se rangent la densité; la dureté, qui est spécifiée par ce fait que lespferm rayent l'acier, le fer, le cuivre ou l'ongle ou sont rayées par lui ; la structure, qui peut être compacte, granuleuse, lamellaire cristalline ou granitoide, saccharoide, fibreuse, grésiforme, grossière, terreuse, cellulaire, schistotde (voy. ces mots) ; la cassure, qui est droite, conchoide ou conchoidale, lisse, raboteuse ; la couleur, qui peut passer par toutes les nuances connues.

Les caractères chimiques résident dans les effets produits sur chaque espèce de pierre par l'action du feu, qui en modifie plus ou moins la consistance et la nature chimique et par l'action des acides, qui attaquent ou non la pierre, souvent la dissolvent, avec ou sans effervescence. Un grand nombre de pierres sont déposées dans le sol en couches distinctes et sont dites de haut ou de bas appareil, selon l'épaisseur du banc auquel elles appartiennent. Les faces horizontales ou obliques suivant lesquelles ces lames parallèles sont en contact se nomment lits de carrière, et la résistance la plus grande des pierres est celle que ces matériaux présentent à une force normale au plan de la couche.

- Sous l'influence des variations de température, les pierres se dilatent, mais d'une quantité assez faible pour qu'on n'en tienne pas compte dans la plupart des cas. On évalue celte dilatation à 0,001 entre 0° et 100°. Les agents atmosphériques, l'humidité, la sécheresse, la gelée, sont encore des causes d'altération dont les effets varient suivant la nature des pierres.

Il est certains de ces matériaux qui ne peuvent résister, en particulier, à l'action de la gelée ; on les appelle pierres gélives ou gélisses (voy. Gélivité).

DICTIONNAIRE DB CONSTRUCTrON.

D'autres défauts ou qualités, que peuvent présenter les pierres, leur ont fait donner les désignations suivantes :

Pierre fière, pierre difficile à travailler, parce qu'elle est sèche, comme la plupart des pierres dures, el éclate sous le ciseau.

Pierre vive, pierre qui durcit autant dans la carrière que dehors.

Pierre pleine, pierre qui ne contient ni coquillage, ni caillou, ni moye, ni trou, ni fissure dure, terreuse ou métallique. Ces sortes de pierres sont les meilleures pour les constructions. Tels sont les liais, le banc franc, etc. On désigne aussi de cette manière toute espèce de pierre dont les lits sont aussi durs que l'intérieur du banc.

Pierre entière ou saine, pierre qui n'a ni fêlure, ni fil, ni trous, ni veines qui l'endommagent.

Pierre poreuse, pierre qui a des trous, telle que la meulière.

Pierre moulinée, pierre graveleuse et qui s'égrène à l'humidilé. Ce défaut est particulier à quelques pierres calcaires, comme la lambourde.

Les ouvriers désignent habituellement les pierres moulinées en disant qu'elles ont les arêtes pouffes.

Pierre ferrée, pierre où l'on remarque une ou plusieurs petites bandes ou zones très-dures dans la hauteur de leur banc.

Pierre coquillière, pierre qui renferme de petites coquilles.

Pierre de souchet, pierre qui provient du banc le plus bas delà carrière, ou celle qui, se trouvant entre deux bancs, n'est pas formée ou est trouée et défectueuse.

Pierre feuilletée, pierre qui se sépare en feuilles ou en écailles par suite de la gelée.

Enfin les défauts que l'on remarque encore dans les pierres sont les fils ou moyes, les fissures ou poils, les veines terreuses ou molasses (voy. ces mots).

L'expérience a démontré que les meilleures pierres à bâtir, tant dures que tendres, sont celles qui ont le grain fin et homogène, la texture uniforme et compacte, qui résistent à l'humidité et à la

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gelée et qui n'éclatent pas an feu dans le cas d'incendie.

Le gisement des pierres de construction se reconnaît an moyen de sondais on excavations aosM étroites que possible et laites à l'aide de la pioche et de la pelle, ou, mieux encore, avec la tarière de mineur. Lorsque le banc de pierre est trouvé, on l'exploite à ciel ouvert ou en galerie souterraine (voy. Carrière).

D'une manière générale, les constructeurs classent les pierres en deux groupes : les pierres dures, ou celles qui ne peuvent être débitées qu'à la scie sans dents, à Peau et au grès, et les pierres tendres, qui se débitent à la scie dentée.

A la première catégorie appartiennent les porphyres, les granits, les grés, les meulières, toutes celles qu'on désigne sous le nom de siliceuses, parce qu'elles renferment de grandes parties de silice ; à la seconde, les calcaires, les tufs argileux, les ardoises, les gypses et les laves (voy. ces mots).

Les pierres tendres, si elles sont assez résistantes! sont préférées aux pierres dures, parce que leur emploi est moins dispendieux. Il faut excepter les diverses parties des bâtiments où la résistance à l'usure est nécessaire.

Il serait également convenable d'employer les pierres dures pour les fonda* lions» parce qu'elles sont moins hygrométriques que les premières. Considérées sous le rapport des dimensions et de la mise en œuvre, les pierres présentent certains caractères distinctifs qui leur ont fait donner des désignations différentes: les pierres de fortes dimensions prennent le nom de blocs, lorsqu'elles ne sont point taillées ; de pierres de taille, lorsqu'elles le sont de manière a être employées à l'exécution de maçonneries en assises régulières (voy. Appareil) ; de libages, lorsqu'elles sont grossièrement dressées sur leurs lits.

Les pierres de petites dimensions sont appelées moellons (voy. ce mot).

On distingue encore, au point de vue de l'emplacement que les pierres occupent dans une construction :

Les pierres d encoignure, qui ont deux

parements adjacents et qui forment un angle saillant ou rentrant d'un bâtiment ;

Les pierres d'attente ou harpe*, placées en saiihe à l'extrémité d'un mur pour former liaison avec une autre construction ;

Les pierres parpaignes ou parpaings (voy. ce mot, ;

Les pierres en délit, qui ne sont pas posées sur leur lit de carrière.

Pierres artificielles. L'absence de pierres naturelles dans certaines contrées a poussé les habitants de ces régions à fabriquer eux-mêmes des matériaux de construction solides et économiques.

La propriété plastique de l'argile et son durcissement sous l'action du feu furent d'abord utilisés pour cet objet ; plus tard on chercha à imiter les pierres dans leur nature comme dans leur aspect et l'on fit les pierres factices proprement dites.

Les pierres à bâtir artificielles comprennent ainsi deux classes distinctes :

Les matériaux terreux ou argileux, tels que la bauge ou torchis, le pisé, les briques crues, les briques cuites, les poteries, etc.

Les matériaux factices ou pierres artificielles proprement dites et qui se subdivisent en plusieurs groupes :

1° Ceux qui sont à base de chaux, de ciment, de mortier ou de béton, tels que le béton moulé ou aggloméré, le similipierre, le simili-marbre (voy. ces mots) ;

2° Les matériaux silicates par voie sèche, tels que le silex fondu et moulé, les briques légères (voy. ces mots);

3° Les matériaux à base de plâtre (voy. ce mot).

L'emploi de la pierre pour la construction des murs a été en usage longtemps avant que l'homme eût trouvé les outils nécessaires pour la tailler. Les monuments pélasgiques, par exemple, ne sont construits qu'au moyen de blocs bruts juxtaposés.

L'art de tailler la pierre est cependant très-ancien ; les excavations hindoues, les temples et les pyramides de l'Egypte témoignent de la grande habileté que ces peuples possédaient dans la taille des pierres les plus dures. Les Grecs et les Romains, pendant la belle époque des architectures

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grecque et romaine, édifiaient an moyen de pierres posées sans mortier, et leurs constructions étaient remarquables par la perfection des joints.

Ces deux peuples firent usage du matériaux tels que ics calcaires, pour couvrir les-monuments (voy. Dalle, Tuile).

Au moyen âge, les architectes employèrent, autant que possible, jusqu'au xit' siècle, les pierres de dureté moyenne et en petits échantillons; à partir du Xiii* siècle, les matériaux durs et de grandes dimensions furent fréquemment utilisés. Aujourd'hui les pierres des qualités les plus diverses sont employées, suivant les besoins et dans les proportions les plus variées.

Certaines pierres, qui servent à d'autres usages que la construction des murs, le revêtement du sol, la couverture des édifices, etc., reçoivent différentes désignations :

Pierre à chaux, pierre calcaire qui, soumise à la cuisson, fournît la chaux (voy. ce mot) ;

Pierre à plâtre (voy. Gypse, Plâtre) ;

Pierre à broyer, pierre de liais, marbre ou porphyre, sur laquelle on broie les couleurs avec la molette (voy. ce mot) ;

Pierre à brunir (voy. Brunissoir) ;

Pierre d'évier (voy. Évier) ;

Pierre ponce, pierre d'origine volcanique, plus légère que les tufs, et qui sert a unir la surface du fonds d'apprêt et à polir les vernis (voy. Ponçage).

Pierres celtiques {voy. CeUïçaes).

Pierre commémoratlve. — Monument en pierre que l'on élève pour perpétuer le souvenir d'un fait historique, militaire ou autre.

L'usage des pierres commémoratives est fort ancien; les unes sont faites de pierres d'un seul bloc; les autres sont de véritables monuments.

La iig. 2109 représente, à l'échelle de 0,0125 pour mètre, la pierre commémorative élevée, près de Paris, àBuzenval, en souvenir de l'un des combats du siège.

Accolé à une stèle but laquelle est gravée la date du combat, un pilastre supporte une couronne de laurier brisée, emblème

1 — HERRÉE.

de la glorieuse mais vaine résistance des

l'ig. îlOfl.

Pierre milllalre (voy. Militaire'*.

Pierre spécnlalre (voy. Spèculaire).

Pierre tombale (voy. Tombale).

Pierre tumulalre fvoy. Tumttlaire).

PlerréeT s. f. — [<■ Genre de construction que l'on fait en entassant pêle-mêle, tout en les reliant avec du mortier et les déposant, lit par lit, des cailloux ou des pierres qui on t environ la grosseur des deux poings. Des caisses ayant la hauteur et l'épaisseur des murs a construire servent à recevoir ces matériaux, hourdés avec des mortiers différents, suivant que l'on édifie dan3 l'eau ou dans des endroits secs;

2° Conduit que l'on fait en pierres sèches pour servir a l'écoulement des eaux.

On fait, par exemple, usage de pferrw dans la construction des routes établies sur

PIGEONNIER, un sol glaiseux et, par conséquent, sujettes a se déformer par le glissement. Ces canaux, partant de la forme de la chaussée, viennent aboutir aux fossés, on passant sous les accotements. Ils consolident la route et la maintiennent, en faisant l'office de tuyaux de drainage.

Pieu, s. m. — 1° Pièce de bots pointue el ferrée à l'une de ses extrémités et que l'on enfonce dans le sol, au moyen de la sonnette, pour former les palées des ponts de bois, les bâtardeaux nécessaires aux fondations hydrauliques.

Les pilots sont des pieux recouverls par la construction , à laquelle ils servent de soutien (voy. Pilot, Pilotis);

2* Morceau de bois aiguisé d'un bout et qu'on enfonce dans le sol pour fixer les diverses parties d'un treillage;

3° Les foutainiers donnent ce nom a un morceau de bois pointu a l'une de ses extrémités, arrondi de l'autre et au moyen duquel ils bouchent un tuyau d'aspiration pour empêcher la vase d'y pénétrer.

Pigeon (voy, Pigeonnage).

Plgeonnage, s. m. — Emploi du plaire pur, par exemple, pour le montage des tuyaux de cheminée.

Le pigeonnage se fait avec du plâtre un peu serré, que l'on ne plaque ni ne jette, mais qu'on lève doucement avec la main et la truelle par pigeon, c'est-à-dire par poignée.

On lui donncdc0,,1,06à0,,1 ,08 d'épaisseur. Aujourd'hui, les tuyaux de cheminée se construisent au moyen de boisseaux en poterie.

Ou dit aussi ipigeonnage.

Pigeonnier, s. m. — Construction destinée au logement des pigeons.

Au moyen âge, on distinguait le colombier, bâtiment en maçonnerie dont la possession était un droit seigneurial, du pigeonnier fait en bois et qui pouvait appartenir a un simple particulier sous certaines conditions (voy. Colombier).

Aujourd'hui on donne plus spécialement le nom de pigeonnier à des constructions légères exécutées en charpentée! en menuiserie.

l'armi les conditions dont il est convenable de tenir compte. dans l'établissement

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