PIGEONNIER
d'un pigeonnier, il faut signaler la nécessité qu'il y a de séparer absolument les .couples appariés, en donnant à chacun une case distincte, avec issue particulière.
C'est le seul moyen d'éviter les batailles et les croisements balards. Toutes les
Fig. si io.
cases doivent être facilement accessihles, par l'intérieur surtout, quand le pigeonnier est pour cela suffisamment grand, et les ouvertures doivent être munies de portvsà coulisses manœuvrables à volonté.
En outre, il est bon de prendre contre les rats el les fouines certaines précautions. La fig. 21 10 représente ainsi un pigeonnier monté sur un pied ou poteau, de façon que ces animaux voraces ne peuvent y accéder.
Souvent les pigeonniers sont établis audessus même des poulaillers (voy. ce mot)
Pignon, s. m. — Maçonnerie. Mur dont la partie supérieure prend la (orme d'un triangledont les côtés sont dirigés suivant les pentes d'un comble a deux égouts.
Le pignon porte les abouts des pannes du loit, et peut, suivant la position du bâtiment, en former la façade ou le côté.
Au moyen âge, les corps de bâtiment simples, c'est-a dire établis sur plan rectangulaire, présentaient deux inurs pignons et deux murs goutterots. Ces derniers étaient construits sur la rue pendant l'époque romane.
[ni3 — PIGNON.
Pour empêcher le passage des eaux entre la face postérieure du pignon et la tuile ou l'ardoise de la couverture, il y a certaines précautions à prendre. ■
Les architectes du moyen Sge, avant l'usage des chéneaux, cherchèrent à obvier à cet inconvénient. Tantôt ils faisaient re-
Fig. £111.
C'est à partir du milieu du xrit0 siècle, que les maisons eurent habituellement un de leurs pignons pour façade principale. Ces murs étaient construits d'abord en maçonnerie (fig. 5111) ; plus tard on 1rs fit fréquemment en pan de bois (voy. Maison).
lî'ig. 211!.
couvrir par la tuile les rampants du pignon, en posant au sommet une pierre d'amortissement; tantôt ils prolongeaient la corniche des murs goutterots jusqu'au
nu des murs pignons (fig. 5115) '■ eL faisaient reposer sur la saillie de celte corniche les extrémités du triangle; ils cou-
1 Violkt-Lc-Duc, Dictionnaire d'arckiitrtvic.
PIGNON. — t<
Traient les rampants au moyen d'une tablette dont la saillie protégeait la toiture. Pour que celte tablette ne glissât pas on en disposait l'extrémité inférieure de manière a ce qu'elle fit corps avec l'assise dont le poids empêchait le glissement.
Plus tard, on eot l'idée de laisser à celle pierre d'angle toute son épaisseur et de tailler en forme de gable le triangle ainsi conservé (lig. 2113).
Ici les eaux du toit sont reçues par un chéneau qui s'arrête conlre le pignon, tandis que la moulure se retourne sur la face de ce mur.
On appelle pignon à redents un pignon
Pig. ait*.
dont les rampants sont disposés en degrés d'escalier. La fig. 2111 * représente un pignon en brique et pierre ainsi construit et qui date du commencement du ivn" siècle. Les frontons et les gûbles sont des sortes de pignons.
> Ctisar Diilj, Revue d'architecture.