‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 284 sur 553 · PISÉ · texte numérisé non relu

PISÉ

pelle clefs ou tancomtiers. Deux anneaux en fer ou en cordes fixés sur les panneaux en facilitent la manœuvre. La fig. 2150 ' représente le détail d'un de ces moules.

Ceux-ci une fois placés, on y jette une certaine quantité de terre que l'on pilonne ensuite, au moyen d'un instrument appelé pisoir (voy. ce moi), qui en réduit la hauteur à 0»,10 environ. Sur la couche ainsi réglée, on en pose une nouvelle, quelquefois en intercalant un lit de mortier de Q",0J d'épaisseur ; on continue ainsi jusqu'à la hauteur de la branche, que l'on démonte pour la transporter ailleurs. On a soin de disposer les joints suivant des plans inclinés jusqu'à 45° et dirigés en sens inverse dans les assises successives; on fait encore en sorte que les joints de l'assise supérieure tombent sur le milieu du l'assise inférieure, comme dans la construction en briques ou en pierre de taille.

Pour construire l'angle d'un mur, il faut ajouter, à l'extrémité où se trouve cet angle, une troisième branche solidement fixée; les assises se posent également en

Lorsque le pisé est achevé, on le laisse sécher avant de le recouvrir d'un enduit quelconque. Le temps nécessaire pour le séchage dépend de la température du pays et de la saison où la construction a été faite.

l Narj.i

(, Architecture ci

PISARD. - 1029 - l'ISTRINR.

Sorte de pilon avec lequel on foule la terre dans le moule à pisé.

Cet instrument est formé (fig. 2151) d'un morceau de bois dés-dur monté sur un manche d'environ 1 mètre de longueur.

L'expérience a prouvé que des murs achevés au commencement de mai, dans un pays lempéré, étaient assez secs à la tin de septembre.

Le pisé doit être élevé sur un soubassement de pierre ou de brique qui le préserve de l'humidité.

Les encadrements des baies se font également en pierre ou en briques, parfois même en bois; mais cetlc matière se lie mal avec le pisé.

Les cheminées et leurs tuyaux ne s'établissent pas non plus en pisé.

Les abouts des poutres qui doivent porter sur les murs se placent sur des madriers ou des plauchers de 1 métré à t^ôO de long posés à plat.

Les enduils sur pisé se font en chaux et sable ou en plaire ou bien encore en blanc en bourre.

Une précaution qu'il est nécessaire de prendre pendant la dessiccation et après l'achèvement du mur, c'est de le défendre contre les eaux pluviales, d'abord par des planches dont on le recouvre, ensuite par une toiture bien entretenue.

Les murs de clôture sont ordinairement recouverts par un toit en chaume faisant saillie de 0m, 12 à Gm,l,"> sur les parements et que l'on maintient en le chargeant d'une sorte de chaperon en terre cuite.

Au lieu d'employer de la (erre argileuse pour taire le pisé, on se sert, dans les pays du nord et du centre de l'Europe, d'un mélange de ebaux et de sable auquel on ajoute soit de la brique ou du tuileau pilé, soit de la cendre de forge, de la pouzzolane ou du ciment en petite quantité, 1c tout fortement pilonné dans des moules entièrement semblables à ceux du pisé ordinaire. On peut même, de celle façon, confectionner des blocs de pierre factice parallélipipédiques, qu'on maçonne ensuite comme les pierres de taille ordinaires.

Plser, v. a. — Faire du pisé {voy.

ce mol}.

L'ouvrier qui foule la terre dans le moule à pisé est appelé piseur.

Pisard, Pisolr ou Pizon, s.m.—

Fig. ÎIM.

Pissotière (voy. Vrinoir).

Piston, s. m. — 1° Cylindre qui so meut dans le corps d'une pompe d'un mouvement alternatif, en raréfiant ou en comprimant l'air, de manière à élever l'eau (voy. Pompe) ;

?• Piston de garde-robe. Espèce de bouchon en cuivre que fait mouvoir une Mge coudée et qui sert à fermer hermétiquement l'orillcc inférieur d'une cuvette & l'anglaise.

Le piston à coulisseau, employé pour le même usage, est moulé sur une armature.

Le piston à crochet est un simple bouchon en cuivre muni d'un anneau servant a l'enlever.

C'est par extension que l'an a donné le nom de piston à la partie mobile d'une soupape de fond d'anglaise.

Plstrine, s. f. — Nom que les Romains donnaient à des établissements dans lesquels les gens du peuple apportaient leur blé pour le faire transformer eu pain ou venaient simplement faire cuire leur pain.

- Une pistrine comprenait donc : une chambre à moulins (voy. ce mol); une deuxième pièce contenant des cuves en pierre, dites mortiers, où l'on versait la farine et l'eau nécessaire pour former la pâte; un four; enfin diverses pièces tant pour ranger le pain, en altendanl que la

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