PIQUER
de cette face. Le tracé du joint sur la pièce B s'exécute de la mémo façon: on place le plomb b et l'on fait les piqûres avec le compas. Chacune de ces opérations doit être faite de chaque côté de la pièce qui porte le tenon.
l'ig. Î14G.
Le piqué des assemblages obliques se fait d'après les mêmes règles.
Fiqué des marbres. Opération du polissage des marbres que l'on appelle encore adoucir à fond et qui se pratique de la manière suivante: on frotte les marbres avec ud lampon ou molette de chifTons de linge lin bien serrés et bien imprégnés de limaille de plomb mêlée avec de la boue oVémeri provenant du polissage des glaces ou de la taille des pierres précieuses chez les lapidaires.
Pour certains ouvrages extérieurs et pour d'autres, tels que les foyers de cheminée, carreaux, etc., les marbriers emploient simplement delà potée rouge dite aussi rouge d'Angleterre (voy. Potée)
Si les marbres ont des clous ou grains de cuivre, au lieu do frotter avec un tampon de linge, on opère le plombage (voy. ce mol).
Piqué, part, passé. — Moellon piqué, moellon taillé a vive arête, en lits, joints et parements, à la hachette, au marteau et au ciseau (voy. Moellon).
Piquer, «, a. — Piquer un dessin, faire un poncis en piquant légèrement les contours d'un dessin appliqué sur une surface quelconque. ;
PIQUKUR.
L«3 ravaleurs, les sculpteurs piquent les profils sur la pierre.
Maçonnerie. Rustiquer les parements ou les lits d'une pierre, c'est-à-dire les rendre raboteux au moyen du marteau.
Charpente. Faire le piqué des bois (voy. Piqué).
Serrurerie. Tracer avec une pointe sur te palaslre d'une serrure les lignes destinées à servir à l'ajustement des pièces dont l'assemblage doit former la serrure.
Marbrerie. Faire le piqué des marbres (voy. Piqué).
Piquet, s. m. — On désigne ainsi des bâtons longs et minces que Ton fiche en terre pour déterminer des alignements, des niveaux, pour effectuer le tracé des routes ou des voies de chemins de fer (voy. Piquetage).
Piquetage, s. m. — Opération du tracé d'une route ou d'une voie de chemin de fer, qui a pour objet de déterminer sur le terrain, d'après les cotes des dessins, et à marquer par des points de repère tous les alignements nécessaires pour planter 4'ouvragc dans la position exacte qu'il doit occuper.
Sur les lignes de chemin de fer, on procède au piquetage en plaçant des piquets numérotés sur Taxe ou sur une parallèle à l'axe, aux extrémités de chaque alignement droit ou courbe et aux points de changement de pente ou de rampe.
Un clou à haute tôle marque exactement le point fixé au sommet des piquets de Taxe.
Celle première opération a pour objet de déterminer les terrassemenls à exécuter ; ceux-ci terminés, on fait un nouveau piquetage pour établir la voie sur la plateforme.
La position des rails se fixe au moyen de piquets spéciaux appelés nivelettes (voy. ce mol).
Piqueur, s. m. — 1<> Ouvrier chargé par celui qui dirige les travaux de seconder le conducteur ou \'inspecteurt de prendre noie des ouvrages exécutés et de surveiller les ouvriers, tant au point de vue de l'emploi du lomps que de la bonne exécution du travail ;
2° Ouvrier employé à piquer ou tailler le moellon.
Piquoir, s. m. — Aiguille emmanchée qui sert à piquer un dessin.
Pisciue, 5. f. — 1* Réservoir dans lequel on conserve et Ton nourrit du poisson (voy. Vivier).
2° Large bassin découvert où les Romains prenaient des bains dans une eau attiédie par les rayons du soleil ou fournie par quelque source thermale, mais dont on abaissait quelquefois la température en y mêlant de la neige.
Des bassins de ce genre ont encore été établis dans certaines habitations ou villas italiennes de la Renaissance.
La piscine que représenle la fig. 2147 appartient au jardin de la villa Négroni près de Rome.
Fig. 9147.
Ce nom a été étendu à loul bassin placé a:i milieu d'une salle de bains.
Au commencement du christianisme, on a donné ce nom à la cuve dans laquelle on immergeait les néophytes auxquels on administrait le baptême.
Plus" tard, on désigna ainsi la cuvcitc placée près de l'autel et dans laquelle le prêtre, après avoir administre, la communion, faisait ses ablutions.
Les ptoc/Mf étaient disposées de plusieurs manières différentes : 1° elles faisaient partie de l'autel même; 2e elles étaient pratiquées dans l'épaisseur des murs; 3° elles étaient simplement engagées; 4° enfin elles étaient isolées. Souvent la piscine servait en même temps de cridence (voy. ce mol).
En outre, dès la fin du Xlt° siècle, on voit apparaître les piscines géminées ; dans l'une des cuvettes on nettoyait les vases sacrés et les linges servant à l'autel;
ttig. SUS.
'autre était réservée aux ablutions proprement dites. La fig. 2148 ' représente,
1 Cùiar D*1t, Btvui d'arthiutttire.
en coupe et en élévation, une pleine engagée appartenant à l'église Saint-Germain d'Argentan dans l'Orne. Lorsque les piscines sont ainsi placées dans l'épaisseui des murs ou simplement adossées, les eaux se déversent par des conduit» qu:
traversent le mur ou descendent dans li sol de l'église, en passant par le pied qui supporte la cuvette.
Les piscines isolées, dites pcdiculées étaient également montées sur des colonnelles percées, dans toute leur Ion gueur, de conduits cylindriques qui traversaient la base et qui allaient se perdre sous le -dallage du chœur.
Un exemple de cuve isolée est donné par la ligure 2149. Cette piscine est du xti* siècle et appartient a l'église de l'ancien
l'ISA. — "
prieuré de Saint - Gabriel (Calvados) '.
Les sacristies renfermaient aussi des cuves destinées aux ablutions.
C'est vers la lin du XV siècle que les pUeinei commencèrent à disparaître des églises. Cependant on en trouve encore quelques exemples datant du xvi* siècle : ainsi la chapelle du château de Bossy- Rabutin renferme une piscine aussi remarquable par son bon goûl que par sa simplicité. La llg. 2149 en donne le plan et l'élévation, à l'échelle de 0,03 "i pour mètre.
Pisé, t. m. — Genre de construction en lerre comprimée dans un moule ou dans un encaissement de manière ù former un massif continu et constituant une muraille. Revêtus a l'extérieur d'un bon enduit, les murs ainsi élevés peuvent durer longtemps. On se sert principalement du pisé pour les constructions rurales.
Les terres bonnes à faire le pisé ne doivent être ni trop grasses ni trop maigres; la terre franche est la meilleure; le caractère qui la fait reconnaître, c'est qu'elle conserve la forme que lui donne la compression de la main.
L'argile et le sable seuls ne peuvent convenir pour le pisé que si on les mélange ensemble en y ajoutant un tiers de terre franche.
La terre que l'on a choisie doit être préparée de la façon suivante: ou l'écrase et on la fait passer au travers d'une claie qui retient les pierres plus grosses qu'une noix.
Si cotte lerre est trop sèche, on la mouille par aspersion, en la remuant a mesure avec une pelle pour l'humecter également.
Pour élever des murs avec cette terre, on se sert de moules qui ont la forme d'une caisse de 2 mètres de long sur 0",60 à U",80 de haut. Les deux panneaux ou branches qui forment les deux côtés sont séparés par un intervalle égal a l'épaisseur du mur à construire, et reliés entre eux, haut et bas, par des chevrons que l'on ap
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4 iclijiiuse.