PLINTHE
cuisson du plâtre et sa mise en sacs ou en tonneaux.
Pl&troir, s. m. — Outil qui sert à pousser du plâtre ou du mortier dans les trous.
Plein, adj. — l© Le plein d'un mur est le massif même de ce mur ;
2° Un mur plein est celui qui n'est pas percé d'ouvertures.
Les pleins et les vides d'une façade sont les parties solides continues et les espaces sans construction, ainsi que les jours ;
3° L'expression tant plein que vide, employée dans le métré, indique que Ton compte aussi bien l'espace où sont les baies que les parties pleines. Ainsi on compte souvent, dans un toisé d'enduit, le vide même d'une fenêtre pour la surface de pourtour de la baie ;
4° Plein bois, ouvrage de menuiserie sans assemblage et dont les pièces sont collées les unes sur les autres à joints droits, horizontaux ou perpendiculaires.
Pléthore, s. f. — Maladie des bois qui provient d'une trop grande abondance de matière nutritive se portant sur certaines parties de l'arbre, déforme le bois et lui enlève son homogénéité. Les pièces tirées d'arbres atteints de pléthore sont donc impropres à être employés dans la construction en charpente.
Pli, *. m. — Angle rentrant dans un mur, ainsi nommé par opposition aux.
angles saillants appelés coudes.
Plinthe, s. f. — Architecture. !• Ta-
PLOMB
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blette carrée A (fîg. 2195) qui forme la partie inférieure de la base d'une colonne ou d'un piédestal et que l'on nomme aussi socle;
2° Plaie-bande qui règne au bas des murs à l'intérieur d'un appartement ou qui, sur la face extérieure d'un mur, in dique la séparation des étages en marquant la ligne des planchers.
Menuiserie. 1° Planche mince, ayant de 10 à 12 cenlimètres de largeur, avec ou sans moulurés et que Ton place (fig. 2196),
Fig. 2196.
au pourtour d'une pièce, contre la partie inférieure des lambris ou des murs. Dans ce dernier cas, on Tait souvent la plinthe en noir, en gris ou en ton de marbre se raccordant avec le marbre de la cheminée.
Dans les chambres parquetées, la plinthe évite de mettre une frise au pourtour de la pièce, en cachant les abouts des feuilles du parquet.
Les plinthes plus larges prennent le nom &q stylobates' (voy. ce mot) ; • 2° On donne encore ce nom à la traverse basse non rapportée d'un lambris, d'une porte côchère, d'un corps de bibliothèque, etc. ;
. $• On appelle aussi plinthe ou socle la partie lisse sur laquelle s'arrêtent les moulures d'un montant de croisée ou d'un chambranle.
Fumisterie. Les carreaux qui forment le premier rang d'un poêle de construction sont encore des plinthes.
Plomb, s. m. — Instrument employé par divers corps d'état pour fournir des lignes verticales nécessaires à l'exécution de. certains ouvrages, par exemple, pour élever le parement d'un mur dans un
plan vertical, pour dresser la face d'une
pièce de charpente, etc.
Le plomb qu'emploient les maçons est formé (fig. 2197) d'une masse métallique cylindrique ou en tronc de cône et par le milieu de laquelle passe un fil qui sert à la suspendre.
Une plaque carrée, appelée chas et dont la dimension est celle du diamètre le plus grand
Fig. 2197. ^ piom^ est également enfilée
par le fil, le long duquel elle peut se mouvoir.
On reconnaît qu'un mur est vertical lorsque le chas étant appliqué, par une de ses arêtes, contre le parement de ce mur dans le haut, le plomb tombant librement touche, sans s'y appuyer, la partie inférieure de ce parement.
On dit aussi fil à plomb. . l
Les charpentiers emploient, dans l'établissement d'un ouvrage (voy. Établisse-
ment), un plomb qui a la
forme représentée par là
fig. 2198. C'est de même
un disque en plomb, légè-<
rement conique, mais évidé
dans son milieu, de manière
à laisser une croix à troid
branches. Une ficelle passé
également par le centre de
ce disque.
Fig. 2198. C'est au travers de cet
évidement que l'ouvrier peut mieux juger
si le point de suspension coïncide exac*
tement avec .les lignes des épures tracées sur le
sol.
Il y a des plombs cannelés (fig. 2199) pour que le frottement contre l'air ralentisse plus promptement leur mouvement de rotation.
Enfin, l'on fait encore*
pour d'autres ouvrages, des
Fig. 2199. plombs de formes variées
telles que ceux que représentent A, B;
G, D (fig. 2200),
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Les équerres-niveaux sont manies de fils
aplomb (voy. Niveau),
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Plomb, *. m. — 1° Métal gris bleuâtre qui est brillant quand on le coupe, mais dont la surface se ternit promptement 4 l'air en se couvrant d'une couche d'oxyde.
Le plomb est très-mou, se laisse rayer par l'ongle; il est, de plus, très-malléable, mais peu ductile et peu tenace. IL entre en fusion à une température qui varie entre 330 et 340°; son poids spécifique est 11,35. Use dilate de 0,0028 en passant de 0° à 100°.
Ge métal se rencontre le plus souvent dans la nature combiné avec le soufre. La galène ou sulfure de plomb, qui en constitue le minerai le plus abondant, est d'abord grillée, puis calcinée dans un fourneau spécial avec une certaine quantité de grenaille» de fonte, de vieilles ferrailles ou de scories de forge. Il se forme un sulfure de fer, et le charbon réduisant l'oxyde de plomb laisse libre le métal, que l'on purifie par plusieurs fusions.
Le plomb du commerce est toujours impur : il renferme généralement, en petite quantité, de l'antimoine, de l'arsenic, du zinc, du soufre, etc.
On le divise en deux catégories : le plomb mou et le plomb maigre ; ce dernier n'est pas utilisé par les constructeurs.
Le plomb coulé est préféré généralement au plomb laminé comme plus malléable et plus homogène.
Le commerce fournit des feuilles ou lames de plomb de tous les poids et de toutes les épaisseurs. A cet effet, on coule le métal en plaques de dimensions déterminées sur
une dalle de marbre parfaitement horizontale et dont la grandeur est limitée par des règles de bois bien dressées. Ensuite os passe au laminoir. La longueur des feuilles laminées n'excède pas généralement 8 mètres et leur largeur 1* 70.
Le plomb a été employé pour couvrir des terrasses, des charpentes de toits, des pierres de balcons, pour confectionner des chéneaux. des gouttières; mais aujourd'hui il est presque partout remplacé par le zinc; cependant il convient mieux pour certaines parties telles que les appuis de lucarne, les saillies de pierre, les laitages, les arêtiers et les noues. On fait encore, avec le plomb, des tuyaux de conduite pour Peau (voy.
Tuyau), des corps de pompe, enfin toutes sortes d'ouvrages qui exigent une matière molle et malléable à froid. On s'en sert, à l'état de fusion, pour scellements et joints.
Allié avec Fêtai n, ce métal fournit la soudure des plombiers (voy. Soudure).
Les composés du plomb se prêtent également à de nombreuses applications dans l'art de bâtir. Les oxydes, massicot, litharge, sont utilisés pour rendre les builes siccatives.
Le minium est employé, à l'état de peinture, pour préserver le fer de la rouille. On le fait encore entrer dans la composition du cristal pour lui donner une grande limpidité.
Le carbonate de plomb est fort en usage en peinture, sous les noms de blanc d'argent, blanc de plomb > blanc de céruse (voy. Céruse).
Couvertures en plomb. Ge métal étant moins tenace que le zinc et se couvrant, an contact de Pair, d'une couche d'oxyde assez épaisse, exige une épaisseur plus grande pour présenter la même résistance.
On a calculé que le zinc n° 14 ayant 0mm,87 d'épaisseur, le plomb de même résistance doit avoir 3mm,50. Ge dernier métal charge donc les bois de charpente d'un comble beaucoup plus que le srinc ; en outre, il entraîne à une dépense relative* ment très-forte; mais il est bien supérieur sous le rapport de l'aspect. Il résulte de ces conditions que, dans les couvertures
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de constructions ordinaires, le tinc a remplacé le plomb.
Néanmoins celui-ci est excellent pour les raccords de couvertures en ardoises et en tuiles, à cause de la facilité avec laquelle il se travaille.
L'emploi du plomb en feuilles pour la totalité de la toiture n'a donc guère d'application que dans les édifices publics, ou l'on n'a pas à reculer devant la dépense.
Il Tant, dans l'exécution de ces couvertures : f • que le métal soit maintenu énergiquemeot pour ne pas s'affaisser sous son propre poids ; 2* qu'il soit libre de se dilater ou de se resserrer, suivant les changements de température, a cause de sa dilatation, qui est assea grande. On ne doit donc employer ce métal qu'eu feuilles de la moins grande étendue possible; n'attacher ces feuilles avec des clous, s'il est nécessaire, que d'un seul eôlé, et avec des pattes en 1er ou plutôt en cuivre étamé ; d'autre part (fig. 2*201), les clous doivent être à large tête et tres-rapprochés, afin de former une attache continue et solide, et les pattes devront ne pas gêner la dilatation.
Fig. ÎÏOt.
Il faut, de plue, éviter de mettre le plomb en contact avec du bois non flotté ou avec du plâtre frais, qui détruisent ce métal. On interpose entre celui-ci et ces matériaux du papier ou des peinture», une couche de goudron, par exemple, qne l'on étend sur le bois ou le plâtre. On doit encore éviter le contact d'un métal moins
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oxydable et celui de la vapeur d'eau d'une provenance quelconque.
Les soudures (voy. ce mot) ne sont a employer que le moins possible; il vaut mieux faire usage de ressauts ou de replis ne s'opposaot pas à la dilatation.
Les couvertures en plomb sont de deux sortes : ce métal est utilisé sous forme de tuiles plates taillées comme tes ardoises et employées de même ou en feuilles.
Le premier de ces systèmes n'est appliqué qu'à la couverture de Sèches aiguës, de dômes de petites dimensions. La couverture en feuilles était beaucoup plus su usage autrefois qu'aujourd'hui.
Dans les ruines des édifices gallo-romains on trouve des débris de lames de plomb employées pour le revêtement des ebéneaux et même des combles '.
Pendant la période mérovingienne, on recouvrait des édifices entiers an moyen du plomb. Celte coutume se continua pendant le moyeu âge.
Aujourd'hui que l'emploi du zinc prédomine, on reconnaît cependant que, par sa malléabilité, le plomb convient mieux pour les dômes et, en général, pour toutes les surfaces courbes.
Nous donnons (fig. 2202) * le système
oui a été appliqué, il y a quelques années, dans la restauration du dôme des Invalides.
' Viollel-Le-Duc, Dir.i. tfarthitttturt.
' Détail), ingénieur, Rtm tfarthiticturc.
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Les feuilles en plomb coulé sont disposées par rangées horizontales de 1»,00 de hauteur découverte, avec recouvrement de 0m,15 sur voligeage jointif. La coupe indique le curieux procédé employé pour l'attache en tête. La feuille de plomb passe entre lés deux feuillets de la volige divisée •en deux parties sur son épaisseur et se retourne en se rabattant sur le haut du feuillet supérieur.
Celui-ci n'est cloué qu'après coup sur le feuillet de dessous au droit des chevrons. Des pattes à agrafes, clouées sur le voligeage, soutiennent les lames de plomb à leur partie inférieure. Les joints verticaux -sont formés par une bande de sous-joints bordée de pinces latérales auxquelles s'accrochent des pattes d'attache en cuivre rouge étamé. Les feuilles de la couverture s'agrafent elles-mêmes entre eUes et une patte d'attache clouée sur la volige s'engage dans la pince de dessous de celte agrafure.
Les terrasses et les balcons sont souvent aussi recouverts de feuilles de plomb. Habituellement on étend le plomb sur une pente en plâtre, par tables de grandes dimensions, en formant les joints par up petit ourlet ou par une soudure.
Ce système contrarie la dilatation et le plomb se crevasse bientôt.
Il vaut mieux réunir les tables par une agrafure à double repli dont l'épaisseur est logée dans un creux ménagé dans la pente; des bandes de sous-joints, placées à l'avance, garnissent ces creux, dont les arêtes sont formées par des liteaux de bois noyés dans la pente.
Quelquefois on fait simplement retomber le joint dans le creux, garni d'une bande de plomb.
Au long des rives d'égoût, on soutient le plomb par des bandes de cuivre rouge étamé ou de zinc fort.
Sur les balcons des habitations ordinaires, il serait bon de faire un joint au droit de chaque tableau de fenêtre ; mais il faudrait alors établir la pente en contrehaut du listel d'égoût ou trancher ce listel pour donner passage à l'agrafure du joint.
Sur les grandes terrasses où Ton ne marche pas, on assemble les feuilles de plomb comme pour la couverture en zinc, avec des tasseaux pour joints verticaux et des ressauts pour joints horizontaux.
Lescbéneaux se garnissent quelquefois aussi de lames de plomb.
Ce métal est également très-convenable pour les noues/ les arêtiers et les faîtages des couvertures en ardoises. Les procédés d'exécution sont analogues à ceux que Ton emploie lorsqu'on emploie le zinc pour le même objet (voy . Arêtier, Chéneau, Faitage, Noue).
Plomb repoussé. L'usage du plomb repoussé pour la décoration remonte au moyen âge,où cette industrie prit un grand développement; mais elle fut abandonnée, et ce n'est que depuis peu d'années qu'elle fut remise en honneur.
On n'emploie que le plomb laminé, le plomb coulé n'étant pas assez malléable et se déchirant facilement dans les creux.
On commence par faire des modèles en plâtre que l'on coule ensuite en fonte de fer pour servir de matrices.
Sur ces dernières on étend le plomb en feuille, de 2 à 3 millimètres, puis on le bat avec des maillets de bois tendre, de façon à lui faire prendre les formes générales du modèle ; on achève ensuite l'ouvrage en le martelant avec des chasses en buis ou en charme.
On est souvent obligé de repousser les ornements en plusieurs parties, que l'on réunit alors à la soudure fine.
Pour consolider les ornements ainsi préparés et leur donner du raide, on remplit de soudure leurs petites concavités intérieures et on les double d'une feuille de plomb soudée sur les bords des ornements avec de la soudure fine.
On est quelquefois même obligé de les armer de ferrements intérieurs pour maintenir les écartements.
Les petits ornements détachés, tels que les fleurs, les feuilles et les fruits, ne se font pas sur modèles spéciaux; l'ouvrier en découpe le contour développé dans une feuille de plomb et les emboutit dans la