POIGNÉE
corc et particulièrement eu fer forgé, qui sont très -ornementées. La fig. 2216 représente un de ces objets dont la tige, en forme de tresse, a ses branches fixées sur des platines en tôle découpée. La poignée
Fig. 2Î17.
que nous donnons (lift. 2217} est a gnéed'un anneau servant de heurtoir.
On les appelle aussi poignées de tirage.
'i" Poignée brisée ou à tourillons, poignée dont les branches entrent dans des lacets à pointe on à vis ou bien dans des lacets de forme olive qui sont montés eux-
I l^""' JU'1
mêmes sur platine (lig. 2218;. Ces poignées servent soit a ouvrir des tiroirs, soit à lever ou à mettre eu place des volets. 11 y en
a qui sont ornées |flg. 2219). On fait aussi
Fig. 2220.
des poignées mobiles de la forme indiquée par la fig. 22.'0 pour faire mouvoir des voleta de personnes se repliant les »ns sur les autres.
4° Poignée de fléau, bouton monté sur la platine d'un fléau (voy. ce mot) pour la mettre en mouvement.
5° Poignée de robinet, partie supérieure d'un robinet, sur laquelle on pose la main pour faire tourner la tige dans son boisseau (voy. Robinet).
6° Vieux morceau de feutre au moyen duquel on saisit la plane et autres outils pour ne pas se brûler quand ils sont ebauds.
Poil, s. m. — Mot qui s'applique à différentes qualités d'a"rdoises. Ou dit ainsi poil noir, poil roux, poil taché (voy. Ardoise).
Point, s. m.— 1° Lieu de rencontre de deux lignes qui se coupent.
2e Point d'appui, terme général qui désigne un support quelconque, un pilier, une colonne, un piédroit, etc.
3° Point de Hongrie, désignation appliquée à certains parquets ou planchers, que l'on nomme encore planchers à fougère ou à la capucine (voy. Parquet).
Poinçon, s. m. — 1» Pièce de charpente qui, dans une. ferme en bois, remplit plusieurs fonctions très-importantes : il reçoit, par assemblage, les sommets des arbalétriers et souvent les contre-fiches qui en diminuent le poids; il s'assemble avec le tirant qu'il soulage. De plus, il
supporte le faîtage et reçoit les liens ou aissetiers qui ont pour objet d'assurer la position verticale de [a ferme (voy. ce mot).
Nous donnerons, dans cet article, quelques détails sur le mode d'assemblage du poinçon avec ces différentes pièces.
La lig. 2221 représente la jonction, a tenon et mortaise avec embrèvement, des deux arbalétriers à la partie supérieure du
Fig. 22ÏI.
poinçon. Celui-ci s'assemble, en outre, à tenon avec le faîtage, que l'on voit en coupe et sur lequel reposent les abouts des chevrons.
Pour s'opposer à la flexion du tirant, le poinçon se réunit à cette pièce, soit par un tenon passant avec cheville ou clef (lig. 2222), soit par un strier ou lien en fer (voy. ttrier).
Fig. 2222.
Souvent la ferme possède un second tirant ou entrait, qui permet de ménager un étage habitable dans le comble ou qui n'a simplement pour objet que de relier entre eux directement le* milieux des arbalétrier?. Le poinçon, dans ce cas, s'assemble avec l'entrait par l'un des procédés que nous venons d'indiquer.
Lorsqu'on veut, néanmoins, dans ce geure de fermes, soulager le tirant qui
POINÇON. — Il
joint les pieds des arbalétriers, on peut employer le système indiqué par la flg. 2223. Deux plates-bandes doublement coudées et reliées, au poinçon et à l'entrait par des boulons sont percées, à leur extrémité
Kg. 22ÎS.
inférieure, de trous dans lesquels passe une cheville à écrou que vient embrasser une tige en fer rond. Par le bas, cette tige traverse une bride en fer plat qu'elle retient au moyen d'une clavette. C'est dans cette bride que passe le tirant.
Pig. SSÎ4.
Quelquefois l'entrait est moisé (lig. 2224.
et le poinçon est saisi par une bride dans
laquelle se visse l'extrémité taraudée de la
tige de fer.
Dans les fermes en fer, le poinçon est une tringle en fer rond qui se rattache, au tirant, soit par le moyen indiqué, eu plan et en perspective, par la fig. 2225, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'une plaque soutenant un manchon dans lequel se vissent avec écrous les deux parties qui composent le
Fig. SiîS.
tirant, soit par un lien embrassant le tirant et boulonné sur l'extrémité aplatie du poinçon (voy. Assemblage).
Le sommet de ce dernier se joint aux arbalétriersau moyen de plaques d'assemblage boulonnées sur les fers pleins ou évidés (voy. Faitage).
L'extrémité inférieure dn poinçon est souvent décorée en cul-de-lampe (voy. ce mot).
Dans les fermes en bois et fer, à arbalé-
Fig. ma.
triera en bois, on peut faire entrer les exsupérieures de ceux-ci dans un
sabot en fonte au-dessous duquel vient se boulonner une plaque ou vient s'attacher le poinçon. La figure 2226 donne en A l'élévation d'un système de faîtage ainsi conçu et appliqué aux fermes de la halle de voyageurs dans la gare de Paris à Lyon. Le sabot est composé de deux parties solidaires par le bas et réunies par le haut dans chacune desquelles vient se loger l'un des arbalétriers. Ces deux pièces sont traversées par des boulons qui relient au sabot, la plaque vue eu coupe sur le détail B et au-dessous sur le détail 0. Cette plaque est double et traversée par une cheville de fer qu'embrasse l'extrémité de la tige de suspension.
Vitruve nous apprend que dans les combles a grande portée les Romains se servaient de poinçons. Au moyen âge les poinçon» soulagent aussi les tirants à grande longueur. Nous citerons un curieux exemple de suspension de ces pièces, appartenant à l'église Saint-Ouen de Rouen et dans lequel on remarque l'emploi, dès le xiv siècle, du fer dans la charpente. Le poinçon repose sur le tirant, qui est soutenu lui-même dans des encoches ménagées sur deux pièces de bois qui sont reliées entre elles au moyen d'une clef ou cheville de bois avec clavette en fer et qui, embrassant a la fois l'entrait et le poinçon, se rattachent a ce dernier par des boulons à écrous. Au IW siècle les charpentes apparentés
Fig. 2!27.
étant fort en usage, les bois qui les composent sont plus ou moins ornés ; nous donnons (0g. 2227| un poinçon reposant sur
POINÇON, un entrait et dont les arêtes sont abattues. L'extrémité inférieure de cette pièce est taillée en forme de base, de manière à conserver au bois toute sa force au droit de l'assemblage. Toute l'épaisseur du tirant est de même conservée en ce point.
Dans les combles pyramidaux on coniques, on dispose an poinçon central qui reçoit les abouts des arbalétriers par assemblage à tenons et mortaises, et auquel on donne plus d'épaisseur au poinf de réunion de ces pièces (fig. 2228).
Fig. MM.
Dans ce genre de charpente, l'extrémité du poinçon perce souvent le comble et est recouverte d'ornements en plomb.
2" Outil de fer qui a la forme d'une tige prismatique, à pointe quadrangulaire aciérée (fig. 2229), el qui sert aux tailleurs
Fig. S2ÏB.
de pierre à abattre les plus fortes aspérités laissées sur la pierre par le travail du marteau.
POINTAL.
POINTE
3° Outil d'acier qui sert à percer le fer à froid ou à chaud et qui est de forme
Klg. 2230.
prismatique (flg. 2230), carrée ou méplate {fig. 2231).
Fig. 2231.
Pointai, s. m. — Pièce de bois posée d'aplomb pour étayer.
On s'en sert principalement pour soutenir les planchers trop faibles, pour supporter les fardeaux dont on peut les charger momentanément ou lorsque leur vétusté peut faire craindre leur effondrement ou bien encore lorsque des travaux faits en sous-œuvre nécessitent des démolitions qui les laisseraient sans soutien au moins en partie.
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Fjg. 2232.
La 11 g. 2232 représente un étaiement de plancher dans lequel sont employés des pointaux a presque verticaux ou suffisam-
ment inclinés pour qu'on puisse les serrer, au moyen de coins, de manière à soutenir les planchers supérieurs. Ces étais sont posés sur des semelles ou couches b et pressent, par le haut, des pièces de bois ou lambourdes qui soutiennent les solives.
Les pointaux sont taillés en biseau, à leurs deux extrémités, de manière à porter sur une arête et que l'effort auquel ils sont soumis soit dirigé suivant leur ligne de milieu.
Pointe, s. A — l<> D'une manière générale, extrémité aiguë d'un corps quelconque.
2» Un objet de quincaillerie est dit à pointe lorsqu'il est muni d'une partie aiguë et piquante au moyen de laquelle cet objet est fixé, et cela particulièrement sur les bois. 3° Clou sans tête qui sert à arrêter des fiches dans leur mortaise.
4° Clou d'épingle fin.
5° Petit clou d'épingle sans tête au moyen duquel on maintient les verres dans les feuillures des châssis, indépendamment du mastic que Ton met par-dessus.
6° Pointe d'arrêt, broche que Ton pose sous Tune des branches d'un mouvement de sonnette pour en limiter la course.
7° Pointe molle, extrémité aiguë d'un lacet, d'un piton, d'une poignée amincie, de manière à pouvoir être courbée et rivée. 8° Ciseau de sculpteur qui sert à ébaucher l'ouvrage après que le bloc de pierre ou de marbre a été dégrossi. Cette opération se nomme approcher à la pointe.
On emploie encore, dans ce travailla double pointe, ciseau fendu par le bout.
9* Pointe carrée, vue
de profil et de face
en A et B (fig. 2233) et
qui sert à percer le bois
pour amorcer les vis.
10° Cherche - pointe ,
poinçon que l'on emploie pour chercher les
trous des ailes des fiches afin de les poiuter
Fig. 2233.