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POITRAIL

et de les arrêter au moyen de pointes.

Un talon que cet outil porte à l'extrémité non aiguë permet de le retirer du trou quand on Ta enfoncé de force.

1 1° Pointe à tracer, outil très-pointu en fer ou en cuivre et au moyen duquel on trace des lignes ou des repères sur les métaux.

12° Les treillageurs donnent ce nom à des petits bouts de fil de fer dont ils se ' servent comme de pointes.

13° Terme de paveur qui désigne l'extrémité du las droit au milieu d'une chaussée où deux ruisseaux se rencontrent.

14° Forme pyramidale en bossage donnée au parement d'une pierre de taille (voy. Bossage).

La même désignation s'applique, en menuiserie : 1° à la jonction d'onglet de quatre joints tels que ceux de deux petits montants qui se croisent dans une croisée; 2° à un panneau saillant et taillé à facettes de manière à présenter des arêtes qui tendent au centre.

Pointeau, s. m. — Outil de serrurier terminé en pointe conique et sur lequel on frappe avec un marteau pour marquer un point qui serve d'amorce au foret à l'endroit où l'on veut percer un trou.

Pointer, v. a. — 1° Rapporter sur un panneau ou sur une pierre les dimensions relevées sur une épure. Pour cette opération on emploie le compas et la fausse équerre.

2° Amorcer, faire des points avec le pointeau.

Poire, s. f. — Boite en Jforme de poire que l'on place à l'extrémité d'un cordon de sonnette électrique (0g. 2234).

Un bouton placé en dessous permet, par la pression du doigt, de rétablir la communication entre deux fils métalliques contenus dans le cordon ; le courant passe et agit sur un timbre disposé à cet effet. Fi* 2234'

Poirier, s. m. — Arbre de la famille des rosacées et dont le bois est d'une contexlure fine et rougeâtre. Il se rabote, se

coupe bien dans tous les sens, se fend rarement et prend très-facilement le poli.

On emploie ce bois pour les montures d'outils de menuisiers, pour les rouages de la charpente rie des machines. Les sculpteurs sur bois en font le plus grand cas, après le buis et le cormier. Il a l'avantage d'imiter fort bien l'ébône lorsqu'on l'a teint en noir et poli. Son poids spécifique est de 0,657 à 0,714.

Poitrail, s. m. — Poutre en bois ou en fer formée d'une ou plusieurs pièces pour servir de linteau à des baies de grandes dimensions, des ouvertures de boutiques, par exemple.

Lorsque le poitrail est en bois, c'est une seule poutre de fort équarrissage ou bien ce sont deux pièces réunies entre elles par des boulons (voy. Linteau) ; dans tous les cas, les poitrails doivent avoir la môme épaisseur que les murs qu'ils supportent, et reposer, par chaque bout, sur des points d'appui en pierre dure, avec une portée de 0m,32 au moins.

Dans un pan de bois où sont pratiquées de grandes ouvertures au dessous d'un poitrail on renforce souvent ce dernier au moyen d'une pièce contre-butée, de chaque côté, par des écharpes (fig. 2235).

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Fig. 2235.

Aujourd'hui, dans les constructions urbaines, où l'usage des planchers en fer est généralement établi, on remplace les poitrails en bois par des poutres composées de fers à double T reliés entre eux par des brides et maintenus dans leur écartement par des croisillons. Ces poitrails ont sou-

POITRAIL. — li

vent à supporter les solives du plancher et, en outre, des charges considérables, telles que des trumeaux en pierre de taille (fig. 2236) montant à plusieurs étages.

Aussi, lorsque la portée d'un poitrail dépasse 3 mètres, est-on obligé de le soutenir par des colonnes en Tonte espacées entre elles d« 2 mètres au plus.

Fig. ÏÎ3B.

A Paris, ces poutres se composent ordinairement de deux fers à double T {fig. 2237) ' et quelquefois même de trois, maintenus en place et rendus solidaires

par des croisillons et par des fretles en fer plat disposés à peu près de mètre en mètre.

1 AnnaUt industrUUet, 1889.

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