POSTICHE
non pas dans an seul acte, mais dans une suite de faits répétés *.
La possession est non interrompue, lorsqu'elle s'est continuée aux mains d'une personne sans aucun trouble provenant du fait d'un tiers.
La possession est paisible lorsqu'elle n'est ni troublée par des contradictions de fait, ni fondée sur des actes de violence. Dans ce dernier cas, cependant, si la violence cesse, la possession utile commence.
La possession est publique lorsqu'elle s'exerce de façon à être aperçue de tout le monde, au vu et su de tous ceux qui l'ont voulu voir et savoir.
La possession est non équivoque, s'il est constant que le possesseur a possédé pour lui/ avec intention de s'approprier la chose détenue. Un fermier, un usufruitier ou toute personne ne possédant qu'à titre précaire ne peut prescrire la propriété, par quelque laps de temps que ce soit.
L'article 2230 du Code civil détermine ainsi la présomption de la possession : « On « est toujours présumé posséder pour soi « et à titre de propriétaire, s'il n'est prouvé o qu'on a commencé à posséder pour un « autre. »
S'il est. prouvé que l'on a commencé à posséder pour autrui on est toujours présumé continuer sa possession au même titre, s'il n'y a preuve du contraire *.
Le possesseur actuel qui prouve avoir possédé anciennement est présumé avoir possédé dans le temps intermédiaire, sauf la preuve contraire.
Poste, s. m. — Lieu occupé par un corps de troupes pour le défendre ou Je garder. Les anciens, comme les modernes, établissaient sur les points stratégiques des postes fortifiés qui n'avaient pas l'importance d'ouvrages tels que les forteresses ou les camps retranchés.
Dans les villes, poste est synonyme de corps de garde.
On appelle poste-caserne, dans une place
1 Code Perrin, art. 3364 et suivants.
* Code civil, art. 2231.
forte, les bâtiments élevés le long des remparts pour servir au logement des troupes qui composent la garnison.
Postes, s. f. pi. — Ornement de sculpture et de peinture. C'est une sorte d'enroulement courant, c'est-à-dire qui se répète et qui rappelle à l'esprit l'idée d'un objet qui court après un autre, ce qui lui a fait donner ce nom de postes. Suivant d'autres auteurs, cet ornement figurait les flots qui se succèdent et cette opinion s'appuie sur ce fait que l'on voit des postes parfaitement indiquées sur le groupe qui ornait l'un des angles du fronton oriental du temple de Minerve à Athènes, groupe qui représentait le soleil sortant avec son char du sein des flots. Quoi qu'il en soit, cet ornement est fréquemment employé pour décorer les bandeaux et les plinthes ; il est tantôt uni, tantôt fleuronné avec des rosettes, suivant le caractère de simplicité ou de richesse adopté pour l'édifice. La fig. 2362 représente les portes sculptées sur le bandeau qui couronne le stylobate de la façade méridionale du Louvre.
Pig. 2362.
Les serruriers font également usage de postes, dans les grilles, dans les frises de balcons (fig. 2363).
Fipr. 23fi3.
i Postiche, adj. — Se dit, dans un ou-