POTAGER
POTEAU
vrage, de toute partie qui est rapportée et semble étrangère à cet ouvrage, par exemple une table de marbre incrustée dans une décoration d'architecture. C'est surtout dans l'ornementation que l'on rencontre une multitude d'inventions postiches, de formes parasites qui ne tiennent en rien au système d'ordonnance du reste de J'ôdiflce.
Posticnm. —Les Romains désignaient ainsi la partie supérieure des temples amphiprostyles (voy. ce mot), par opposition à Yantieum ou face antérieure dite aussi pronaos.
Le mot postieum n'est que la traduction latine du mot grec opisthodome.
Postscenium. — Mot latin qui dési-
gnait la partie d'un théâtre romain où se retiraient les acteurs pour changer de costume et où étaient placés les décors et les machines.
Le postscenium, comme son nom l'indique, était situé derrière la scène (voy. Théâtre).
Pot, s. m. - 1» Objet en terre cuile affectant diverses formes et que l'on em- * ploie pour les hourdis, pour les ventouses (voy Poteries).
çZ°Pot de siège, cuvette en forme de tronc de cône (iig. 2364) que Ton place dans les garde-robes demi-anglaises.
3° Pot à colle, vase en cuivre rouge ayant la forme indiquée par la figure 2365 et dans lequel les menuisiers font chauffer la colle.
Potager. — t<> Enclos séparé par des murs dans un grand jardin attenant ou non à une habitation et destiné à la culture
des légumes. Souvent le potager ne forme pas une portion séparée du jardin ; c'en est seulement une certaine partie qui est divisée en plates-bandes, où l'on trace des carrés qu'on garnit de légumes.
2* Fourneau de cuisine (voy. Fourneau).
Potasse, s. f. — Substance alcaline qui dissout les corps gras et résineux, se combine avec les acides et, par suite, peut servir à faire des nettoyages.
À cet effet, on dissout \a potasse dans de l'eau et cette dissolution prend alors le nom de lessive ou eau seconde.
Dans Je commerce ce qu'on vend comme potasse est du carbonate de potasse et plus souvent de soude.
Poteau, s. f. — Toute pièce de bois posée debout. On applique aux poteaux différentes dénominations, suivant la place qu'ils occupent dans un ouvrage de construction.
Poteau ou pied cor nier, maîtresse pièce qui est placée à l'encoignure formée par deux pans de bois ou qui monte de fond dans un de ces ouvrages au point où un pan de bois de refend vient rencontrer le pan de bois de lace (voyez Pan de bois).
C'est dans ces poteaux que sont assemblées les sablières de chaque étage. Le pied cornier est fait d'une seule pièce ou composé de plusieurs, solidement entées l'une sur l'autre.
Poteau de remplissage ou de cloison, poteau qui, dans un pan de bois, est placé entre deux sablières, avec lesquelles il s'assemble à tenon et mortaise.
Poteau en décharge^ poteau placé obliquement entre deux autres dans un peut de bois (voy. ce mot).
Poteau d'huisserie ou de croisée, poteau qui forme le côté d'une porte ou d'une fenêtre. On les laisse apparents, dans les cloisons, sur toute la hauteur de la porte, et on les recouvre de moulures rapportées formant chambranle. On a soin d'y ménager une feuillure du côté qui reçoit la porte.
Dans une lucarne il y a également deux poteaux sur lesquels repose le chapeau.
POTEAU. — 1
Poteaux d'écurie, poteaux cylindriques scellés dans le sol, qui ont environ I™,35 de haut et qui servent soit à soutenir les barres, soit à recevoir l'assemblage des pièces qui composent les séparations de stalles. L'extrémité supérieure de ces poteaux est souvent surmontée d'une boule (tig. 2366).
Fig. Ï366.
Poteau télégraphique. Pièce de bois a section circulaire et sur laquelle sont Uxés des godets en porcelaine qui servent à supporter et à isoler les lils télégraphiques.
Dans ces derniers temps, on a songé à remplacer, pour ces poteaux, le bois par le fer et l'on y trouve comme avantage : une durée beaucoup plus longue, surtout si on entretient ces supports au moyen de peintures périodiques; une plus grande résistance dans toutes les directions; l'incombustibililé ; une plus grande difficulté de destruction par la malveillance; la préservation de la foudre par l'adhérence du sol au pied des poteaux ; un écoulement facile des excédants des courants; une plus grande facilité et rapidité de pose et de montage.
— " POTEAU
On distingue les poteaux simples et les
Le poteau simple est un fer à T dont la section est représentée par la lif. 2367 et
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que l'on plante en terre comme les poteaux eu bois. Ce Ter est percé de trous à vis,
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taraudés à l'avance pour la fixation des isolateurs. La figure montre en A, vue de face et de côté, une des dispositions adoptées pour ces derniers objets, et en B un autre système, qui permet d'accrocher deux fils.
Le poteau multiple peut supporter un certain nombre de fils au moyen de godets fixés sur des traverses en fer cornières qui s'assemblent de différentes façons, soit sur le plat du fer, soit sur sa nervure. Nous donnons (fig. 2368) l'élévation et le profil de la partie supérieure d'un poteau multiple avec deux genres de godets différents. La même figure montre en A l'assemblage des godets sur les cornières.
L'administration française des télégraphes emploie aussi d'autres formes pour les poteaux métalliques ; ces supports se composent de tôles pliées suivant une courbe qui lui donne une grande résistance et rivées sur leurs rebords ou lèvres ménagées à cet effet. La fig. 2369 représente deux sections, de courbures un peu différentes, qui ont été adoptées suivant leur