POULAILLER
des soins aux oiseaux ; les ouvertures pour les volailles de petite dimension sont deO-,14 à0".15 de large sur On,15àO-,20 île hauteur et munies de trappes à coulisses verticales ou horizontales (fig. 2375).
Ces passages, pour les oiseaux qui perchent, sont pratiqués dans les parois du local ou dans la porte d'entrée, soit au niveau du sol, soit à une hauteur comprise entre 1 mètre et 2 mètres pour les oiseaux qui ne perchent pas, il ne laut pas que ces ouvertures soient à plus de O-.Oô au-dessus du niveau du sol. Les fenêtres doivent être garnies d'un treillis en fil de fer. Le pavage intérieur se fait en petits pavés, en carreaux de terre cuite, en briques à plat, en béton ou en asphalte.
La hauteur du logement doit varier entre 2 mètres et 2a>,50.
Les poulaillers proprement dits doivent renfermer des juchoirs, des nids, des mangeoires et abreuvoirs, des épinettes, mues, etc., et être divisés en plusieurs compartiments pour la séparation des volailles destinées à l'entretien, l'incubation, l'élevage ou l'engraissement.
Les juchoirs sont des espèces d'échelles dont les hfttons sont inclinés à 45* et espacés de 0™ ,50 environ.
Les nids sont tantôt des compartiments en plâtre, en briques de champ ou en planches , disposés au niveau du sol ; tantôt des paniers découverts ou de petites boites suspendues aux murs. Les mangeoires (voy. ce mot) sont des augettes en pierre, en bois, en poterie ou en métal. Un abreuvoir naturel on une auge en pierre creuse doit être compris dans la basse-cour. Les épinettes sont des boites où l'on renferme les volailles réservées pour l'engraissement et que l'on accroche aux murs ou que l'on place sur des tréteaux à 1 mètre ou 1"°,50 du sol.
Souvent on établit des poulaillers surmontés de pigeonniers comme celui que représente la fig. 2376. Cette construction, exécutée avec une certaine élégance, est en briques et maçonnerie, avec charpente apparente. L'entrée et la sortie des volailles
PUIRIK — 11
se font par une ouverture pratiquée dans le bas de la porte.
Fig. 3378.
Le pigeonnier est divisé eu compartiments par des cloisons de manière à séparer les couples; il est couvert eu ardoises, tandis que le poulailler eBt couvert en zinc.
Poulie, t. f. — Petite roue massive ou évidée, en bois dur ou en métal et sur la circonférence de laquelle est creusé un canal à profil circulaire formant ce que l'on appelle la gorge.
L'axe de la pouffe, ordinairement en métal, repose, par ses extrémités, appelées tourillons, sur des coussinets fixes ou sur les branches d'une chape en fer pourvue d'un crochet à sa partie supérieure {fig. 2377).
Cette gorge reçoit un cordage dont elle facilite le mouvement lorsque la direction
suivant laquelle ce cordage fait effort t tirant doit changer.
On fait aussi des poulies en fer dont le corps est évidé (fig. 2378).
On s'en sert, par exemple, pour supporter la corde à laquelle sont fixés tes seaux d'un puits.
On donne le nom de poulie folle à une poulie employée comme moyeu de trans-
POULIE. — t
mettre ou de suspendre, à volonté, l'action d'un arbre principal ou d'arbres secondaires mis en mouvement par celui-ci sur d'autres as es secondaires.
Le système appliqué est le suivant :
cette poulie (lîg. 2379) ' est montée sur l'arbre à côté de celle qui transmet le mouvement ; mais elle y tourne librement au lieu d'être assemblée. En poussant la courroie au moyen d'une fourcbette terminée par uu levier, on la fait passer de la poulie lise à la poulie folle; le mouvement de la courroie continue sans éprouver de résistance et sans entraîner l'aie, qui passe ainsi à l'état de repos et repasse à
une chape à laquelle tient un crochet destiné à soulever le fardeau.
Pouponnière, s. f. — Appareil en bois, avec lequel on apprend, dans les asiles, à marcher aux enfants et qui est composé de deux compartiments circulaires à claire- voie (fig. 2380).
Dans L'enceinte extérieure, les enfants peuvent se tenir debout et marcher soutenus soub les bras par les traverses du haut. Le compartiment intérieur est' divisé en un certain nombre de places par des accoudoirs et muni d'une banquette sur laquelle les enfants peuvent s'asseoir ; une autre planche circulaire forme table devant
l'état de mouvement si l'on opère d'une façon inverse.
Les moufles sont des poulies assemblées dans une même chape et servent a soulever des fardeaux (voy. Moufle).
On emploie aussi, pour le même usage, des poulies différentielles te divers systèmes. Les unes sont composées de disques ou galets de dimensions différentes monlés sur un même axe et sur lesquels s'enroulent des chaînes avec crochets à leurs extrémités ; les autres sont formées d'une poulie double et d'une poulie simple, de diamètre plus petit, avec une chaîne sans fin qui s'enroule autour.
Cette dernière poulie est comprise dans
Laboulaje, Dict. des a
t manufactura.
eux, de sorte qu'ils sont assis et parfaitement maintenus dans cette position.
Pourriture, ». /. — Défaut du bois qui provient des alternatives de sécheresse et d'humidité et qui se manifeste par la décomposition du ligneux en une substance pulvérulente brune ou blanche.
Poussée, *. f. — Poussée des terres (voy. Soutènement).
Poussée deS voûtes. Effort horizontal que les voûtes exercent, de dedans en dehors, sur leurs piédroits.
On a étendu cette signification à la tbéorie même de l'équilibre et de la stabilité des voûtes, théorie qui fournil au constructeur les limites entre lesquelles il peut faire varier les proportions a donner à ces éléments des édifices. Sans entrer
dans des détails de calculs que notre cadre ue comporte pas, nous présenterons ici quelques considérations générales, suffisantes pour éclaircir le sujet.
Examinons le cas d'une voûte en berceau. Lorsqu'elle vient à se rompre, l'effet qui se produit généralement est représenté par la fig. 2381 ; elle s'ouvre à la clef du
Fig. 2381.
côté de l'intrados, vers les reins du côté de l'extrados et aux naissances du côté de l'intrados également; les surfaces de séparation se nom ment joints de rupture. Plus rarement on observe un effet différent : la voûte (tig. 2382) s'ouvre au
Fig. 2382.
sommet du côlé de l'extrados, aux reins du côté de l'intrados et aux naissances du côté de l'extrados. Ce mode de rupture se manifeste dans les voûtes minces, surélevées et très-cbargées vers les reins.
On considère la voûte comme formée de deux parties qui exercent Tune sur l'autre des pressions égales, appliquées au sommet de la voûte et symétriques par rapport à la verticale passant par ce point ; ces deux pressions s'exercent donc dans le sens horizontal ; chacune d'elles constitue ce que L'on appelle la poussée de la voûte.
Nous désignerons (fig. 2381) par la lettre F cette force, dont il faut déterminer la valeur pour s'assurer de la stabilité d'une voûte ; pour le premier cas de rupture cité plus haut, la relation qui exr prime cette valeur est la suivante :