SOUS
PRtSON.
deux aumôniers et du premier
greffier.
A l'extrémité des dépendances se trouvent, du côté de la cuisine : les salles des morts et de dissection, ayant leur entrée spéciale sur le chemin de ronde ; du côté du corps de garde : une soufrerie pour désinfecter les vêtements des détenus à leur entrée à la prison.
Derrière le bâtiment d'administration un passage couvert conduit au quartier des prévenus, établi, comme le montre le plan, suivant le système rayonnant de Philadelphie, système appliqué déjà à la prison de Mazas, à Paris.
Le quartier se compose de quatre bâtiments renfermant les cellules et rayonnant autour d'un bâtiment central. Chacune des quatre ailes est formée d'une longue galerie montant de fond, à droite et à gauche de laquelle se trouvent un rez-dechaussée et deux étages de cellules. Les cellules sont desservies par des balcons avec balustrades en fer.
Une partie de l'une des quatre ailes est occupée par l'infirmerie, comprenant des cellules doubles et les bains des prévenus. Le bâtiment central contient une salle circulaire avec guichet de surveillance au milieu ; au-dessus est installé l'autel, visible de toutes les cellules, aussi bien que de la nef, où sont réunis les prévenus au moment des offices, ut de la tribune de 1'inlirmerie, placée au premier étage, à l'extrémité de la nef.
Attenants à celle sille centrale sont, au rez-de-chaussée, les différents services, tels que cantine, parloirs cellulaires et, au premier élage, parloir de famille, magasins et oratoire cellulaire pour le culte
protestant.
Les quatre espaces laissés libres entre les bâiiments sont occupés par des préaux cellulaires dans lesquels les prisonniers viennent se promener pendant une heure.
Ces préaux rayonnent autour d'un pavillon ou loge circulaire é.evée dans lequel se tient un surveillant.
Toutes les cellules renferment le môme aménagement, tant au point de vue du
mobilier que du chauffage, de l'éclairage et de la ventilation (voy. Cellule).
Le bâtiment qui joint le quartier des prévenus à celui des condamnés comprend, à rez-de-chaussée, la grande nef dont il est question plus haut, le vestiaire et les bains. Au-dessous une galerie souterraine relie le quartier des cendamnés à l'administration ; au-dessus est le chauffoir de l'infirmerie, qui communique, à droite cl à gauche, avec des promenoirs découverts pour les convalescents. Enfin • l'étage supérieur est occupé par les salles de l'infirmerie et leurs dépendances.
Les bâtiments des condamnés sont disposés autour de deux cours ou préaux.
Ils contiennent, à rez-de-chaussée, les ateliers, les promenoirs, chauffoirs et ré- | fectoires pour la vie en commun ; audessus les dortoirs cellulaires.
Aux angles sont établies des tourelles dans lesquelles sont les escaliers qui pourlournent les loges ou guérites des gardiens. Il y a deux étages de loges ; celles inférieures sont disposées de façon à permettre la surveillance directe et simultanée des salles, ateliers, préaux couverts et découverts, escaliers et cabinets d'aisances.
Les loges de l'étage supérieur sont affectées à la surveillance des dortoirs cellulaires et des lavabos.
Les dortoirs des condamnés sont de longues salles contenant, comme les galeries du quartier des prévenus, deux étages de cellules éclairées sur les cours et les chemins de ronde.
Le rang supérieur est muni de balcons.
Le chauffage et la ventilation s'opèrent par appel de la galerie de surveillance dans chacune des cellules, au moyen d'une imposte ouverte au-dessus des portes.
L'éclairage au gaz des galeries pénètre la nuit dans les cellules par le môme orifice. Les cours ou préaux sont divisés, dans l'axe, par des passages couverts formant, abris, avec vasques, cabinets d'aisances et
uiinoirs.
Le chauffage et la ventilation se font
par le système Grouvelle.