PROPYLÉES
Pronaos, s. m. — Terme qui vient des mots pro et naos, et qui signifie en avant du naos, c'est-à-dire du corps principal d'un temple ancien ou d'une basilique romaine. Ce mot correspond au narthex des premières églises chrétiennes. Le pronaos élémentaire est, dans un temple in antis, l'espace compris entre les prolongements des murs de la cella et les deux colonnes placées formant, avec les antes ou têtes de ces murs, la façade de l'édifice. Dans les temples d'une plus grande importance le pronaos, ainsi que le mur de la cella, est environné d'un ou deux rangs de colonnes.
Certains temples avaient, sur leur face postérieure, un espace semblable à celui qui existait sur le côté antérieur; on l'appelait opisthodome.
Il parait certain, d'après lés textes de Vitruve, que l'usage était de fermer par en bas les entre-colonnements du pronaos avec un pluteum ou petit mur d'appui dans lequel étaient pratiquées de petites portes d'entrée.
Propnlgeam. — Mot d'origine grecque qui signifie, à proprement parler, bouche d'un four et par lequel on désignait, dans les bains romains, l'étroit passage cintré qui servait à l'introduction du combustible. Proportion, s. f. — Mot qui exprime le rapport qu'ont entre elles les diverses parties d'un tout.
La justesse des proportions est une des conditions essentielles du beau ; elle constitue le rapport le plus parfait, le plus agréable, des grandeurs d'un objet.
Chaque ordre d'architecture a ses proportions basées sur le module (voy. ce mot). Propriété, s. f. - Dans la législation, la propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois et par les règlements '.
Mais le droit de propriété cède aux besoins publics (voy. Expropriation).
La propriété d'une chose mobilière ou immobilière donne droit sur tout ce qu'elle
1 Code civil, art. 544.
produit et sur ce qui s'y unit accessoirement, soit naturellement, soit artificiellement.
Ce droit s'appelle droit d'accession * (voy. Accession).
Propylées. — Mot qui vient du grec pro, devant et pulai, portes et qui signifie avant -portes. On a donné ce nom à certains vestibules d'édifices somptueux et particulièrement à celui de l'acropole d'Athènes, le plus célèbre de tous.
Il est placé au sommet de la seule montée par laquelle la citadelle soit accessible. Une suite de degrés donnait accès autrefois au corps principal de l'édifice, décoré extérieurement par une rangée de six colonnes doriques, et surmonté d'un entablement avec fronton. De \k on passait dans un grand vestibule, divisé en trois allées par deux rangées de colonnes ioniques et terminé par un mur percé de cinq portes inégales, la plus grande étant celle du milieu. Des dalles de marbre de dimensions considérables, reposant d'une colonne à l'autre et de celle-ci sur les murs, constituaient le plafond de ce vestibule. A l'entrée des propylées se trouvaient deux édifices plus petits : à gauche,lle temple de la Victoire Aptère ; à droite, un petit bâtiment semblable, dont les murs étaient décorés de peintures et qu'on a appelé la Pinacothèque.
Cet édifice, construit par l'Athénien Mnésiclès, coûta la somme prodigieuse, pour cette époque, de 2012 talents (10696000 francs).
Les propylées à1 Eleusis, célèbres aussi, sont exécutées avec les mêmes dispositions de plan et d'élévation.
Le nom de propylées a été appliqué également aux anciennes barrières de Paris, construites par l'architecte Ledoux et dont il subsiste encore un certain nombre, malgré le recul des portes jusqu'à l'enceinte fortifiée.
Chacune de ces barrières était composée d'un ou de deux bâtiments élevés sur le côté de la route, qui était barrée par une grille de fer avec doubles |>ortes.
1 Gode civil, art. 546.