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PRUD'HOMMES

Proscenium. — Mot latin qui, chez les Romains, désignait ce que nous appelons aujourd'hui la scène.

Le proscenium était une plate-forme élevée, bornée en avant par V orchestre et en arriére par le mur de la scena (voy. Scène, Théâtre).

Prostyle, *. m. — Edifice qui n'a de colonnes qu'à sa partie antérieure, sur sa face principale (fig. 2406).

Fig. 2406.

Dans le système de progression suivant lequel Vitruve classe les temples anciens, les édifices prostyles occupent le second rang, les temples in antis occupant le premier.

On appelle amphiprostyle le temple qui avait un prostylon à chacune de ses faces antérieure et postérieure.

Prothyrum. — Mot latin qui désignait, chez les Romains, le couloir ou vestibule compris, dans une habitation, entre la porte de la rue (janua)y qui restait probablement toujours ouverte pendant le jour, et la porte intérieure (ostium), qui donnait dans l'atrium.

Leg Grecs, avec plus de raison, donnaient à ce corridor le nom de diathuron, c'est-à-dire entre les portes.

Protype, s. m. — Mot qui vient du latin protypum désignant, d'après Pline, l'ornement en terre cuite que nous appelons aujourd'hui antéfixe (voy. ce mot).

Prud'hommes (conseil de). — Conseil qui est composé mi-partie de patrons et d'ouvriers élus par leurs pairs pour juger les différends qui peuvent s'élever-, en matière d'arts et de métiers, entre les ouvriers et les patrons.

Depuis leur création par an décret de 1806, les conseils de prud'hommes ont eu leurs attributions réglées par des législations différentes. La loi du 1" juin 1853 est aujourd'hui en vigueur.

Les conseils se renouvellent par moitié tous les trois ans; ils sont rééligibles. Leurs jugements sont définitifs et sans appel, quand le chiffre de la demande n'excède pas 200 fr. en capital ; au-dessus de cette somme il peut y avoir appel au tribunal de commerce.

Prunier, s. m. — Arbre de la famille des Basacées qui fournit un bois dur, compacte, doux, liant, un peu satiné et facile à travailler. Il est orné de quelques veines rouges et prend un beau poli ; mais il se fend et se tourmente beaucoup.

On en fait des meubles et des manches d'outils.

Sa pesanteur spécifique est 0,761.

Prussienne (cheminée à la). — Appareil de chauffage qui n'est qu'une espèce de poêle ouvert et pourvu d'un rideau se levant et se baissant à volonté, de manière à simuler une cheminée.

La fig. 2407 représente à l'élévation d'un

Fig. 2407.

de ces appareils, dont la fig. 2408 donne le plan. C'est un simple coffre en tôle à section polygonale et ouvert sur Tune de ses faces. On y place des chenets ou une grille comme dans une cheminée. Le rideau se lève au moyen d'une manivelle située sur le côté. Le fond de ce coffre est doublé d'un petit mur en maçonnerie qui forme le contre-

PSEUPODIPTÈRE. — I

mur, ainsi qu'on le voit sur la coupe (Bg. 2409).

On emploie souvent ces appareils dans les pièces privées de cheminées.

Fig. 5109.

Prytanée, s. m.— PalaiBoù siégeaient les prytanes dans les villes de l'ancienne Grèce où ces magistrats étaient institués.

Les prytanies étaient des bâtiments considérables ; on y recevait les ambassadeurs; on y donnait des repas publics ; les citoyens qui avaient bien mérité de la République y trouvaient une retraite honorable ; on y conservait le feu sacré ; des blés y étaient mis en réserve. Après celui d'Athènes, le prytanée de Gyziqne passait pour être le plus magnifique de la Grèce.

Pseudodiptèro, *. m. — Terme qui signifie faux diptire et qui s'applique à une ordonnance de colonnes entourant un temple avec la même largeur de portique que dans le diptère, mais sur un seul rang de colonnes au lieu de deux (Hg. 24(0).

La condition commune au diptère et au pseudodiptôre était, selon Vitruve, d'avoir

il - PSEUDOPËRIPTÈRE.

aux deux fronts antérieur et postérieur,

une rangée de huit colonnes et, sur les

Fig. 2lio.

flancs, quinze, en y comprenant celles des angles.

Psendo-lsodomon. — Genre d'appareil employé par les Grecs et qui, au contraire du système de construction appelé isodomon, se composait d'assises régulières, mais alternativement inégales en hauteur (voy. Appareil).

Pseudopériptère. — Faux pèrtptére, c'est-à-dire, ordonnance qui était appliquée a certains temples anciens et qui consistait (lig. 2411) dans une rangée de colonnes

Fig. Î4II.

engagées' dans les murs latéraux de la cella, et non pas isolées, comme dans le ptriptére.

Celte disposition permettait de donner plus de largeur a l'intérieur de la cella, qui s'agrandissait de tout le promenoir compris, dans le périptére, entre les murs latéraux et les colonnes.

Le temple de Jupiter Olympien, d'Agrigente, était pseudopériptère.

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