REFENDS
REFEUILLEMENT.
Une fontaine ou lavabo était ordinairement placée à l'entrée du réfectoire.
Un des plus beaux réfectoires d'abbayes que l'on puisse citer est celui de l'ancien prieuré de Saint-Martin des Champs, ù Paris, dont la flg. 2162 représente le plan. La tribune du lecteur, placée vers l'une des extrémités, forme un édicule saillant a l'extérieur, auquel on accède par un escalier ménagé dans l'épaisseur du mur.
Lus réfectoires de nos collèges, séminaires, etc., n'ont plus les vastes proportions que ces salles possédaient dans les communautés religieuses du moyen âge. Ils devraient être établis suivant ces données : proximité suffisante des cuisines; eau assez abondante pour tous les besoins qui en dépendent; établissement d'armoires spacieuses, d'offices, de buffets, de tables et de bancs fiscs; une grande élévation de plafond, des ouvertures spacieuses pour renouveler l'air; enfin la possibilité de chauffer la salle pendant les froids.
Refend, s. m. — Mur de refend, gros mnr formant séparation intérieure dans un bâtiment. La flg. 2463 représente un mur de refend se reliant avec un mur de face.
Fig. 2163.
Bois de refend, bois scié de long ou refendu dans le sens des fibres. Les menuisiers appellent refend un morceau de bois retranché d'une planche ou d'un ais trop large.
Refends, s. m. pi. — Canaux verticaux ou horizontaux, à section triangulaire ou rectangulaire, que l'on taille entre les pierres comme motif de décoration.On forme ainsi des bossages (voy. ce mot) qui accentuent l'appareil, tout en dissimulant tes
joints. Ce procédé d'ornementation est usité tantôt pour les chaînes de pierre des mars de face d'un bâtiment, tantôt pour toute la façade même.
A l'origine des refends, les compartiments que ces cavités formaient devaient figurer l'étendue réelle du parement de chaque pierre, les blocs qui composaient les assises étant d'ailleurs réguliers. Mais depuis on a employé les refmdsb. produire des appareils factices, dans lesquels il n'est tenu aucun compte des lits et des joints véritables dont se composent les assises.
Refendre, v.o. —Charpente. Débiter à la scie de long de grosses pièces de bois pour en faire des solives, des chevrons, etc.
Mbnuisekig. Le même terme signifie également débiter une planche en parties plus étroites ou enlever un morceau d'une pièce trop large (voy. Refend).
Sbrrdhbrib. 1» Couper avec la tranche une barre de fer plat chauffée pour en faire des barres plus étroites.
2° Pratiquer sur le panneton d'une clef, au moyen de la lime fendante, d'un petit bec-d'âne, de la scie à métaux/des fentes qui permettent le passage des garnitures de la serrure.
Couvbrtuhb. Diviser l'ardoise en feuillets.
Pàvabe. Partager les gros pavés en deux, pour en faire des pavés d'échantillons qu'on appelle pavés refendus.
Refeuillé {joint). — Jonction en longueur de deux pièces de bois formant encaissement (fig. 516*).
Fig. îiM.
Si l'u ne des pièces est démaigrie ou tai I lée en biseau, ce joint prend le nom de grain d'orge (voy. ce mot).
Quelquefois le joint est refeuillé à angle ouvert et s'emploie en remplacement de la languette.
Refenlllement, s. m. — Feuillure faite sur place dans un poteau pour loger un vantail de porte ou de croisée.