‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 376 sur 553 · REPRISE · texte numérisé non relu

REPRISE

des gradins chargea de vases, de fleurs, de chandeliers , etc., et surmontes souvent d'un dais ou baldaquin supporté par des coloonettes.

Hepous, s. m. — Terme qui désigne une sorte de mortier fait de petits plâtres provenant de démolitions, battus et méléB avec de la brique concassée. Le repous sert à affermir les aires des chemins et sécher ies sols humides.

Repoussoir, s. m. — Maçonnerie.

Long ciseau en fer acéré par son tranchant, el que les tailleurs de pierre nomment aussi fer carré. Ils se servent de cet outil pour tailler les moulures.

Charpenth et menuiserie. Sorte de cheville que l'on emploie pour en faire sortir une autre d'un trou dans lequel elle est

PLOMBERIE. Robinet à repoussoir (voy.

Robinet).

Reprendre, o. a. — Refaire soit les parties dégradées de la surface d'un mur, d'un pilier, etc., soit ces objets en entier par sous-œuvre.

Reprise, s. f. — En général, réfection des parties d'un mur, d'un pilier, etc., dégradées à la surface ou dans toute leur épaisseur.

La reprise en sous-œuvre consiste à reconstruire les parties détériorées d'un mur, d'un pilier, tout en n'ébranlant pas les parties en bon état qui se trouvent audessus de la reprise.

A cet effet, on soutient le haut de la construction au moyen (l'étais et de chevalements, on place des croisillons et des cou chis dans les baies pour maintenir l'écartement des jambages, ou procède ensuite à la démolition des parties qu'il faut remplacer; celles-ci une fois terminées, on les rejoint soigneusement avec les anciennes.

Un des modes de jonction efficaces est celui qui consiste à introduire dans le joint même des cales de la matière la moins compressible.

La fig. 2480 montre la reprise eu sousœuvre d'une pile dont la portion supérieure est soutenue a chaque assise par des chevalements horizontaux qui se croisent à

angle droit d'une assise à la suivante.

Klg. 2«0.

Réseau, s. m. — Arcatures entrelacées qui forment comme une broderie dans le tympan d'une fenêtre ogivale.

Réservoir, i. m. — On définit ainsi, d'une manière générale, un récipient dans lequel on met eu réserve une certaine quantité d'eau destinée à être distribuée pour différents usages.

Les réservoirs qui servent à la distribution des eaux dans les villes sont situés sur le point le plus élevé du périmètre a desservir. Ils sont construits en tôle ou en maçonnerie. Les premiers, qui ne doivent renfermer habituellement que des volumes d'eau peu considérables, ont, en général , la forme cylindrique. Si leurs dimensions sont faibles on y emploie de la tôle assez mince. C'est ainsi qu'un réservoir de 8 à 10 mètres de circonférence et de 3 à 4 mètres de hauteur peut être composé, par exemple, de tôle de 0"°,002, dans le premier tiers de sa hauteur, de 0o,0025 au milieu et de O",O03, dans sa partie inférieure. Le fond, qui est plat ou légèrement convexe, doit avoir une certaine épaisseur, parce qu'il convient de le poser soit sur des poutrelles ou sur des murs de refend présentant un écarEement suffisant,' soit sur unesablière placée elle-même sur un mur circulaire, pour que l'on puisse visiter le dessous du réservoir, vérifier les fuites et

entretenir la peinture afin d'empêcher la rouille de l'attaquer.

Tantôt cette cuve est établie dans une construction en maçonnerie; tantôt elle est recouverte d'un loit et entourée d'une enveloppe en matières peu conductrices, qui conserve à l'eau une température plus uniforme.

Les grands réservoirs, ordinairement construits en maçonnerie, sont à ciel ouvert ou surmontés soit d'une voûte, soit d'une toiture.

La forme de ces réservoirs est variable ; le fond et les parois sont très-souvent en béton recouvert d'un enduit de ciment hydraulique. L'épaisseur du fond est comprise entre 0»,30 et 0-.70, selon la résistance du soi et la hauteur de l'eau, qui varie de 2 à 5 mètres.

L'épaisseur des murs d'enceinte, s'ils sont isolés et d'une certaine longueur, doit être a peu près égale, en moyenne, aux deux tiers de la hauteur d'eau à supporter. Pour recouvrir ces bassins le meilleur mode est l'emploi de petites voûtes cylindriques légères, supportées par des rangées d'arcades reposant elles-mêmes sur de petits piliers isolés ainsi que le montre

i'ig. ïist.

(lig. 2481) le plan du réservoir d'Amiens ',

i Laboulaye, DJ«, du aru et manvfatluTii.

présenté à l'échelle de 0«,013 pour mètre.

Les tuyaux de conduite et les tuyaux de vidange débouchentordinairementau Tond des réservoirs. Si leur diamètre est faible, on règle la distribution au moyen de simples robinets placés à l'extérieur; mais quand les conduites ont uu diamètre un peu considérable, on garnit l'ouverture évaBée de chaque tuyau d'une soupape de fond, que l'on manœuvre de la surface supérieure du réservoir au moyen d'une tige verticale en fer fixée au clapet qui ferme l'orifice.

A. Paris, on a construit un certain nombre de réservoirs de petites dimensions qui servent à la distribution que l'on fait aux porteurs d'eau. Celui que représente la fig. 2*82est situé dans la rue de Courcelles.

Fig. 2*82-

C'est un bâtiment rectangulaire dont le rez-de-chaussée est occupé par un bureau destiné à la distribution ; au-dessus est placé le réservoir. Des murs en briques

RÉSERVOIR. — t;

avec jours ménagés à l'effet d'aérer l'intérieur forment la partie supérieure de l'enveloppe en maçonnerie; le tout est surmonté d'une toiture en zincavec clj assis d'éclairage.

Dans les gares et stations de chemins de fer on établit, à proximité de la voie, des réservoirs d 'alimentation d'eau pour les trains. Ce sont des' cuves cylindriques en tôle supportées par une construction en maçonnerie circulaire ou polygonale avec contreforts aux angles. Cette cuve est entourée d'une enveloppe peu conductrice, briques ou planches, et recouverte d'un toit.

La fig. 2483 représente la coupe d'un bâtiment destiné à recevoir une cuve alimentaire et qui est établi sur la ligue

du chemin de fer d'Orléans '. Le plan est circulaire et les murs ont an fruit d'an cinquantième. La cuve, à fond sphérique, repose exclusivement sur une cornière en fonte scellée sur le couronnement en pierre de taille, dont elle relie, de la manière la plus absolue, tous les éléments. Un passage de 0m,75 reste libre entre le revêtement et la cuve, au-dessus de laquelle une distance de 0",75 a été également ménagée sur les tirants du comble. Ou peut ainsi accéder à toutes les parties intérieures de l'installation, dont la visite est rendue facile au moyen d'un lanterneau vitré qui couronne la toiture.

Pendant l'hiver les tubes d'aspiration el de refoulement peuvent être préservés de la gelée à l'aide d'un appareil de chauffage, dont le tuyau, après avoir traversé la cuve, passe à l'intérieur du poinçon de fonte creusé qui relie les arbalétriers.

Kig. 2484.

Nous donnons également (fig. 2484) le 1 Pierre Chabtt, BétimtnU de chemin* de fer.

Page 1