GRUE
du» une construction, pour
bardage
Pig. 1528.
des petits matériaux. Nous présenterons, sur la figure 1529, empruntée aux Annales industrielles (année 1870-71), un appareil de ce genre dû à M. Bornier, constructeur, et dont l'emploi est très-avantageux
sur les chantiers pour l'élévation et le bardagedes petits matériaux.
Les grues otl treuils-chariots sial com-
ï — CRUE.
posés d'un chariot qui s.: meut sur une poutre horizontale et qui est formé de quatre galets réunis entre eux par un étrier double (lig. 1530). A cette dernière pièce est suspendue la grue proprement dite, au sommet de laquelle est un levier horizontal avec contre poids. Une roulette, placée à la partie inférieure de la flèche facilite la circulation de l'appareil.
Fig. 1530.
Dans les grues à vapeur, la levée du far deau, l'orientation, le mouvement de rotation ou la translation sur rails s'effectuent par la vapeur. Ces appareils peuvent être, comme les précédents, désignés sous les noms décrues roulantes, treuils-chariots.
Dans les premières, la vapeur fait mouvoir la tige d'un pistou contenu dans un cylindre en tôle. Celle lige s'articule avec un arbre coudé qui, par l'intermédiaire d'un engrenage, donne le mouvement à la clialne à laquelle le fardeau est suspendu. La fig. 153 L représente uU6 grue locomoblle du système Neusladi, ingénieur à Paris. Le chariot est en fonle, avec compartiments pour recevoir du lest ; le générateur est cylindrique et vertical, à foyer intérieur. Une machine de eu genre est installée sur le port Saint Nicolas, a Paris,
GRUE. — f
et exécute tous ses mouvements avec uoe facilité, une régularité et une rapidité très-
Nous donnerons également un appareil qui lient à la fois de la chèvre, de la grue roulante et du treuil-chariot. Culte machine,
disposés parai lelcmeat à la façade que l'on construit.
Fig. ms.
Los treuils -chariots, dont nous donnons un exemple (fig. 1533), sont formés d'une charpente composée de quatre poteaux verticaux portant deux longues poutres horizontales parallèles, qui sont munies de rails sur lesquels circule un chariot avec treuil. Celui-ci est pourvu d'une chaîne qui permet d'accrocher les fardeaux amenés a l'une des extrémités des poutres
vue sur ses deux faces (fig. 1532), a été inventée par M. Cousté, entrepreneur à Paris. C'est une sorte de chèvre qui porte, a sa partie supérieure, un chemin sur lequel peut se déplacer un chariot que l'on fait reculer ou avancer en agissant sur les chaînes. Une machine à vapeur donne le mouvement au treuil de translation du chariot, a celui de levage et à la transmission qui permet d'obtenir le déplacement de l'appareil sur deux rails
et de les élever ; puis le treuil est mis en mouvement et la charge est déposée sur une voiture destinée à remporter.
Ces engins sont employés dans les gares à marchandises pour décharger les wagons ; la voie passe sous la grue, comme le montre notre ligure.
On Be sert encore d'appareils semblables pour l'enlèvement des pierres amenées par les bateaux. On en voit un sur le quai de la Seine, prés du pont de Solférino, à Paris ;
les voilures qui doivent transporter les blocs viennent se placer entre les quatre poteaux. Le mouvement est produit par la vapeur.
On emploie encore les treuils-chariots ou grues roulantes pour la pose des conduites d'eau en fonte.
Ce sont des charpentes composées (lïg.
1534} de montants verticaux A assemblés par le haut avec des poutres supérieures D, qui sont réunies r-ar des supports en fonte et en boisentretoisés avec des moises inférieures II, au-dessous desquelles sont boulonnés les paliers qui supportent les arbres des roues de translation de l'appareil. Il y a deux mouvements : l'un de levage qui se fait au moyen d'un treuil T ; l'autre de translation. Ce dernier mouvement se produit à l'aide d'un double treuil të, K, dont les deux tambours sont mus par des engrenages que commande un pignon calé sur un arbre que l'on tourne a la main à l'aide d'une manivelle M .
Cette grue roule sur des galets que l'on manœuvre également au moyen d'engrenages mis en mouvement par une roue dentée à poignet H.
Les fardeaux sont enlevés par les grues au moyen de crochets qui saisissent des cordes ou des chaînes dont on les entoure. Souvent aussi, pour soulever de petits matériaux, tels que des moellons, des briques, etc., on se sert de plateaux auxquels des chaînes viennent s'accrocher et sont
Kg. 1535.
es-mémes suspendues au crochet de