RUE
à une terre ronge dont les anciens tiraient une couleur et qui était certainement la
Pig. 2517.
Ces ornements peuvent être taillés en forme de feuilles ou ornés soit de perles (ilg. 2528), soit d'autres motifs de décoration.
Rubrique. — Nom que Vitruve donne
terre ou craie rouge que nous nommons
Rudenture, s. f. — On désigne ainsi une sorte de baguette plaue ou arrondie dont on remplit souvent jusqu'au tiers les cannelures d'une colonne, que l'on appelle alors colonne rudentée (voy. Cannelure).
Rudératlon, t. f. — Nom que les anciens donnaient à ce que nous appelons aujourd'hui hourdage. Ils appliquaient ce terme particulièrement aux aires de planchers et de pavements.
Le mot latin ruderatio vient du mot rudus qui exprimait la couche de matériaux grossiers, pierrailles, formant une des couches des aires antiques et, en particulier, du pavement des routet (voy. ce mot).
Rue, s f. — Voie de circulation ménagée, dans une ville, entre les maisons ou les bâtiments qui la bordent de chaque coté.
Selon leur grandeur, les rues prennent le nom de boulevards ou de rues proprement dites; les premiers sont, en général, plantés d'arbres. Les rues qui n'ont qu'une issue sont des impasses; les rues couvertes sont des passages.
Aujourd'hui toute rue nouvelle est pourvue, de chaque côté, de trottoirs dallés ou bitumés (voy. Trottoirs) et de ruisseaux pour l'écoulement des eaux. Les conduites d'alimentation d'eau et de gaz, les égouts, sont établis directement souBle solde la rue.
Ce sol est tantôt pavé, tantôt recouvert d'un empierrement, de macadamisage ou même d'asphalte.
RURALE
RURALE
Législation. Les rues et places publiques appartiennent au domaine public quand elles sont la continuation de chemins qui sont à la charge de l'État; au domaine municipal, lorsqu'elles sont à la charge de la commune.
Tant qu'une rue conserve sa qualité de voie publique, chacun peut y passer. De même les propriétaires riverains peuvent y ouvrir des baies, portes ou fenêtres, et y diriger leurs égouts, leurs gouttières, en se conformant toutefois aux règlements de voirie.
Il faut une autorisation du maire à celui qui veut établir sur rue un banc, un échafaudage, une plantation, barrière, escalier, hangar, enseigne, borne, balcon, terrasse et, en général, toute saillie fixe ou mobile. L'autorité peut même ordonner, par un arrêté, la suppression d'une ou plusieurs de ces saillies existant déjà.
Celui qui fait un trou ou une excavation sur le sol d'une voie publique ou y laisse des décombres ou matériaux est tenu de les éclairer pendant la nuit.
L'ouverture d'une rue* nouvelle, l'élargissement, le nivellement, la réparation ou l'entretien d'une rue ancienne n'entraînent pas, pour les riverains, le droit à être indemnisés des incommodités et du préjudice qui en résultent pour eux.
Ruellée, s. f. — Solin de plâtre que les couvreurs établissent à l'extrémité d'un comble isolé et couvert en tuiles. La ruellée borde et termine le toit et rejette sur la couverture les eaux qui tomberaient sur le pignon.
Rainure, s. f. — Entaille que font les charpentiers avec le ciseau ou la cognée dans les solives d'un plancher ou dans les poteaux d'une cloison pour retenir la maçonnerie des entrevous.
Ruisseau, s. m. — Sorte de canal formé par la rencontre de deux revers de pavés et qui sert à l'écoulement des eaux. Un ruisseau est composé de pavés appelés jumelles et contre -jumelles (voy. ces mots). Rupture (voy. Résistance des matériaux).
Rurale (exploitation). — La première
condition dont il y ait à s'occuper quand on veut établir le centre d'une exploitation rurale, c'est-à-dire la ferme, comprenant les bâtiments qui servent à l'habitation du maître, de sa famille et de ses gens et au logement des animaux entretenus, est le choix d'un emplacement salubre. Parconséquent, ilest bon de construire sur un sol parfaitement sec dans un endroit abrité contre les vents d'ouest et du nord ou contre ceux qui amèneraient les émana* tions de pays marécageux. La ferme doit être située à proximité des terres arables de préférence aux bois et pâturages qui composent le domaine.
Le voisinage d'eaux potables" est également nécessaire ; à leur défout on creuse des puits artésiens.
Ces conditions générales étant observées, le constructeur se préoccupe d'abord de la situation relative des bâtiments.
La maison d'habitation, qui sert au logement du maître et de ses ouvriers, doit être orientée, daus nos pays, de manière que sa façade soit à l'est ou au sud. Un jardin potager et fruitier doit être attenant au logis.
M. Bouchard adopte plusieurs disposition différentes, suivant l'importance du domaine :
Dans les petites exploitations, si les bâtiments sont sur une seule ligne, la maison d'habitation se place au milieu ou à l'extrémité de la série de bâtiments dont cette ligne se compose.
Dans les exploitations moyennes, si l'étendue des bâtiments permet de les disposer sur les trois côtés d'un rectangle ou d'un carré, l'habitation est ordinairement placée sur le côté situé entre les deux autres, soit en avant, soit en arrière des autres bâtiments.
Dans les grandes exploitations, lorsque les constructions sont placées sur les quatre côtés d'un rectangle ou d'un carré, la maison d'habitation occupe l'un des côtés en totalité ou en partie. Si la cour était assez graude, il serait avantageux, dit M. Bouchard, de mettre l'habitation au centre de cette cour.
RURALE
RURALK,
Les écurie», qui représentent une des parti* les plut importantes de l'exploitation, doivent être le plus rapprochée» pos« tible de la maison d'habitation pour que la surveillance en soit facile. Si le domaine eat assez considérable pour qu'il y ait plusieurs écuries, on les place 4. côté les unes des autres et toujours sous l'œil du maître.
Les mémos conditions s'appliquent aux étantes. Les bergeries, porcheries, clapiers, fenila et poulaillers permettent un peu plus de liberté dans le choix de leur emplacement.
Ces locaux peuvent être établis autour d'une cour spéciale qui prend le nom de basse«cour. Les colombiers, apim, magnaniri*$, etc. (voy. cea mots), nécessitent des
dispositions particulières.
Les $mr*9 à outil* forment une des dépendances de la maison d'habitation. Les hangars et remim sont placés dans tous les endroits qui ne sont pas réservée pour d'autres usage», Les fenils doivent occuper un premier étage ménagé au«deesus des écuries etétable» ou (tes bftiiments spéciaux qui en sont rapprochés autant que possible. Les meules, si elles ne sont pas dans l'enceinte du domaine, sont placées dans une oour spéciale parfaitement close par dea
murs ou des haies vives. La cour des meute est 4 proximité de la grange à battre. Gclle-ci doit être éloignée des logement» d'animaux. Lee gHW«r«, %èohoirt% grain** rUê peuvent être rapproché» de la maison
d'habitation pour rendre la surveillance
plus facile.
Les looauv pour légume* sont établi»
près du logis du maître ; W fruit trU à portée de la cuisine. Les vendangeoira, aave$ et wMîira se placent dans la partie la plus re* culée de l'exploitation ; on les établit, en
général, dans un même corps de Mtiment
isolé avec des séparations. La laiterie doit être placée loin de tout ce qui est suscep» tible de charger l'air de miasmes fermentes* cibles et 4 proximité d'eau courante, d'un puits ou d'une source d'eau quelconque ; il faut que ce local soit rapproché autant que possible de la maison d'habitation. U est
bon de consacrer à la boulangerie un bâti*
ment spécial isolé. La ouiHm doit toujours faire partie de l'habitation, Une glacière est construite dans un emplacement déterminé par le» conditions de terrain favorable» 4 son établissement. S'il y a une dutilltriê ou une fôculerie^oû la rejette aux extrémité* de l'ensemble des constructions. LaMwohissêrU est renfermée dans un local particulier voisin de l'habitation, autant que le permet la disposition des eaux qui lui sont nécessaires. Quant 4 la lingiru, il la tout établir dans la maison du maître.
Des réservoirs d'eau, mares, abreuvoir*
sont installés 4 proximité de» bâtiments du domaine. Il est même convenable qu'un abreuvoir, si petit qu'il soit, trouve place dans la cour de l'exploitation,
Au point de vue de la distribution gêné* raie du domaine* il faut considérer que l'ensemble du bâtiment doit former un tout réuni dans une même enceinte générale» en évitant, tout 4 la fois, pour les construction!, une trop grande aggloméra* tion qui amènerait de la gène dan» le service et un éparpillement qui tend la surveillance difficile, le service plus mal Hait, et laisse inutile un espace de terrain aaaes grand»
D'autre part, la continuité absolue des constructions, en même temps qu'elle s'oppose 4 toute extension ultérieure des b&liments, est encore très-dangereuse, en cas d'incendie. Un espacement convenable est celui d'une dwine de métré» entre chaque bâtiment.
Quoiqu'il ensuit, ou doit observer, comme
régie générale, la séparation des bâtiments
ruraux en trois groupes qui comprennent : le premier, l'habitation du maître; le deuxième, le logement des animaux, et le dernier, les instruments et les produits.
La cour doit être aussi vaste, aussi sèche et aussi aérée que possible ; elle doit être close par des purs, des barrières ou de» haies vives,
Une seule entrée suffit ordinairement ; dans le» très- grandes exploitations on en établit deux, l'une pour lesaoimaux, l'autre
pour les produits. L'entrée unique doit
être placée 4 coté ou en face de l'habitation
SABLB.