‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 409 sur 553 · SAINT-NOM · texte numérisé non relu

SAINT-NOM

direction de l'ingénieur en chef chargé de celte partie.

Art. 23. Les permissions de petite voirie seront délivrées sans que les impétrants puissent en induire aucun droit de concession de propriété, ni de servitude sur la voie publique, mais à la charge au contraire de supprimer ou réduire les saillies au premier ordre de l'autorité, sans pouvoir prétendre aucune indemnité, ni la restitution des sommes payées pour droit de petite voirie.

Art. 24. Les saillies autorisées devront être établies dans l'année à compter de la date des permissions.

Dans le cas contraire, les permissions seront périmées et annulées, et Ton sera tenu d'en prendre de nouvelles.

Art. 25. Les contraventions aux dispositions de la présente ordonnance seront constatées par des procès-verbaux ou rapports qui nous seront transmis, pour être pris telle mesure qu'il appartiendra.

Art. 26. Les propriétaires, locataires et entrepreneurs sont responsables, chacun en ce qui le concerne, des contraventions au présent règlement.

Art. 27. Les ordonnances de police contenant les dispositions relatives aux saillies sous les galeries du Palais*Royal et des rues Castiglione et Rivoli, sous les piliers des halles et dans tous les passages ouverts au public sur des propriétés particulières, continueront d'être observées.

Sain (bois). — Bois qui n'a pas les maladies, vices ou défauts qui en interdisent l'usage dans les constructions.

Saint-Len. — Pierre calcaire tendre des environs de Paris qui s'extrait de carrières situées sur les bords de l'Oise.

On distingue trois espèces de Saint-Leu : le Saint-Leu proprement dit, la pierre de Troity et le vergelet, qui portent la même hauteur de banc, de 0B,65 à 1 mètre. Ces pierres pèsent moyennement 1648 kilogrammes le mètre cube.

Saint-Nom. - Localité de Seine-et- Oise d'où Ton extrait une pierre calcaire classée parmi les roches très-dures.

Il y a plusieurs variétés de cette pierre ;

celle que l'on appelle roehe fine est employée dans les travaux publics et porte de 0-, 48 à 0»,60 de hauteur de banc. Elle pèse 2392 kilogrammes le mètre cube.

Sainte- Anne. — On comprend bous cette dénomination un groupe de marbres à fond noirâtre veiné de gris et de blanc et que. L'on tire principalement de la Belgique.

Sainte-Marguerite. — Localité de Seine-et-Marne qui fournit un calcaire appartenant à la classe des roches.

On tire cette pierre de carrières situées près de Montereau et on en distingue trois qualités différentes : les deux premières sont une espèce d'albâtre à teinte grise ou de marbre à fond jaune antique ; on les emploie pour colonnes, pilastres et, en général, pour tous ouvrages de marbrerie. La troisième variété possède une teinte claire, un grain très-fin ; elle est susceptible de prendre un beau poli et convient pour tous travaux de choix. Cette roche pèse, en moyenne, 2750 kilogrammes le mètre cube.

Salle, s. /. — Ce mot, qui signifie, à proprement parler, espace relativement vaste et couvert, désigne une très-grande pièce d'habitation privée, de palais on d'édifice public, destinée à un usage déterminé et qui prend différents noms, suivant l'emploi que Ton en fait.

Les demeures somptueuses, chez les Romains, renfermaient des salles qui prenaient les noms de triclinia, aeci (voy. Maison), exedrœ, et qui, selon Vitruve, devaient avoir une longueur égale an double de leur largeur.

Les Grecs avaient des salles appelées eyiicènes (voy. ce mot) qui devaient avoir en longueur et en largeur assez d'espace pour qu'on pût y placer commodément deux tables en regard l'une de l'autre.

Pendant Je moyen âge, la salle était, dans une habitation, tout à la fois ce que sont aujourd'hui le salon et la salle à manger ; c'était la pièce où l'on recevait et où Ton mangeait.

On distinguait : la salle basse, située à rez-de-chaussée, pour les gens et les familiers; la salle haute, au premier étage, pour le maître et les siens.

SALLE. — i'

Dans les palais épiscopaux la mile basse était l'officiante, la salle haut» servait aux grandes réunions diocésaines, synodes, assemblées du clergé et, au besoin, elle était convertie en salit de banquet.

Dans les châteaux des seigneurs laïques, les deux salles superposées se retrouvent toujours destinées l'une, la salle basse, à loger les troupes de la garnison autres que les défenseurs d'élite qui se trouvaient dans la salle haute dite grande salle.

Aussi la première de ces deux pièces n'était nullement en communication avec les défenses, tandis que la seconde donnait généralement accès à tous les grands appartements, aux tours et fronts de ia défense.

Ainsi la mile était une des parties essentielles de tout édifice civil au moyen âge, depuis ta grande salle des palais épiscopaux et châteaux féodaux, jusqu'à la salle où le bourgeois <ie la ville prend ses repas et reçoit ses amis et les gens d'affaires.

Les hôtels de ville avaient la salle commune..

Les monastères même possédaient des salles dites eapitulatres et destinées à la réunion des religieux pour traiter des affaires de la communauté. Ces salles capitulaires ont ceci de particulier que leurs denx dimensions, longueur et largeur, sont moins disproportionnées que dans les pièces dont nous venons de parler, quelques-unes même sont carrées.

Les salles capitulaires des monastères français s'ouvrent sur le cloître et proche de l'église ordinairement.

Nous en donnons ici un exemple, choisi dans l'ouvrage de M. Revoil sur l'architecture romane et qui appartient à l'abbaye de Thoronet, dans le département du Var.

La fig. 2535 représente, en plan, cette salle capitulaire, adossée au transsept pauche de l'église , et qai , ayant son entrée au milieu d'une des galeries du cloître, prend jour sur elle au moyen de deux grandes arcades garnies de trois arcatures, reposant sur des colonnettes accouplées avec chapiteaux de forme cubique. Deux colonnes isolées et des con-

sol ad engagées dans les murs support™

les retombées de six voûtes d'arêtes. Un

doubla rang de gradins règne sur les trois

faces; trois ouvertures cintrées, à large

évasement, éclairent cette pièce du côté de

la

Fig. Î5S5.

La tradition des salles se conserva trèstard dans les châteaux ; on en trouve le témoignage dans les galeries telles que celle dite de Henri II, a Fontainebleau, la galerie de marbre à Versailles, qui rappellent la grande salle des résidences seigneuriales du moyen âge.

Aujourd'hui le mot salle est appliqué à des pièces de destinations très-diverses appartenant aux édifices publics ou privés.

Toutefois un certain nombre de monuments publics, les hôtels de ville par exemple, ont conservé l'usage de trèsgrandes salles destinées à des réunions nombreuses, à des fêtes et & des banquels ; nous citerons, -par exemple, la grande salle qui existait, avant l'incendie de cet édifice, à l'hôtel de ville de Paris ; c'était l'une des plus vastes salies qu'il y eût dans celte ville. La salle des Pas perdus du Palais de justice, est également remarquable entre toutes par ses proportions.

Les grands palais offrent aussi des salles que l'on peut regarder comme étant les

salles principales pour retendue et la ri- | chesse; mais l'ensemble de ces édifices n'est, à proprement parler ; qu'une suite de salles auxquelles on a donné des noms tirés de leur usage ou de l'objet principal de leur décoration : salle des gardes, salle du conseil, salle du Tràne, salle de l'horloge, salle d'Apollon, etc.

Dans les maisons particulières, ce nom devient d'une application plus restreinte; on n'y distingue guère que la salle à manger» la salle de compagnie ou salon (voy. ce mot) et la salle de billard.

Nous ferons seulement ici une énumération des pièces auxquelles on a donné des noms particuliers, suivant leur destination, dans les édifices publics ou privés, en commençant par ces derniers.

Salle à manger, pièce qui, dans les maisons de quelque importance, est souvent séparée de l'appartement et placée à rezde-chaussée ; il y en a même, dans ce cas, ordinairement deux, l'une pour la famille, l'autre pour les jours de réception. Celle-ci doit être vaste, de forme rectangulaire, pour qu'on puisse y placer une longue table, bien éclairée et chauffée, s'il est possible, par un calorifère placé dans les caves. Autant qu'on le peut, il faut donner à cette pièce une vue agréable, sur un jardin, par exemple. Le sol est souvent pavé en carreaux de marbre ou de toute autre matière pour faciliter les lavages.

Les salles à manger des petits appartements, comme on en fait tant aujourd'hui, dans des espaces aussi resserrés, à Paris surtout, sont planchéiées, pourvues d'un poêle calorifère avec chauffe-assiettes et revêtues souvent de lambris ou faux lambris à hauteur d'appui.

Une des portes de la salle à manger doit conduire à la cuisine, mais par un corridor, pour éviter les émanations provenant de cette dernière pièce. Un office est souvent attenant à la salle à manger.

Salle de billard, pièce qui, dans une maison de ville ou de campagne, contient un jeu de billard. Celte salle peut être totalement isolée de l'intérieur , par exemple, dans un pavillon séparé qui ne

communiquerait que par une galerie avec l'appartement, mais si elle est renfermée dans celui-ci elle doit être placée près de la salle à manger. La forme du billard étant oblongue entraine celle de la salle qui le contient.

Il faut, au minimum, 1*,60 entre le mur et le bord du billard sur les quatre côtés pour la facilité du jeu. Cette sorte de pièce est ordinairement boisée et garnie d'armoires dans lesquelles on range les objets nécessaires à ce jeu. On doit y supprimer les glaces et tous autres ornements

fragiles.

Salle de bain, petite pièce qui, dans les grands appartements, renferme un bassin et une cuve pour 6e baigner. Les parois doivent être revêtues de matériaux faciles

à nettoyer.

Salle des gardes, pièce de l'appartement d'un prince ordinairement placée entre les salons d'attente et te salon des huissiers. Cette salle doit être vaste, simple, élevée et bien aérée, garnie seulement d'un râtelier d'armes, de banquettes et d'une ou plusieurs tables.

Salle de bal, salle qui ne se trouve guère que dans les grands palais ou qui est spécialement affectée aux bals publics. Dans le premier cas, c'est une vaste galerie renfermant une estrade pour les musiciens. Les salles publiques doivent être très-vastes, oblongues ou carrées, l'orchestre étant placé soit au milieu, soit sur l'un des côlés. Des estrades ou des galeries permettent de circuler an pourtour de l'espace réservé aux danseurs; des tribunes forment même souvent une seconde galerie au-dessus de la première.

La décoration doit être élégante, le sol parqueté, l'éclairage abondant.

Salle de concert, vaste pièce dont le programme rentre dans celui des salles précédentes.

Salle de spectacle, synonyme de Théâtre. On appelle plus spécialement la salle9 la partie d'un théâtre (voy. ce mot) où sont assis les spectateurs.

Salle d'armes, galerie qui sert de magasin d'armes et dans laquelle on dispose

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