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SANCTUAIRE

des armures dans un ordre symétrique, des armes de tous genres en trophées, pilastres, colonnes, pyramides, frises, etc. On donne le môme nom ou celui de salle d'escrime à certains locaux où l'on apprend à tirer les armes.

Salle des Pas perdus, principal vestibule d'un palais de justice (voy. ce mot).

Salle d'audience, vaste salle dans laquelle siège le tribunal rendant la justice (voy. Chambre, Palais de justice).

Satie capitulaire, salle dans laquelle se réunit le chapitre d'une cathédrale ou d'un monastère pour traiter des affaires de l'église ou de la communauté.

Salle de lecture (voy. Lecture).

Salle d'hôpital, salle où sont placés les lits des malades (voy. Hôpital).

Salle des morts, pièce dans laquelle sont déposés les cadavres des malades morts à l'hôpital, en attendant le service qjii doit se faire à la chapelle avant l'en terre m en t. La salle des morts, à cet effet, est placée à côté de la chapelle et près d'une porte de sortie. Elle est ordinairement attenante à une salle d'autopsie.

Salle d'asile (voy. Asile).

Salle de police, chambre d'arrêt qui fait partie d'une caserne et dans laquelle sont enfermés, pour un temps assez court, les militaires coupables de fautes légères.

Salon, s. m. — Pièce qui, dans un appartement, est ordinairement la plus grande et toujours la plus ornée. Le salon est encore la salle de compagnie, c'est-à-dire de réunion, celle où l'on reçoit les visiteurs et dans laquelle on rassemble, par conséquent, le plus possible d'objets de commodité, d'agrément, de goût et de luxe.

La grandeur de cette pièce se règle d'après la grandeur môme de l'habitation.

Dans les palais, elle doit occuper une' grande étendue, en raison de l'importance de l'édifice et des réunions nombreuses qui doivent y avoir lieu, et méine»on l'accompagne de plusieurs autres pièces appelées aussi salons. Ce dernier usage a été adopté dans toutes les habitations luxueuses.

On distingue alors le grand et le petit salon. Les grands hôtels et les palais renfer-

ment au moins : 1° un salon d'attente avec deux portes communiquant l'uneau cabinet de travail du maître, l'autre avec les salons de réception; 2° \ia anti-salon ou. petit salon, dans lequel sont introduits les visiteurs privilégiés et quisert pour les jours de réunion intime; 3° le grand salon.

La forme donnée aux salons est trèsvariée et aucune règle n'existe à cet égard, bien que la forme quadrangulaire paraisse la plus naturelle et soit, en effet, la plus ordinaire. Un grand nombre d'appartements ont des salons circulaires et, dans ce cas, la façade est construite de manière à former une partie demi-circulaire en saillie. On a même fait des salons ovales et octogonaux. La décoration, s'il y a plusieurs salons qui se succèdent, doit être graduée dans sa richesse, comme les dimensions doivent aussi l'être dans leur étendue, pour que le salon principal soit en même temps le plus magnifique.

Salon à l'italienne, salon qui comprend deux étages dans sa hauteur et qui reçoit ordinairement le jour par des fenêtres pratiquées dans l'étage supérieur.

Salon de treillage, espace que l'on dispose dans les bosquets d'un jardin, que l'on entoure et que l'on couvre de treillages en fer ou en bois sur lesquels on attache des plantes grimpantes.

Salpêtre, s. m. — Efflorescenee d'aspect laineux et blanchâtre, légèrement acide, et qui recouvre les murs, surtout à leur pied, lorsqu'ils sont placés dans des conditions d'humidité prolongée. Ces murs sont dits salpêtres.

Le salpêtre ou nitrate de potasse a pour effet, si les murs sont recouverts de peinture, de faire tomber celle-ci en écailles plus ou moins étendues.

Législation. Gomme le salpêtre sert à la fabrication de la poudre, le propriétaire qui veut démolir est tenu de prévenir le maire dix jours à l'avance, pour que le salpétrier puisse, s'il y a lieu, extraire des matériaux le salpêtre qu'ils peuvent contenir.

Sanctuaire, s. m. — 1° Partie des temples antiques dans laquelle se trouvait placée la statue du dieu.

SANTÉ

SANTÉ

2* Dans les églises catholiques on désigne ainsi la portion du chœur qui est ordinairement surélevée, contient le maîtreautel et est close par une halnstrade ou cbancel. C'est là que se tiennent le célébrant et les ministres dn coite pendant l'office (voy. Chancel, Chœur).

Bandaraqne, s . f. — Résineon gommerésine qui s'extrait des genévriers d'Espagne, d'Italie et d'Afrique et qui est la base de tous les vernis à l'alcool, sauf ceux à la gomme laque. La eandaraque est la meilleure des résines pour la composition de ces vernis et leur donne toute la solidité désirable.

Sang-de-dragon, s. m. — Résine sèche, friable, de couleur rouge de sang caillé, et qui entre dans la composition des vernis communs, auxquels elle donne une teinte foncée à cause de sa couleur.

On l'emploie aussi pour falsifier le vermillon.

Sanguine, s. f. — Minerai de fer ou fer oxydé rouge qui a l'aspect d'une pierre rougeâtre, dure, pesante et qui se présente sous la forme d'aiguilles longues et pointues.

On nomme aussi la sanguine pierre hématite et l'on en fait des brunissoirs pour polir les métaux.

Une des variétés dq fer oxydé rouge fournit la sanguine employée pour foire des crayons.

Santé (maison de). — Hôpital que l'on range dans la classe des hospices (voy. ce mot) et qui sert d'asile aux aliénés.

Autrefois ces malades étaient séquestrés dans les prisons ou les hôpitaux et généralement traités comme des animaux malfaisants. Ils étaient mal vêtus, mal nourris, et couchaient sur la paille, dans des réduits presque entièrement privés d'air et de lumière.

Aujourd'hui, au contraire, des établissements spéciaux existent pour ces malheureux et ont été, depuis une cinquantaine d'années, l'objet des éludes sérieuses de médecins éminents, qui ont rédigé, à cet égard, des* programmes détaillés à l'usage des architectes.

Nous résumerons ici, en quelques ligues, les principes généraux indiqués par Max Parchappe, dans son ouvrage intitulé : Des principes à suivre dans la fondation et la construction des asiles d'aliénés.

Le premier de ces principes est celui qui consiste dans la séparation effective des diverses catégories de malades, que l'on place, à cet effet, dans des quartiers distincts comprenant : habitation de jour et de nuit, salle de travail et de conversation, promenoir à l'air libre et à l'abri, cabinets de toilette et d'aisance, salle de bains. Cette dernière installation peut foire partie d'une construction spéciale reliée par des galeries aux divers quartiers de l'établissement, système de centralisation qui est en usage aujourd'hui dans la plupart des asiles d'aliénés.

L'habitation se divise en habitation de jour et habitation de nuit, la première comprenant, dans chaque quartier, an moins une pièce qui puisse servir anx malades successivement de réfectoire, de chauffoir, de salle de travail et de distraction.. L'habitation de nuit, qui était autrefois pour tous les aliénés exclusivement la cellule, est devenue Je dortoir commun pour tops les convalescents, pour les vieillards, pour les infirmes et pour les tranquilles.

L'habitation de nuit dans les cellules est maintenant réservée aux malades agités.

Les petits dortoirs de six, huit, dix et douze places sont les plus convenables de tous dans l'intérêt du bien-être des malades ; ils permettent d'opérer un classement secondaire et facilitent la surveillance.

Certaines habitations individuelles de nuit sont réservées à des malades qui ne 80 nt pas agités : ce sont des pièces qui doivent se rapprocher, par leurs dispositions, des chambres à coucher ordinairement employées dans la vie commune.

Toutefois ce n'est que par exception qu'on y établit une cheminée.

Le problème le plus difficile qui se présente est celui de l'installation des habitations individuelles destinées aux aliénés agités.

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Cette question a été l'objet des études persévérantes des médecins aliénistes ; la réunion des cellules ou cabanons dans un lieu complètement séparé des autres parties de l'établissement est le système que Ton a généralement adopté.

Le promenoir à air libre doit avoir des dimensions proportionnées au nombre des habitants du quartier dont il fait partie, présenter une pente suffisante pour l'écoulement des eaux pluviales, être sablé, planté d'arbres, orné de gazon et même de fleurs.

Il est convenable que le promenoir couvert ne soit pas établi de manière à occuper les quatre côtés du promenoir libre, cette disposition donnant au quartier un aspect claustral 6évêre et triste. D'autre part, on peut reprocher aux promenoirs couverts placés le long de la façade des habitations de quartier d'intercepter le libre accès et de la lumière et de l'air. La meilleure disposition est celle qui consiste dans deux galeries latérales conduisant du rez-dechaussée au côté du promenoir libre d'où l'on peut découvrir la campagne.

Les cabinets d'aisances offrent une installation délicate, pour laquelle il est rare que l'on ait obtenu des résultais satisfaisants dan6 la plupart des établissements d'aliénés. Le plus simple est de les disposer comme dans les maisons particulières, dans les conditions indispensables de propreté :

siège en chêne avec couvercle à charnières et cuvette à entonnoir, murs peints, sol recouvert d'une dalle bien polie ou même d'un plancher de chêne ciré ; comme annexe, un cabinet contenant un urinoir à un ou plusieurs compartiments.

. Ce local exige une surveillance et un entretien qui permettent de le maintenir dans un état permanent de propreté.

Ces cabinets doivent être séparés des bâtiments par un couloir largement ventilé au moyen d'ouvertures opposées.

Pour les fenêtres, la suppression de6 grilles a été généralement adoptée.

Un grand nombre de systèmes ont été proposés ou adoptés pour obtenir ce résultat de prévenir sûrement l'évasion et la

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