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SCIERIE

trait, par le bout où la scie est entrée, un large coin de bois appelé bondieu qui empêche les parties séparées de vibrer et détermine leur écartement pour faciliter le sciage.

La fig. 2545 représente un autre genre de scie de long qui n'est qu'une simple lame a, munie de deux poignées inclinées par rapport au dos de la lame ; celle-ci

Fig. 2545.

n'a pas la même largeur sur toute sa longueur.

La scie de long est employée non-seulement pour équarrir des arbres, mais pour refendre des pièces déjà équames et pour

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Fig. 2546.

les débiter en chevrons, en madriers et en planches. Les menuisiers emploient des scies à main formées d'une lame et d'une poignée ou d'un manche (fig. 2546).

Scie à araser. Sorte de bouvet (fig. 2547)

Fig. 2547.

dont la languette est un morceau de scie attachée au fût, qu'on fait porter comme

une tringle de bois droite pour scier des arasements d'une grande largeur.

Scie à cheville. Morceau de fer plat dentelé (fig. 2548) fixé sur un fût ou manche

Fig. 2548.

recourbé et qui sert à couper les chevilles quand l'ouvrage est chevillé.

Scie à découper. Sorte de petit ciseau en fer dentelé placé dans un trusquin.

Scies circulaires. Dans ces derniers temps l'usage des scies circulaires s'est établi pour le débit des bois.

Ce sont de simples disques de tôle d'acier dont le diamètre varie de quelques centimètres seulement jusqu'à plus d'un mètre et dont la circonférence est garnie de dents semblables à celles des scies ordinaires. Un trou percé au centre de ce disque permet de le monter sur un arbre en fer auquel on communique un mouvement rapide de rotation.

Scie à ruban. Enfin on emploie encore un appareil appelé scie à ruban et qui consiste en une lame très- souple armée de dents , enroulée sur deux poulies sur lesquelles elle tourne et dont les extrémités sont réunies entre elles par une soudure. Scie à recépage. On emploie, pour recéper les pieux, une machine qui se compose essentiellement d'un grand châssis horizontal portant la scie et que l'on peut faire mouvoir de dessus l'échafaudage qui lui sert de support.

Laver à la scie, signifie équarrir un bois à vive arête sur plusieurs de ses faces au moyen de la scie.

Scier, v. a. — Employer la scie (voy. ce mot).

Scier à contre-passe, faire agir la scie parallèlement au lit de la pierre ou du marbre.

Scierie, s. f. — Établissement dans lequel on scie le* bois.

On appelle scierie mécanique l'appareil même qui sert à la refenle des pièces.

Ces appareils sont de formes diverses et sont mis en mouvement par des chutes d'eau, des machines à vapeur ou par le vent. On distingue, d'une manière générale, les scieries à mouvement alternatif, dans lesquelles le mouvement de la scie est plus ou moins analogue à celui que les ouvriers impriment à cet instrument et les scieries à mouvement continu, comprenant, en particulier, les scies circulaires (voy. Scié).

Scieur, s. m. — Ouvrier qui exécute le sciage de la pierre ou du bois.

Les scieurs de pierre, et particulièrement ceux pour la pierre dure, travaillent ordinairement à la tâche. Ils sont tenus de fournir leurs outils, excepté ceux qui servent à mettre la pierre en chantier, tels que crics, pinces et rouleaux, qui appartiennent à l'entrepreneur, obligé en outre de leur fournir le grès et le plâtre dont ils ont besoin.

Le scieur de bois de charpente est appelé scieur de long (voy. Scié).

Sciotte, s. f, — Petite scie à main, sans dents, que l'on emploie pour scier le bout des bandes de marbre ou pour détacher, par un trait, une partie de la masse à tailler, ainsi qu'on le fait pour commencer les filets et autres moulures.

Sciotte tournante. Morceau de tôle enroulé en cylindre et qui est mû par un fût de manière à enlever un noyau dans un bloc de marbre.

Scories (de forges). — Grasses de forges que Ton appelle communément mâchefer et qui sont employées soit pour servir de base à un empierrement, soit pour fabriquer un mortier bon pour les ouvrages exposés aux alternatives de sécheresse et d'humidité.

Ce mortier se compose de 8 parties de chaux éteinte par immersion mesurée en poudre, 3 parties de ciment et 3 parties de scories réduites en poudre.

Scotie, s. f. — Moulure concave C fig. 2549) que l'on place ordinairement entre les filets accompagnant deux tores à la base d'une colonne.

On donue aussi quelquefois à celte mou-

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