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SCELLEMENT

oCELLER.

la barre de séparation dans une écurie.

La sauterelle se compose (fig. 2536) d'un crochet de bois et d'un anneau qui glisse le long de la corde de suspension de la barre. Si l'on remonte Panneau, le crochet échappe et bascule ; la barre tombe et le cheval est dégagé.

Santon», *. m. — Ardoise qu'il faut réduire sur sa largeur pour compléter un rang ou pureau.

On fait des sautons, particulièrement quand on remploie de la vieille ardoise.

8avonnière, s. f.- Grand bâtiment en forme de galerie, où Ton fabrique le savon.

Une savonniére renferme des réservoirs à huile et à soude, des caves et fourneaux à rez-de-chaussée.

Les étages supérieurs contiennent les mises dans lesquelles on fait figer le savon et des séchoirs pour le sécher.

Scabellon, ?» m. — Mot qui vient du latin seabellum, signifiant escabeau. On a désigné ainsi des espèces de socles longs et étroits servant de supports à des bustes, à des candélabres, etc.

Scellement, s. m. —1° Disposition qui a pour effet de lier, d'une manière intime, avec la pierre ou une partie de mur un corps étranger, pièce de bois ou de métal. C'est ainsi que les abouts des solives d'un plancher sont engagés et scellés dans la maçonnerie sur une épaisseur égale au tiers ou à la moitié de celle de la muraille.

Pour exécuter l'opération de scellement, on creuse dans la pierre ou dans le mur une cavité plus large que la pièce, que l'on y introduit ensuite, et l'on remplit les intervalles libres au moyen de substances liquides ou semi-liquides, etc., susceptibles de se solidifier et de durcir.

Ces substances sont ordinairement le çiâlre, le soufre, les mastics de fonte, le ciment romain et le plomb.

Le plâtre gâché en pâte liquide et le soufre forment de très-bons scellements parce qu'ils augmentent de volume en se solidifiant et remplissent exactement la cavité dans laquelle ils sont placés. Les ciments, et les mastics de fonte donnent

aussi de bons scellements ; mais on est obligé de les comprimer avant leur entière solidification. Le plâtre et le ciment sont seuls employés pour sceller le bois, par raison d'économie et d'emploi facile.

Le plomb fondu éprouvant un retrait dans son passage de l'état liquide à l'état solide a besoin d'être matté fortement pour remplir les vides. Cette matière est seule appliquée au scellement des pièces qui doivent éprouver des chocs, parce que le plaire, le soufre et les ciments s'égrènent par la percussion.

Lorsqu'on veut sceller une pièce de fonte, la partie à sceller doit avoir la forme d'un tronc de pyramide et Ton y ménage, autant que possible» quelques aspérités et saillies.

Si la pièce est de fer, on la refond de manière à la renfler vers sa base et on y taille des barbelures ou entailles dont les ouvertures soient tournées vers l'orifice du trou de scellement.

La profondeur de ce trou varie suivant la nature de la pierre ; elle est deO^OBà 0*,09 dans la pierre dure, et de Om,10 à (W,15 dans la pierre demi-dure.

Quand on scelle avec du plâtre, on remplit le trou avec cette matière jusqu'à fleur de l'orifice seulement.

Si on emploie le plomb, on dispose, à l'entrée de la cavité, un bourrelet en terre et l'on cçule du plomb jusqu'à hauteur de ce bourrelet. Quand le métal est solidifié, on le matte fortement pour foire pénétrer dans le trou la plus grande partie de l'excédant possible.

2° On donne le nom de scellement à la portée même d'une pièce de serrurerie qui est disposée pour être scellée, suivant a forme, le scellement est dit roulé, à qum de carpe, dentelé, etc.

3* Bout de tôle rivé à l'extrémité d'un cercle de poêle en cuivre, ayant un coude et un œil pour le passage d'une vis servant à tendre ce cercle.

4° On nomme encore ainsi les augete formés pour arrêter les lambourdes de parquet.

Sceller, v. a. — !• Fixer dans un

mur» dans une pierre, dans un pan de bois, etc., des pièces de métal ou de bois (voy. Scellement).

2* Placer du mortier sous les pavés et dans leurs joints pour rendre l'ouvrage plus solide et s'opposer à la filtration des eaux.

Scène, s. f. — Mot qui vient du latin scena et qui désignait, dans un théâtre antique, une muraille occupant le fond du proscenium (voy. ce mot). La scena formait une décoration architecturale solide, en pierre ou en marbre, et percée de trois portes; celle du milieu, appelée porte royafeet indiquant, en général, l'habitation de l'acteur qui jouait le premier rôle ; celle de droite, la demeure du personnage qui jouait le second rôle, et enfin ; celle de gauche, destinée au troisième rôle.

Ainsi la scena antique formait le fond du proscenium qui correspondait à ce que Ton appelle aujourd'hui la scène dans les théâtres modernes, c'est-à-dire le lieu sur lequel l'action est censée se passer.

Actuellement ce lieu est compris entre la toile du fond, les coulisses de l'un et de l'autre côté et la rampe, qui le sépare de la salle (voy. Théâtre).

Schiste, s. m. — Mot qui indique l'état de certaines pierres d'apparence homogène, à texture feuilletée, souvent terne, parfois luisante, pouvant se diviser mécaniquement en lames plus ou moins épaisses et ne se délayant jamais dans l'eau.

Il y a plusieurs variétés de schistes, qui sont toutes formées de silicate d'alumine plus ou moins mélangé de fer.

Schiste ardoisier (voy. Ardoise).

On dit qu'une pierre est schisteuse.

Sehola. — Nom qui désignait, dans les bains et thermes antiques, un double rang de gradins qui formait le soubassement de l'hémicycle, au centre duquel était placée la cuve du bain, labrum ou solium.

C'était là que s'asseyaient pour converser ceux qui assistaient aux bains sans y prendre part ou qui attendaient qu'il y eût une place libre dans la cuve.

Sciage, s. ro. — Terme qui s'applique, en général, au débit du bois, du marbre ou de la pierre, lait à la scie.

Maçonnerie. Les sciages sur pierre tendre se font par deux hommes, au moyen d'une scie à dents, et ceux sur pierre dure s'effectuent à la scie agrès m$lée d'eau.

Celte scie est ordinairement menée par un seul homme ; mais, pour débiter des morceaux d'échantillon, on se sert d'une scie plus grande conduite par deux hommes.

Les premiers de ces sciages ne peuvent tenir lieu de la taille, tandis que les seconds se mettent presque toujours en parement.

Ainsi, dans le métré, les sciages sur pierre dure qui tiennent lieu de parement sont considérés comme tels. Ceux qui servent de lits et joints sont comptés comme taille de lits et joints et tous les sciages disparus par l'effet d'une taille faite après coup, par exemple pour deux, trois et même quatre laces d'un fût de colonne, ainsi que pour les travaux tels que chambranles et pilastres, refouillés d'arrière-corps, etc., sont considéréscomme sciages, comptés pour tels et ajoutés aux parements taillés dessus.

On appelle déchet de sciage la surface que la taille fait disparaître.

Nous donnerons ici dans un tableau emprunté au Traité de métrage de M. Sergent quelques exemples du temps qu'exige le sciage d'un mètre superficiel pour quelques natures de pierres employées à Paris :

Pierre de Saint-Leu, lambourde 4h,40

Vergelet dur 6b,60

Pierre franche (banc royal) I lh,00

Roche deBagneux, Saint-Cloud,

Saint-Maximin 13h,45

Roche d'Arcueil et de Saint-Nom,

Pageau 15h,90

Liais durs de Bagneux, Senlis. . . 17M1

Charpente. Bots de sciage, pièce de bois provenant d'une pièce de bois plus forte, refendue sur sa longueur en différentes parties.

La refente du -bois de charpente prend le nom de sciage de long (voy. Scie). On a constaté que dans uoejournée de dix heures de travail, deux scieurs de long, coodui-

sant une scie sur bois de cbéne, font 10» «. 50 de trait de scie et pour les antres bois 12 à 13 mètres carrés.

Sole, s. f. — Instrument, qui sert à couper te bois ou la pierre, et qui se compose essentiellement d'une lame d'acier longue et étroite ordinairement dentelée d'un coté et montée dans une armature.

On fait agir la scie en lui imprimant un mouvement de va et vient, dans le sens de sa longueur, eu lui conservant la direction qu'on lui a primitivement donnée. La section ou incision faite par cet outil se nomme trait de scie.

A mesure que la lame pénètre dans )e corps à" partager ou à inciser, le frottement augmente et le mouvement de va et vient est rendu très-difficile, c'est pour obvier à cet inconvénient que l'on incline alternativement les dents, l'une à droite et l'autre à gauche, opération que l'on appelle, donner de la voie aux scies.

Scie à couper la pierre. 11 y en a de deux sortes : dans l'une ( lig. 3537} la lame

Fig. 2537.

est pourvue de dents et sert à couper la pierre tendre ; l'autre (flg. 2538) a une lame sans dents, droite et unie dans sa monture. On l'emploie pour couper la

Fig, 2SJB.

pierre dure en versant du grès pilé et de l'eau dans la voie que le fer forme dans la pierre.

Scie de charpentier. La fig. 2539 représente cet instrument, qui se compose d'une lame ab, fixée dans deux montants en bois ae et bd avec les dents en dehors. La lame

entre dans des fentes qu'elle remplit exactement de façon à ne pas vaciller ; elle y est retenue, à chaque extrémité, par an clou rivé qui la traverse ainsi que le montant.

l'ig. 2539.

Une pièce de bois parallèle à la lame fixe i'écartement des moulants et s'y assemble à tenons et mortaises. Ces bras sont, en outre, réunis par une corde tournée plusieurs fois d'un montant a l'autre, et les brins en sont tordus. Une petite pièce de bois, nommée clef ou garrot, est passée dans l'intervalle des brins avant leur torsion, qu'elle sert à produire.

C'est ainsi que les crossettes c et d se rapprochent, et que les extrémités a et A s'éloignent, ce qui effectue la tension de la lame.

Lorsque la corde est suffisamment tordue, on insinue l'extrémité inférieure de la clef dans une mortaise pratiquée sur le dessus de la traverse et dans laquelle la raideur de la corde la maintient dès qu'elle y est entrée.

Cette scie peut avoir jusqu'à 1~,30 de long, elle est manœuvrée par deux hommes et sert à couper les pièces de bois à leur longueur et à ébaucher les tenons et les entailles d'assemblage.

Les dents de la lame ont la forme de triangles isocèles, comme le montre le n» ï de notre figure. Celle disposition permet à l'outil de couper dans les deux sens de son mouvement de va et vient. L'angle qu'elles présentent varie entre 30° et 60e.

Au-dessous de 30* elles ne sont pas assez solides et s'émoussentpromptement, au-dessus de 60* elles ne coupent pas suffisamment.

Les dents présentées dans le détail (lig. 1} appartiennent à ia scie du menuisier, construite comme la scie du charpentier, mais avec de plus petites dimensions. Ce second outil n'est mû que par une main et coupe, seulement quand on le pousse; c'est pourquoi l'on augmente la puissancedu tranchant en inclinant les tailles des dents, de manière que la lame coupe lorsqu'on pousse la scie et ne coupe point quand on la retire.

Scie à chantourner. Cetoulil est semblable à la scie du menuisier; mais la lame n'est pas attachée immédiatement aux montants; elle est fixée (fig. 2540) par deux rivuree à chaque bout dans la fente d'une cheville

Eig. 5540.

cylindrique qui traverse chaque montant et peut y tourner librement; la lame de cette scie est étroite et a la plus large voie possible afin que, le Irait de scie une fois ouvert, cette lame puisse tourner pour suivre la courbure que le travail exige.

Passe -par tout. Cette scie, représentée en projection verticale et horizontale par la flg. 2541, sert à refendre les grosses pièces

Eig. 2541.

que la scie ordinaire ne peut traverser. Elle est surtout convenable pour le débit du gros bois à la forêt.

La lame passe- partout est unie et droite sur le dos, arrondie en arc de cercle bad du côté sur lequel les dents sont placées.

Cette lame est munie, à chaque extrémité, d'une douille recevant un manche cylindrique en bois. L'outil est ma par deux hommes qui appliquent chacun leurs deux mains à l'un des manches. La cour-

DIcriONHjUHB

bure de la lame a pour objet de lui donner plus de largeur au point où les dents travaillent le plus, de façon que cette lame ne soit pas rapidement rendue creuse par l'aiguisementdes dents, que l'on est obligé de répéter très-souvent.

Les dénis de cette scie ayant un grand trajet à faire avant de rejeter les copeaux

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Kig. ÎS4S.

qu'elles enlèvent, on doit laisser entre elles une assez grande capacité pour contenir la

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Fig. Î54.3.

sciure; on leur donne 0", 16 à 0" ,22 de longueur, en écartant leurs pointes d'un peu

SCIE. f

plus du double et faisant droit le Tond de l'entaille. On les tait isocèles pour couper dans les deux sens (fig. 2512). Une autre disposition employée quelquefois est représentée par la même figure : chaque dent est double; une moitié coupe le bois en marchant dans un sens; la seconde moitié le coupe dans l'autre sens. Les entailles séparant les pointes d'une même dent forment

les biseaux des deux tranchants comme ceux des bédanes.

Scie de long. Cet outil est formé (fig. 2513} d'une lame ig montée sur un châssis en bois opgn composé de deux traverses ou sommiers qui s'assemblent entre eux a mortaises et tenons passants. Deux poignées servent à manœuvrer ce châssis : l'une supérieure e appelée chevrette, l'autre inférieure / annelée renard.

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est manœuvrée par deux ou trois hommes et elle ne scie qu'en descendant; c'est pourquoi les dents ont les formes indiquées sur la figure.

Les scieurs de long montent la pièce à une certaine hauteur sur des chevalets ou tréteaux (lig. 254*); l'ouvrier placé en dessus de la pièce élève la scie, la dirige en descendant pour la maintenir sur le trait

qui marque la route qu'elle doit suivre e* opère la pression nécessaire pour qu'elle coupe.

En remontant il éloigne la scie du bois, afin que les dents ne le rencontrent pas et qu'elles ne se gâtent point.

Quand la scie a parcouru une certaine longueur de la ligne qui marque sa route les scieurs de long introduisent daus le

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