‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 431 sur 553 · SIFFLET · texte numérisé non relu

SIFFLET

dans le siphon les matières qui de là sont précipitées dans le tuyau de chute.

On fait aussi, pour les écoles, des sièges qui sont a bascule et qui ne s'élèvent pas au-dessus du sol des cabinets, ainsi que le montre la fig. 2590. Le tuyau de chute A est raccordé, en B, avec l'orifice circulaire de la cuvette G, où s'ouvre le clapet D. La deuxième cuvette E est recouverte par la plaque mobile F qui tourne autour de l'axe a. Cette plaque fixée au-dessus du dallage du cabinet d'aisances est munie de deux tourillons et repose en un point b sur l'extrémité d'une tige de fer dont l'autre

Fig. K488.

hermétiquement, mais elle a l'inconvénient de ue pas clore l'urinoir en même temps, de sorte qu'il reste un passage toujours béant pour les mauvaises odeurs.

Le système Gazaubon est un siège inodore à bascule avec fermeture hermétique. Il est pouvu (fig. 2589) d'un mécanisme à engre-

Fig. î68».

nage et d'un contre-poids qui assurent au mouvement une grande régularité et diminuent le déplacement de la plaque mobile *. On a cherché à intercepter complètement l'émanation des gaz méphitiques au moyen d'une fermeture hydraulique ; on a, pour y parvenir, disposé le siège sur un siphon renfermant un mécanisme qui fonctionne par le poids de la personne. Nous citerons le système Duinuis dans lequel un robinet automatique agissant sous le poids du corps alimente le siège, dont la cuvette, peu profonde, est lavée d'avant en arrière, Les eaux de lavage entraînent avec elles

* Liger, Fonts tfaûancu.

Fîg. Î590.

bout est attaché, au moyen d'un boulon libre, au petit bras d'un levier cd dont l'appui est en e. Le poids de l'enfant, dont les pieds sont posés sur les semelles, fait abaisser la plaque et tourner le clapet de manière àouvrir la cuvette. Quand les pieds de l'enfant quittent les semelles, tout le système bascule en sens inverse sous l'action du contre-poids.

Le dallage du cabinet, en avant de la plaque, est établi en pente vers la cuvette pour l'écoulement des liquides.

Sifflet, s. m, — Enture qui appartient à la catégorie des assemblages appelés joints de bout.

Le joint en sifflet dit aussi joint de paume

SILICATfSATION.

SILICATISATION.

est formé (fîg. 2591) par la réunion de deux coupes obliques faites à chacun des morceaux placés boul à bout.

Cette enture s'emploie pour former une grande longueur de pièces horizontales soutenues à leur point de jonction et n'ayant à résister dans aucun sens à des efforts de poussée.

Fig. 2592.

Quelquefois, ainsi qu'on le voit (fig. 2592), on désaboute le joint en sifflet.

Signal, s. m. — On donne ce nom, d'une manière générale, aux divers appareils, employés sur les voies de chemins de fer, pour renseigner, aussi rapidement et aussi sûrement que possible, les agents des trains en marche sur l'état du chemin et ceux de la voie sur le mouvement des trains.

Les différents moyens et systèmes employés à cet effet sont : les télégraphes électriques ou optiques, les signaux à disque tournant , les signaux acoustiques , tels que sifflets, cloches, etc. (voy. Disque, Télégraphe).

Signe, s. m. — Les charpentiers nomment ainsi les chiffres, lettres et figures diverses qu'ils emploient dans la marque des bois (voy. Marque).

Silex (voy. Caillou).

Silicatisatlon, s. f. — Application des silicates solubles au durcissement des pierres et à la peinture.

Le durcissement des pierres poreuses et des plâtrages aiusi que la consolidation des grès ou des briques d'une désagrégation facile s'opèrent au moyen du silicate de potasse. Le silicate de soude, tout en produisant le même durcissement, donne lieu à des eftloreseences d'aspect désagréable.

La dissolution siliceuse que l'on emploie est fixée à 35 degrés afin qu'il suffise de l'étendre d'une fois et demie son volume d'eau pour obtenir le liquide dont le degré de concentration est le plus convenable au durcissement des pierres. Les dissolutions trop faibles exigent un certain nombre d'opérations d'imprégnation, tandis que les dissolutions trop concentrées se prêtent mal à un durcissement convenable de la pierre *.

Le phénomène qui se produit est le suivant : la dissolution siliceuse est absorbée par les pierres poreuses ; après vingt-quatre heures d'exposition à l'air une nouvelle quantité de dissolution est absorbée, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'absorption soit nulle, c'est-à-dire jusqu'à ce que les pores de la pierre soient complètement bouchés par la pâte siliceuse concrétée.

La quantité de dissolution absorbée varie avec la nature de la pierre, la grosseur de son grain, sa porosité. Pour une pierre de moyenne porosité la dépense en silicate par mètre carré de surface ne dépasse pas 1 kilogr. 1/2.

Le mode d'application de silicate varie avec la nature des travaux. Dans les constructions neuves, l'application peut se faire immédiatement. Dans les constructions anciennes il faut préalablement nettoyer les pierres pour faciliter la pénétration de la dissolution siliceuse. Un grattage à vif est préférable à de simples lavages. Si l'on emploie ce dernier moyen, il faut le faire avec une brosse dure ou une lessive de potasse caustique.

L'eau acidulée doit être proscrite.

Lorsque la pierre à durcir occupe un petit volume on procède par immersions répétées de l'objet dans la dissolution siliceuse, chaque immersion durant quelques heures.

Pour des murs à grandes surfaces, on agit par arrosement à l'aide de pompes à incendie, de pompes ou de grandes se-

1 Kuhlmann, Instruction pratique sur l'application des silicates solublet au durcissement des pierres*

SILICATISATIO.V

ringnes à jet divisé. Si l'on ne veut tuer que certaines parties telles que des sculptures, on emploie des brosses molles formant éponge, de manière à retenir beaucoup de liquide et en fournir aux surfaces autant que par les procédés indiqués cidessus.

En général, trois applications lûtes dans trois journées consécutives suffisent pour durcir la pierre.

Dans le cas de pierres excessivement poreuses, IL Jtuhlmann propose comme excellent le procédé suivant : foire pénétrer dans ces sortes de pierres de nature calcaire, avant la silicatisation, de l'alumine et du sulfate de chaux par des imbibitions réitérées de dissolution de sulfate d'alumine à 6 degrés de fieaumé.

L'opération de la silicatisation ne doit pas se faire par les fortes gelées. En outre, on choisit un temps couvert de préférence à un temps cbaud et sec pour éviter une dessiccation trop rapide.

Peinture siliceuse. L'application de peintures siliceuses sur les surfaces contribue à la conservation des objets. Cette application se fait au pinceau.

Pour la peinture sur pierre, les couleurs broyées sont délayées dans une dissolution siliceuse d'environ 25 degrés et appliquées en deux couches comme la peinture à l'huile ou à la colle.

Si les pierres sont très-poreuses il est bon de les silicatiser faiblement avant l'application de la peinture pour que celle-ci ne soit pas trop vite desséchée par le contact du corps absorbant.

Cette même peinture s'applique sur bois, pourvu qu'il soit sec, peu exposé au soleil ou à la pluie et qu'il ne soit pas imprégné de résine.

On ne peut pas appliquer de peintures siliceuses sur des peintures à l'huile et réciproquement parce que le silicate, mis en contact avec un corps gras, donne lieu à une réaction chimique détériorant la peinture.

Les couleurs sur verre doivent être appliquées en une couche avec du silicate de potasse, marquant 35 degrés.

Page 1