SICCATIF
4° On peut toujours s'affranchir d'une servitude en abandonnant le fonds assujetti, c'est-à-dire la portion de terrain sur laquelle s'exerce cette servitude.
Le propriétaire de l'héritage dominant ne peut refuser l'abandon que si l'immeuble assujetti est hypothéqué.
5° Les parties peuvent, d'un commun accord, faire cesser la servitude au moyen du rachat.
6° Tout propriétaire peut faire la remise d'une servitude qui est due à son héritage.
7° La résolution du droit de celui qui a stipulé ou concédé la servitude n'en opère l'extinction que dans le cas où cette résolution a une cause nécessaire, inhérente au contrat, et non pas si le fait qui donne lieu à la résolution tel que vente, échange, etc., dépend de la volonté du propriétaire.
8° Les servitudes s'éteignent à l'expiration du temps fixé pour leur durée, lorsque s'est accomplie la condition, lorsqu'est arrivé l'événement que les parties sont convenues de considérer comme devant amener la cessation de la servitude K
9° De môme, les servitudes telles que le passage pour cause d'enclave, qui n'ont pour titre que la nécessité, s'éteignent lorsque cette nécessité n'existe plus.
Seuil, s. m. — 1° Feuille de parquet qui sert à recouvrir l'aire d'un embrasement de porte. Le seuil est une simple frise pour les portes percées dans une cloison.
2° Morceau de pierre dure qui remplit au bas d'une baie de porte la même fonction que le seuil en bois. Le seuil en pierre devient une marche lorsqu'il est plus élevé que le sol extérieur.
Siccatif, adj. — Mot qui qualifie une huile prompte à sécher, ce qui est une qualité pour les huiles employées à la détrempe des couleurs. On dit qu'une huile est plus ou moin s siccative.
Pris substantivement, le même mot désigne les substances telles que la litharge, la couperose, Y oxyde et les sels de manganèse, Yhuile grasse, pour augmenter la qualité siccative des huiles.
* Code Perrin, n- 3930.
La litharge réduite en poudre fine augmente la siccativité d'une couleur broyée à l'huile, déjà siccative par elle-même. On peut remplacer cette substance par le sel de Saturne. La couperose blanche seule, appelée aussi vitriol blanc (sulfate de zinc), s'emploie comme siccatif. On s'en sert de préférence avec les couleurs claires, mais un défaut de cette matière c'est qu'elle est sujette à faire jaunir les tons.
Les sels de manganèse permettent de rendre siccative l'huile employée pour le blanc de zinc sans altérer cette couleur.
Le siccatif proposé par M. Leclaire est un mélange de 97 parties de blanc de zinc avec 1 partie de sulfate de manganèse pur, 1 partie d'acétate de manganèse pur et 1 partie de sulfate de zinc calciné. On mêle ce siccatif réduit en poudre impalpable dans la proportion de 1 1/2 à t 0/0 avec le blanc de zinc.
L'huile grasse est le mdl leur des siccatifs. On l'appelle encore huile cuite et huile lithargée et, pour la préparer, on fait bouillir à un feu doux, pendant deux heures, un mélange ainsi composé :
Huile de lin t*,000
Litharge 0 ,030
Céruse 0 ,030
Terre d'Ombre .... 0,030
Talc 0,030
On remue constamment pour que le mélange ne noircisse pas, et on l'écume quand il mousse. On laisse reposer; l'huile s'éclaircit et on la met, pour la conserver» dans des bouteilles bien bouchées '.
Les règles générales à observer dans l'emploi des siccatifs sont les suivantes :
Ne mettre le siccatif qu'au moment de l'application de la couleur, pou r qu'il n'épaississe pas.
Si l'on veut vernir, ne mettre de siccatif que dans la première couche, les deux ou trois couches employées à l'essence devant sécher seules.
Avec les couleurs sombres, on peut mettre, en la détrempant, 30 grammes de litharge pour chaque kilogramme de couleur.
I * Th. Château, Technologie du bâtiment .
Avec les couleurs claires, mettre, pour chaque kilogramme <ie couleur détrempée dans de l'huile de noix ou d'oeillette, 3 à 4 grammes de couperose blanche.
Si l'on emploie l'huile grasse, qui convient surtout pour certaines couleurs, telles que les citrons et les verts de composition, on met, par chaque kilogramme de couleur, un peu d'huile grasse et l'on détrempe le tout à l'essence pure.
D'une manière générale, plus est forte la proportion de siccatif employé, plus la dessiccation est rapide; mais les couleurs contenant du siccatif ont peu d'adhérence et s'écaillent souvent quelque temps après leur application ; aussi ne doit-on employer les siccatifs que dans des cas exceptionnels ou avec des couleurs très-lentes à sécher.
Slccité, t.f. — l* État de ce qui est sec. On dit la siccitê d'un -ciment.
2* Appareil destiné à empêcher l'eau de pénétrer sous les vantaux des portes ou des croisées (voy. Jet d'eau).
Siège, s. m. — Maçonnerie établie en contre-haut du sol d'un cabinet d'aisances et sur laquelle on s'appuie.
Cette forme de siège est employée pour les latrines communes.
Le siège n'est souvent aussi qu'une simple planche percée d'un trou. Dans les appartements, les appareils de garde-robe sont renfermas dans un siège composé d'une tablette percée d'un trou et fermée par un tampon circulaire ou par un abatant (voy. ce mot). Le devant du siège est formé par un soubassement en lambris. Sur le pourtour de la tablette, on fixe généralement
Pîg. 2581.
au mur une plinthe de 0™, 10 à 0m,ll de largeur.
Dans les écoles communales les latrines destinées aux filles renferment des sièges eu bois contenant une cuvette en fonte émaillée. Lafig.2581 représente, à l'échelle deOm,05 pour mètre, ta coupe d'un de ces appareils. Derrière les cuvettes un conduit fermé par un treillage est ménagé pour la ventilation.
Les sièges destinés aux garçons sont généralement revêtus en pierre (flg. 2582).
Fift. !bSS.
On appelle également sièges les appareils que l'on établit dans les latrines communes et sur lesquels on ne s'assied pas, mais où l'on pose les pieds.
Les plus simples sont ceux que l'on appelle sièges à la turque. Ils sont uniquement formés d'un trou légèrement évasé, de 0»,I5 à 0™,i0 de diamètre et percé dans le sol même du cabinet. Ce sol est disposé de manière à ramener par des pentes les liquides vers le trou, de chaque côté du-
Fig. !S8î.
quel sont ménagées deux saillies en forme de semelles où l'on pose les pieds.
On a imaginé, pour intercepter le des gaz méphitiques par l'ouverture béante, d'appliquer aux lieux, à ta turque un système de cuvettes à bascule.
Nous citerons le système Rogicr-Motkes, représenté en coupe par la fig, 2583 et daus lequel l'appareil et la cuvette sont enterrés jusqu'au niveau du sol. Les autres stèles sont élevés au-dessus du sol de 0m,20 a 0™,25 ; ils sont fixes ou à bascule.
Les sièges fixes sont construits en maçon - OU en foute. Les écoles primaires offrent des exemples de sièges du premier genre; la fig. 2584 représente en coupe des latrines
d'an mécanisme spécial sons l'action du poids de la personne qui opère.
Le système Havard, [représenté] ipar la
Fîg. 2484.
avec sièges en maçonnerie telles qu'on en établit daus les écoles communales. Une prise d'air, passant par-dessous, est ménagée pour la ventilation.
Comme siège fixe en fonte, l'appareil Rogier-Mothes (fig. 2585) est également un des plus répandus. Il a û",62 de largeur,
Fîg. Î5S6.
0-.36 de profondeur, 0*,28 de hauteur. Ce siège se place sur l'appareil qui supporte la cuvette dans le système Rogier-Mothes que nous avons donné ci-dessus.
Les systèmes a bascule sont très-nombreux. Ils sont formés d'un abatant posant
Fijf. 2586.
fig. 2586, se compose d'un abatant appuyé sur deux tiges à charnière fixées au levier cintré a deux branches parallèles. A l'extrémité de ce levier est attachée une tige dentée s'engrenant avec le secteur de la valvule qui ferme l'orifice inférieur de la cuvette. Ce levier fait aussi l'office de contre-poids et, en venant appuyer sous la cuvette de fonte sa partie qui décrit la plus longue course, ilassure l'ouverture complète
Fig. 2S87.
de cette valvule. Une cuiller, placée au niveau du sol, sert à l'écoulement des liquides, comme on le voit sur la perspective que nous donnons (fig. 2587).
Cet appareil, bien que pourvu d'un excellent mécanisme, a l'inconvénient de tenir
a 0°, 20 du solet pouvant basculer au moyen I la valvule abaissée pendant tout le temps
SIÈGE, que l'on reMe sur le siège, ce qui permet aux émanatioos de la fosse de remonter.
Le système Pion (fig. 2588) consiste en un siège à bascule, à double mouvement et à urinoir; le mécanisme est à engrenage.
Avec cet appareil on Évite les mouvements précipités qui détériorent généralement tes sièges à bascule. La valve ferme la cuvette