STABILITÉ
peut donner aux édifices les plus grandes chances de solidité et de durée. Ces principes se trouvent exposés dans les divers articles de cet ouvrage et plus particulièrement aux mots : Compression, Résistance des matériaux, Soutènement, Traction, etc.
Nous dirons seulement ici quelques mots sur certains préceptes généraux de stabilité dont l'observance est indispensable.
Ainsi la stabilité des solides homogènes de même base diminue en raison directe de leur hauteur.
De plus, l'expérience a démontré qu'à une hauteur de trente fois sa base environ un prisme droit placé sur un plan horizontal atteint sa limite de stabilité.
D'après le principe énoncé plus haut, la stabilité d'un cône est double de celle d'un cylindre de même base etde même hauteur. C'est pourquoi les Grecs donnaient à leurs colonnes et particulièrement aux colonnes d'ordre dorique une forme légèrement conique.
De même, des murs dont les parements sont élevés en talus sont plus solides que ceux dont les parements sont verticaux.
On trouve une application de ce principe dans la forme en tronc de pyramide des pylônes égyptiens.
L'action du vent, la compressibilité du terrain sur lequel on bâtit, les imperfections inévitables des ouvrages exécutés sont autant d'éléments qui influent sur la stabilité des' édifices. Ainsi on a calculé que la pression du vent peut quelquefois atteindre jusqu'à 456 kilogr. par mètre carré. Mais le maximum dont on tient ordinairement compte est de 300 à 350 kilogr.
D'après Rondelet, un mur présente une grande stabilité s'il a pour épaisseur 1/8 de sa hauteur ; il possède une stabilité moyenne, si cette épaisseur est de 1/10 ; enfin il présente une stabilité minima, si cette épaisseur est seulement de 1/12.
Hâtons-nous d'ajouter que ces données sont, par leur étendue, inacceptables dans la pratiquerais il est bon que le constructeur les ait constamment présentes à l'esprit. La stabilité d'un mur peut résulter d'ailleurs autant de l'épaisseur qui lui est donnée