‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 5)Chapitre 452 sur 553 · STABILITÉ · texte numérisé non relu

STABILITÉ

que des renforts tels que pilastres, colonnes ou contre-forts qui viennent, de distance en distance, étayer ce mur ou faire corps avec lui.

Les murs qui font partie des édifices ont une épaisseur moindre que celle des murs isolés et qui est subordonnée à la nature, à la résistance et à l'écrasement des matériaux mis en œuvre.

En outre, (a stabilité de ces murs est assurée par les murs de refend qui les relient et les maintiennent dans un plan vertical, les planchers qui forment entre eux une sorte d'étrésillonnement et les chaînages qui ne sont autre chose que des ceintures placées à chaque étage de l'édifice.

Stade, s. m. — Nom que les Grecs donnaient à une mesure itinéraire et qu'ils appliquèrent à des arènes disposées pour la course à pied et ayant la longueur déterminée par le stade itinéraire.

Cette longueur, qui variait selon les lieux, était en moyenne de 600 pieds grecs ou 185 mètres.

Tantôt une arène de ce genre formait une des principales dépendances d'un gymnase ou palestre (voy. ce mot) pour toute espèce de combats gymnastiques, outre les courses à pied ; tantôt c'était un édifice isolé.

La forme ordinaire du stade était celle d'un long et étroit espace arrondi à l'une de ses extrémités. Des gradins étaient quelquefois pratiqués pour les spectateurs.

La partie en hémicycle se nommait sphendoné, soit à cause de sa forme elliptique, soit qu'elle ressemblât à une fronde ou à un chaton de bague.

L'entrée s'appelait soit apheteriay du verbe grec qui signifie laisser aller, parce que c'était de cet endroit que partaient les concurrents, soit gramné (ligne)9 parce qu'à cet endroit on traçait sur le terrain une ligne destinée à marquer l'entrée de la carrière. Plus tard on substitua à cette ligne une sorte de petit gradin auquel on donna le nom de balbis. Chez les Romains, le cirque (voy. ce mot) fut le monument qui remplaça le stade des Grecs,

aussi bien pour les usages que pour la forme.

Stalle, », f. — \" On donne ce nom à des sièges disposée par rangées autour du cliœur d'une église pour l'usage du clergé.

Les stalles se font en bois et se composent (fig. 2641) d'un dossier assez élevé>

Fig. ÏS41,

d'accoudoirs et d'une tablette serrant de siège tournant sur charnière ou pivot.

C'est sous cette tablette qu'est fixée une console appelée miséricorde ou patience et dont le dessus offre une assiette horizontale qui, avec les accoudoirs, permet à l'assistant de B'appuyer tout en restant debout. Pour que les voisins ne se gênent pas naturellement, les accoudoirs sont aussi évasés en forme de spatule.

Pour isoler les pieds des assistants du contact de la pierre, ces stalles reposent sur un parquet relevé d'une hauteur de marche par rapport au sol du chœur.

Devant chacun de ces sièges est ua prie- Dieu qui sert souvent de dossier a an rang de stalles basses établi en dessous du premier. Dans ce cas, des coupures ménagées entre les stalles basses, et appelées entrées. permettent d'accéder facilement aux stalles supérieures.

L'usage des stalles en bois parait remonter au xni* siècle.

Avant cette époque, on se servait de sièges en pierre placés le long des mu* railles. Il y a même des églises dont les mors sont ornés d'arcaluirs ogivales dans lesquelles le soubassement est creusé en

demi-cercle entre les colonnes pour Tonner

des sièges.

Plus tard les artistes du moyen âge déployèrent un grand luxe d'ornementation dans la composition des stalles en bois. Celles-ci lurent surmontées de dais scalptés. Les séparations, les accoudoirs, les

Fig. îHï.

miséricordes furent souvent recouverts de ligures délicatement taillées. Chaque stalle eut son bas-relief différent de ceux, qui ornaient les autres. La fig. 2612 représente une stalle du xv* siècle avec ses accotoirs et sa miséricorde relevée avec sa console sculptée.

De nos jours on fait souvent des ttallet

dont le fond ne se relève pas comme celle que représente en élévation la fig. 2643.

Ce n'est ici qu'un simple banc avec séparation formant accoudoirs. Le dossier est composé de deux parties, l'une inférieure

fond par l'intermédiaire d'une corde formée de deux parties réunies par une sauterelle (voy. ce mot). Quelquefois les planches ne

Fig. 28»*.

qui est inclinée, l'autre, supérieure, formant lambris. La coupe (fig. 2644) montre cette disposition ainsi que le prie-Dieu avec pupitre supporté par des consoles.

2° On désigne ainsi les séparations en bois qui marquent la place des chevaux dans une écurie ainsi que ces places mêmes.

Le moyen primitif est le barrage (voy.

Barre).

Apres ce mode élémentaire de séparalion rient la stalle volante, dite aussi batflanct, qui est formée d'un panneau composé soit de trois planches join tires (fig. 2645} soit d'un nombre différent de plaucbes

Fig. 26*5.

assemblées, par leurs extrémités, dans deux traverses. Ces séparations sont suspendues (fig. 2646) d'une part à la mangeoire par un crochet, de l'autre au pla-

'i/iïr/r/M/f/i/f/ff/ffMfflimm

sont même pas jointivea et sont réunies entre elles par des charnières.

Dans les écuries d'une certaine importance on pose des stalles fixes. Ces séparations se faisaient autrefois en maçonnerie; aujourd'hui on les établit en bois parce qu'elles sont ainsi plus solides, tiennent moins de place et se nettoient plus facilement. Leur longueur est de 2m,E>u au moins, leur hauteur de 1",30 à la partie antérieure et 2 métrés auprès du râtelier. On les exécute suivant divers systèmes :

Fig. 26*7.

La fig. 2647 représente une stalle fixe vue de profil et (fig. 2648) l'espace réservé au cheval vu de face. Ou donne à cet espace de l-,65 à 1-.80.

La partie haute des séparations peut être

big. KB48.

à jour, c'est-à-dire pourvue d'un grillage eu bois ou en fer, comme le montre la fig. 2649.

Quelquefois la partie située au-dessus de la mangeoire est seule ajourée (fig. 2660).

On remarquera ici que les planches, au lieu d'être placées horizontalement dans le

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