TABLEAU
boité en chêne. La face du tableau est ardoisée. Au bas est, comme dans le meuble précédemment décrit, une petite planchette pour poser la craie et, dans le haut, un clou pour accrocher une éponge. Quelquefois le tableau est soutenu par deux consoles en bois sans qu'il y ait de tablette comme on le voit (tig. 2665).
Nous dirons ici quelques mots d'un appareil comparable à un tableau, auquel son inventeur, M. Gemy, a donné le nom de mégagraphe et qui n'est autre chose qu'une planche verticale permettant de faire des dessins de grande dimension.
Cet appareil, destiné à remplacer la table ordinaire à dessin ou le mur, est formé (tig. 2666) d'une planche à dessiner verticale A établie contre un mur et articulée à sa partie supérieure B,de manière à prendre une inclinaison voulue. Deux rouleaux mobiles, l'un supérieur, l'autre inférieur, sont fixés par leurs extrémités sur le châssis qui encadre la planche. Le rouleau inférieur G, plombé, sert à maintenir constamment tendu un papier toile couché sur cette planche ; le rouleau supérieur D supporte le papier toile G, et le fait mouvoir au moyen d'un cordon de tirage F. On peut ainsi, sans changer de position, faire un dessin continu, le descendre ou l'élever à volonté pour juger de son effet.
On peut même fixer sur la toile, toujours suffisamment tendue, des papiers à dessiner quelconques, au moyen de cachets gommés préparés pour cet usage.
En outre, pour le tracé des horizontales et des verticales des règles graduées fixes H sont installées sur chaque côté de la planche et permettent de mesurer l'écartement des lignes à tracer ; en effet, au moyen du cordon de tirage, on peut faire concorder le dessin avec les divisions des règles, ce qui dispense d'avoir toujours à la main une règle ou un double décimètre.
Déplus, une règle horizontale graduée K se meut verticalement dans des rainures et permet de tracer les lignes voulues. Gette règle est équilibrée par un contre-poids et maintenue dans sa position par un châssis triangulaire qui glisse dans une coulisse