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TABLETTE

placée sur la face postérieure de la planche. On peut enlever la règle ou l'adopter en la faisant fléchir.

Pour le tracé des lignes verticales, on emploie une règle également graduée I, articulée sur le bord de la planche au moyen de deux bras M formant un parallélogramme et équilibrée par un contrepoids J.

On peut même tracer des parallèles à une oblique quelconque et diviser une ligne soit verticale, soit horizontale, en parties

Fig. 2667.

égales au moyen d'une troisième règle graduée 0 (fig. 2667), qui s'adapte sur la règle horizontale mobile et peut prendre un angle quelconque.

Ainsi disposé, cet appareil peut servir à l'exécution de tous dessins à grande échelle.

3° On appelle' ainsi, dans une sonnerie électrique, un appareil qui sert à indiquer où l'on a sonné par un numéro ou par un mot qui apparaît au moment où la sonnette fonctionne.

Tablette, s. f. — Maçonnerie. Dalle de pierre dure débitée pour couvrir un mur de terrasse ou le bord d'un réservoir, d'un bassin, etc.

Tablette d'appui, dalle de pierre plus ou moins épaisse qui couvre l'appui d'une croisée, d'un balcon (voy. Appui).

Tablette de jambe étrière, dernière pierre qui couronne une jambe étrière et qui porte quelque moulure en saillie sous un ou deux poitrails. On dit aussi sommier. On appelle

TABULAR1UM. — 1342 —

cette pierre imposte ou coussinet lorsqu'elle reçoit la retombée d'une arcade.

Marbrerie. Tablette de cheminée, dalle de pierre ou tranche de marbre posée sur le chambranle d'une cheminée.

Menuiserie. Planche sur laquelle on pose certains objets. La tablette est tantôt adossée à un mur et soutenue par des potences ou des supports d'assemblage, tantôt placée dans un placard, une armoire, une bibliothèque où elle repose sur des tasseaux. Tablier, s. m. — 1° A proprement parler la plate-forme qui constitue le plancher d'un pont (voy . ce mot) . Le même terme comprend, particulièrement dans les ponts en fer et les ponts suspendus, l'ensemble du plancher et des poutres armées ou des balustrades qui soutiennent le tablier ou reposent dessus.

2° Partie d'une forge où l'on fait le feu. TabUnlum — Nom que les Romains donnaient à une pièce de la maison particulière qui tenait immédiatement à l'atrium et aux fautes (voy. Maison). On pense que cette pièce, qui peut-être môme était la partie de l'atrium faisant face à l'entrée, servait au dépôt des archives ou de cabinet d'affaires dans les premiers temps de Rome et, plus tard, de salle à manger. Tabouret, s. m. — Siège sans dossier employé par divers corps d'état ou à divers usages et particulièrement pour les classes de dessin.

On en fait de diverses sortes. Les plus simples sont montés sur quatre pieds et recouverts en paille.

Il y a de ces meubles qui peuvent à volonté se lever ou se baisser, c'est-à-dire mobiles dans le sens vertical au moyen d'une crémaillère et d'un ressort qui font mouvoir un plateau sur lequel la personne qui travaille prend place.

Tabularlum. — Mot latin qui désignait une salle formant dépendance d'un temple, d'un édifice public ou d'une maison particulière et dans laquelle on renfermait des documents publics ou privés. C'était en quelque sorte une salle des archives. Quelquefois même on en faisait un édifice séparé.

Tâche, s. f. - Travail à la tache, ouvrage que l'entrepreneur fait exécuter à des ouvriers à des prix débattus (voy.

Marchandage).

Tâcheron, s. m.— Marchandeur (voy.

Marchandage).

Taillant, s. m. — Tranchant d'un outil.

Taille, s. f. — En général, opération par laquelle on coupe, on divise un corps suivant certaines données, afin de faire revêtir à ce corps une forme prévue à l'avance.

La taille des pierres est l'assemblage des méthodes qui permettent de donner à chaque bloc la forme qu'il doit avoir pour occuper la place à laquelle il est destiné. On dit aussi, dans ce sens, application du trait sur la pierre.

On distingue deux, méthodes pour tailler la pierre : la taille par équarrissement et la taille par beuveau. La première, qui est la plus exacte, consiste en ceci : on choisit un bloc prismatique capable de contenir la pierre qu'il s'agit de tailler ; à cet effet on s'aide de la projection de la pierre, soit sur un plan vertical, soit sur un plan horizontal ; on donne à la pierre une face plane sur laquelle on trace la projection considérée, qui peut être rectiligne ou curviligne ; on enlève alors l'excédant de pierre en donnant au bloc la forme d'un prisme qui a pour base cette même projection.

Les faces sont alors planes ou cylindriques; on y applique des panneaux flexibles, en carton ou en fer-blanc mince, taillés à l'avance d'après l'épure, et l'on trace sur ces faces les lignes suivant lesquelles elles sont coupées par les faces qui ne sont pas encore obtenues.

Dans la taille par beuveau on donne à la pierre une première face plane de laquelle on déduit toutes les autres au moyen des angles qu'elles font avec la première et entre elles.

Cette taille se pratique avec le beuveau, instrument qui a beaucoup d'analogie avec la fausse équerre (voy. Beuveau). Cette méthode est susceptible d'entraîner l'ouvrier à des erreurs, mais elle est la plus

économique et préférée par les entrepreneurs.

C'est au sortir de la carrière que les pierres sont le plus faciles à tailler parce qu'elles n'ont pas encore perdu, par l'évaporation, une partie de l'eau qu'elles renferment; les ouvriers disent qu'elles sont encore vertes.

Cette évapo ration, quand elle se produit, amène à la surface de la pierre une sorte de cristallisation résultant du carbonate de chaux en dissolution qu'entraîne avec elle l'eau qui s'évapore.

Cette cristallisation forme, sur le parement de la pierre, une croûte préservatrice des agents extérieurs, aussi est-il avantageux, quand on le peut, de tailler la pierre à pied d'oeuvre au moment où elle arrive de la carrière.

Le nu extérieur de la construction se revêt alors d'une croûte très-résistante qui prend même une très-belle couleur.

C'est pour cette raison qu'il y a inconvénient à ravaler des façades en pierre longtemps après la pose; en effet la matière ne contient plus assez d'eau pour que, par l'évaporation, se forme, sur le parement définitif, cette croûte qui existait déjà sur le parement de l'épannelage.

La même raison fait du grattage des

édifices une opération désastreuse, parce

'qu'elle détruit, pour toujours, la patine

.protectrice des parements et entraîne la

décomposition de la pierre.

Selon leur grain, les pierres sont dures ou tendres et se débitent à la scie à eau sans dents avec du grès étendu d'eau ou bien soit à la scie dentée, soit au passe-partout. . Les autres outils employés pour tailler la pierre sont : pour les calcaires durs, le têtu, le ciseau, la gradine, la pioche, le poinçon, le marteau bretté, la boucharde, la ripe (voy. ces mots); pour les calcaires tendres, le ciseau, la pioche à pierre tendre, le marteau dit rustique et le marteau tranchant.

Pour tailleries parements et les lits de la pierre suivant des surfaces horizontales et perpendiculaires les unes par rapport aux autres, le tailleur de pierre se sert dérègles plates de bois et d'équerres de fer.

L'ouvrier procède ainsi : il' commence par dresser grossièrement au ciseau les rives du parement pour guider ïébauche ou ébauchage, qui se fait au moyen de la pioche; ensuite il relève les ciselures (voy. ce mot] à fleur du trait et dresse le parement soit à la boucharde, soit au moyen du marteau à dents appelé rustique; cela fait, il taille le parement au marteau d'abord, puis le repasse à la brettelure ou laye ; enfin, lorsque la pierre est en place, il enlève les balèvres, bouche les joints et ragrée le tout à la ripe, c'est-à-dire fait le ravalement ou ragrément. C'est de là que sont venues les dénominations de : taille ébauchée ou taille des lits et joints, qui est considérée, dans le métrage, comme équivalente au quart du travail parachevé; taille rustique, qui se compte comme demitaille; taille layée, comptée aux trois quarts, et enfin taille ravalée ou r agréée, considérée comme l'entier ou l'unité.

Ces tailles, qui s'exécutent sur plan droit, sur face circulaire, à simple courbure, à double courbure ou en calotte, se divisent en quatre classes principales : tailles planes, tailles circulaires, tailles moulurées, tailles à double courbure, que l'on peut estimer séparément mais qu'il est d'usage de réduire à une seule mesure commune pour n'avoir qu'une seule sorte de taille et un seul prix.

Il semble convenable de prendre pour entier ou unité de taille la taille ragréée ou ravalée; mais, comme un grand nombre d'ouvrages, tels que les étages souterrains, n'ont jamais leurs parements ragréés, mais seulement layés, on a pris, pour point de comparaison et de réduction, c'est-à-dire pour unité, la taille layée ou finie, qui se compose de plusieurs opérations distinctes : 1° la mise en chantier; 2° les plumées ou ciselures ; 3° le dégrossissement de la pierre avec la pointe du marteau ; 4° la taille rustiquée au moyen de la boucharde; 5° le layement par le marteau bretté ou layé.

I. Les tailles planes comprennent : 1° le sciage (voy. ce mot) ;

2° La taille des lits et "joints, qui a pour objet .de dresser exactement les côtés des pierres brutes sortant des carrières ou des

pierres grossièrement équarries. Cette taille doit également être grossière pour que le mortier adhère bien à la pierre;

3° La taille des parements droits, rustiques OU layés;

4° Le dérasement, opération qui consiste dans la recoupe des différences qui existent inévitablement dans la hauteur des pierres de chaque assise lors de leur mise en œuvre.

5° Les ragréments ou ravalements.

II. La taille des parements circulaires, bien moinsdiffîcultueusequela taille droite, une fois l'ébauche évaluée à part, se compte, d'après les règlements de la ville de Paris :

1° Pour les parementscirculaire8 à simple courbure, une fois 1/3 les prix des tailles planes, c'est-à-dire 1,33;

2° Pour les ravalements destinés à obtenir le galbe d'une colonne, 1 1/2.

III. La taille à double courbure exige des outils spéciaux, beaucoup de temps et de soins; aussi l'é value- t-on le double de la taille plane.

IL y a des plus-values pour angles, arêtes, arrière-corps et feuillures.

IV. La taille des moulures exige deux opérations : Vèpannelage (voy. ce mot) et le profUement des moulures sur le tas après que la pierre est mise en œuvre.

Les moulures ou corps de moulures doivent être mesurées selon leur longueur réduite, prise au milieu de leurs saillies, et l'on ajoute à cette longueur O^IO pour chaque angle saillant, 0œ,20 povyr angle rentrant et O^Oô pour amortissement.

Chaque moulure courbe développant moins de 0m, 10 doit être comptée pour 0m,l 5 courant de taille unité, y compris les épannelages faits sur le tas pour dégagement des moulures 0m,15.

» Chaque face plane entre les moulures courbes sera comptée 0m,75.

Les moulures courbes qui développent plu8deOm,tO, lm,l/2.

Les faces planes au-dessus de O^fifïb sont comptées pour leur développement réel seulement.

Chaque saillie d'avant-corps ou face au dessous de 0»,075, 0*9(Hb.

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