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TAS

dans une mortaise percée au milieu de la longueur du manche. Celui-ci est en bois dur; la figure le montre, en projection horizontale, vu en dessus.

On voit encore sur cette figure deux formes différentes de mèches que l'on peut adapter au manche de cet outil : la première, dite mèche à trépan, a deux tranchants latéraux et sert à forer de grands trous. Cet outil étant terminé par une vis on n'a pas besoin $ amorcer le trou, c'est-àdire de le commencer avec la gouge, opération nécessaire quand on emploie la tarière simple.

La seconde mèche est une spirale double formée par l'épaisseur d'une lame d'acier tordue, chaque spirale se terminant par deux taillants en ligne droite et à angle droit. Cette mèche a l'avantage de percer des trous parfaitement cylindriques; en outre, il n'est pas nécessaire de la tirer du trou pour la débarrasser des copeaux qui se dégagent, par l'effet de la rotation, en montant dans les deux canaux que forme la spirale.

Les tarières de petite dimension, employées pour percer les trous des chevilles dans les tenons, se nomment lacets ou lacerets.

On a de même des tarières qui servent à percer des trous de boulon et qui ont, à cet effet, des grosseurs voulues.

Tarif, s. m. — Tableau du prix de certains ouvrages. Tel est le tarif ou la série de prix de la ville de Paris, auquel on se rapporte généralement, dans cette ville, pour régler le prix des ouvrages faits pour les particuliers, bien que ce tarif n'ait été dressé qu'en vue des règlements des travaux exécutés par l'administration municipale.

Tas, s. m. — 1° Ce terme s'applique dans le langage de la construction, à la masse même du bâtiment qu'on élève. On dit, par exemple, aller sur le tas, retailler une pierre sur le tas, etc.

2° Les serruriers appellent ainsi une enclume carrée sans talon ni bigorne ou une enclume dont la table a différentes formes pour emboutir et relever le fer en barre.

3° Rangée de pavés établie en ligne droite sur le milieu d'une cour ou d'une chaussée et à partir de laquelle les ailes s'étendent en pente, à droite et à gauche, jusqu'aux ruisseaux, ou jusqu'aux bordures. On nomme aussi cette rangée de pavés tas droit.

Tas de charge, assises de pierres à lits horizontaux ou coussinets que l'on place sur un pilier ou un angle de mur pour recevoir des constructions supérieures.

Ainsi lorsque plusieurs arcs, comme cela se voit fréquemment dans les édifices du moyen âge, viennent reposer à leur naissance sur la tète d'une pile, on laisse entre

les extrados de ces arcs des assises horizontales a (fig. 2681) qui en épousent la courbure ou une série de sommiers 6 à lits horizontaux (fig. 2682). Ces dispositions

Fig. 268?.

ont pour but d'empêcher la charge supérieure de faire glisser les claveaux ou de les écraser, parce qu'ils présentent leur angle d'extrados sous son action verticale.

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